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Critique d'album

Hällas


Conundrum


(31/01/2020 - - Hard Rock / Progressif - Genre : Rock)
Produit par

1- Ascension / 2- Beyond Night and Day / 3- Strider / 4- Tears of the Traitor / 5- Carry On / 6- Labyrinth of Distant Echoes / 7- Blinded by the Emerald Mist / 8- Fading Hero
Note de 4/5
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Note de 4.0/5 pour cet album
"La seule énigme, c'est la source d'une telle inspiration : en effet, Halläs est au sommet de la scène suédoise. "
François, le 20/02/2020
( mots)

Les années 1970 d’un côté, les années 1980 de l’autre. L’univers héroïc-fantasy, avec son lot de dragons, châteaux et chevaliers, la science-fiction et ses conquêtes spatiales. Les guitares mélodiques aux thèmes riches et variés, qui s’adonnent aux duels dans la veine de Wishbone Ash, et les claviers synthétiques, proches de la synthwave. Le tout saupoudré d’une efficacité hard-rock, de tentations progressives et de refrains accrocheurs. Telle est l’alchimie ambitieuse que parviennent à réaliser les Suédois d’Hällas dans leur athanor musical. 


Le premier album, très inspiré par Argus, a été une révélation pour ceux qui l’ont eu entre les mains et les oreilles. Une réelle bouffée d’air frais dans le monde du revival rock, dont nous avions vanté les mérites sur albumrock. 


Conundrum, "énigme", n’avait pas pris en défaut les amateurs du groupe avec son titre promotionnel, "Tears of the Traitor". Il commence avec des claviers très typés Argento/Carpenter (ou Stranger Things), pour se lancer dans une cavalcade débordant d’énergie. Il emporte l’auditeur dans quelques minutes de folie qui passent comme des secondes, tant il est rythmiquement et structurellement parfait, du riff à son solo que Deep Purple n’aurait pas renié. Bref, c’était un programme fort alléchant qui était annoncé. 


Le hard-rock progressif "Labyrinth of Distant Echoes", probablement le sommet de l’album, est également dans la veine Hällas que l’on connaît. Après son introduction solennelle, il met en avant des guitares mélodiques et virtuoses qui dialoguent avec brio tout au long du développement, avant de finir sur une dernière partie camelienne impressionnante. Il faut encore parler du terrible "Blinded by the Emerald Mist", très calme, avec les plus belles lignes de guitare proposées par le groupe, et sa fin planante, reposante. Peut-être est-ce dans ce titre où l’influence de Camel est la plus sensible. 


L’album se découpe globalement en deux parties, la première possède des titres un peu plus courts que la seconde : si la dimension progressive est toujours présente, c’est surtout la fin de de Conundrum qui développe des morceaux plus complexes (les deux cités plus haut en font partie). 


Ainsi, les deux premiers titres misent sur l’efficacité dans des registres différents : "Beyond Night and Day" est un hard-rock au riff prenant qui renvoi à l’univers du groupe, et "Strider" est un mid-tempo assez calme. Les parties instrumentales sont vraiment réussies, les deux titres sont bons, mais l’album peine à se lancer. C’est à partir de "Tears of the Traitor" que la vague nous submerge. 


Ce nouvel opus renforce la part offerte aux claviers. On le découvre dès la courte introduction, puis dans la plupart des morceaux comme l’excellent "Carry On" qui nous fait voyager dans le temps, tout en se montrant résolument moderne. Presque AOR sur ses refrains, il est imparable : dans l’économie interne de Conundrum, il fait suite à "Tears of the Traitor", et marque le décollage de l’album … qui bascule dans une seconde partie plus progressive. L’étonnant "Fading Hero", très typé 80’s dans ses premières minutes, porte également l’empreinte des claviers ampoulés. A partir de quatre minutes, il entre dans une phase instrumentale extrêmement structurée et nuancée, qui permet au groupe de se montrer avec ses plus beaux ramages, et clôt Conundrum en beauté entre voix robotique et thème épique. Ne nous contentons pas de mettre en avant les guitares et les claviers, c’est également le chant qui fait la force d’Hällas, tant il est capable de rondeur ou de puissance, et s’adapte parfaitement à la musique. 


Conundrum confirme Hällas comme une nouvelle référence de la scène rock, difficilement classable tant il puise dans des références multiples, pour un résultat original et enthousiasmant. Il consolide une identité sans être un bégaiement. Chapeau bas. 


En outre, sachez qu’ils sont de passage en France, le 16 mars à la Maroquinerie (Paris) et le 17 mars à Rock’n’Eat (Lyon), ça vaut le détour. 


 

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