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Critique d'album

Hanni El Khatib


Head in the Dirt


(30/04/2013 - Innovative Leisure - Garage - Genre : Rock)
Produit par

1- Head In The Dirt / 2- Family / 3- Skinny Little Girl / 4- Penny / 5- Nobody Move / 6- Can't Win 'Em All / 7- Pay No Mind / 8- Save Me / 9- Low / 10- Sinking In The Sand / 11- House On Fire
Note de 4/5
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Note de 3.5/5 pour cet album
"De la sueur, du sang et du rock: une recette qui fonctionne toujours."
Matthew, le 09/01/2014
( mots)

Messieurs, rangez vos jeans larges, ressortez la gomina et les vestes militaires, enfourchez votre moto et partez vers l’horizon avec cet album, le deuxième de sieur Hanni El Khatib. Alors certes, si vous ne le connaissez pas encore (ce qui est déjà une première honte en soi), ce nom vous inspire d’avantage celui d’un immigré envoyé dans le train d’atterrissage du prochain Paris-Bamako plutôt que d’un californien d’origine philippine et palestinienne, ancien designer d’une ligne de vêtements pour amateurs de skateboard et aujourd’hui numéro 1 au hit-parade des radios rock et autres festivals de prestige (Coachella en avril dernier). Possédant depuis longtemps une admiration pour la musique d’une autre époque, ce gaillard tatoué et plutôt bien gaulé étant dans le même temps également directeur artistique d’un label, il décide de franchir le pas en 2011 avec une première galette, auto-produite et intitulée Will The Guns Come Out. En résulta une décharge garage et rentre dedans, aussi crade que le pot d’échappement de votre engin traversant la route 66. Après une tournée mondiale, HEK retourne en studio, avec son nouveau pote et désormais producteur Dan Auerbarch, chanteur/guitariste des Black Keys, rencontré à Paris (cocorico) autour d’un bon whisky. Cette histoire semblait tellement avoir été écrite de toutes pièces, tel un road-movie fascinant et totalement formaté, que les doutes pouvaient se poser quant à la capacité du garçon à transformer l’essai.

Qu’on se rassure: ce disque est bon. Voire très bon. Exit la mono et le son parfois brouillon du premier, bonjour la production chiadée et soignée du docteur Auerbach. Les 11 chansons gagnent en lourdeur ce qu’elle perdent en énergie primaire, ce qui est principalement dû à l’ajout de nouveaux instruments (basse, claviers) absents jusque là. C’est surtout bien moins inégal. HEK ne se refuse rien, passant aussi facilement d’une déflagration sixties ("Family") à un reggae-stoner envoûtant ("Nobody Move") tout en chassant sur le terrain punk ("Pay No Mind", "Skining In The Sand"), blues ("Save Me") et en confessant un petit côté pop fort sympathique ("Penny"). Enregistré en 15 jours à Nashville, sans aucun chichi, l’album se consomme très vite mais avec un plaisir tout sauf fugace. Les guitares crachent, la basse bien crade et la batterie résonne comme celle d’un John Bonham ayant pris 3 grammes de cocaïne en plus de ceux qu’il avait l’habitude de s’enfiler avant une messe Zepplinesque. Et puis la voix de HEK est peu commune : sexy à souhait, elle dévoile une palette plus qu’intéressante ("House On Fire"). Ca sent bon le sud des Etats-Unis, les shots de Tequila avec les copains entourés par des gogo-danceuses aussi sensuelles que les chinoises de son clip « Family » (un drôle d’ovni).

Le seul petit reproche qu’on pourrait faire à cet album serait l’absence d’un véritable tube, une chanson ultra-fédératrice à la "Seven Nation Army", tâche que ne peut remplir "Penny" de par son côté un peu trop gentillet. Quoiqu’il en soit, Hanni El KHatib prouve ici qu’il n’est pas qu’un simple poseur opportuniste mais qu’il possède bien un talent indéniable avec des titres efficaces et terriblement accrocheurs. A voir sur scène, peut être avec cette fille que vous côtoyez depuis plusieurs mois et avec qui vous ramez. Faites gaffe quand même, car en plus d’être bon, le lascar est beau gosse. C’est terriblement injuste, je sais.

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Critique d'album

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