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Critique d'album

Friendly Fires


Friendly Fires


(05/09/2008 - XL Recordings - - Genre : Pop Rock)
Produit par

1- jump in the pool / 2- in the hospital / 3- Paris / 4- white diamonds / 5- strobe / 6- on board / 7- lovesick / 8- skeleton boy / 9- photobooth / 10- ex-lover
Note de 4/5
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Note de 4.5/5 pour cet album
"Sans conteste l'album le plus fun et dansant de cet automne 2008!"
Gaetan, le 26/11/2008
( mots)

Êtres sensibles aux good vibrations, voici venu le temps de vous plonger dans l’un des albums d’outre-manche les plus alléchants et les plus dansants de cet automne 2008 ! Fraichement sorti dans les bacs en septembre 2008, les 37 minutes de ce premier album éponyme, trop court diront les convaincus, laissent augurer le meilleur pour le trio originaire du nord de la grande ceinture londonienne. Peps et fun donneront envie de se trémousser aux plus récalcitrants des popeux, tant l’ensemble dégage une fraicheur jubilatoire, saupoudrée de pop songwriting, animé par un groove redoutable très bien ficelé. Le parti-pris? Prendre le mot groove au pied de la lettre, c'est-à-dire s’éclater, s’amuser, et choisir d’onduler son p’tit body d’amour à l’instar d’Ed Macfarlane, jeune lead singer du groupe, bête de scène dans l’exaltation quasi-permanente on stage. Entrez dans la transe.

Friendly Fires, c’est d’abord l’intelligente refonte du son qui fait toujours danser les plus ou moins jeunes (funk syncopé des 70’s-80’s, pop à la Mickael Jackson …) et de la forte poussée electro du moment. Les trois anglais de St Albans, Hertfordshire, ont grandi musicalement ensemble, au collège puis à l’université, sous l’influence d’un certain Prince et de la techno made in Detroit des années 90 d’un des papes du genre, Carl Craig, qu’ils citent régulièrement comme inspirateur de leur compositions. En résulte un rythmique implacable, avec un son où se mêlent mélopées synthétiques spatiales, percussions tribales, sifflets et autres ambiances carnavalesques, petites guitares aux quenottes acérées. Que celui qui n’aura jamais bougé ses fesses sur cet album devant sa glace jette la 1ère pierre à l’édifice de l’ignorance mélodique !

Frisson garanti, l’opus ouvre très fort sur "Jump In The Pool" et engage la party. L’invitation est simple : sauter dans quelque piscine, habillé (bien plus drôle !), en vous laissant glisser sur le toboggan de chœurs digitalisés des premières secondes. Au dessus des nuages, Ed Macfarlane prend son envol, vous tient par la main pour fondre sur le bleuté de cette piscine rêvée ("we’re falling beyond the horizon") entourée pour l’occasion par les percu sorties d’on ne sait quel incandescent carnaval brésilien ! Atterrissez dans l’onde, en douceur, après ce grand émoi. The fear is falling awaaay… Les tirs alliés (Friendly Fires) se poursuivent pour le plus grand bonheur des victimes de que nous sommes. La suite se passe "In The Hospital", le déluge ayant pris la forme d’une mélodie malicieuse aux accents jazzy, bientôt relayée par une guitare incisive. Le tempo s’accélère après que la basse nous a fait languir et qu’Ed pose ses conditions. Wooouuhhhh!! Le final délivre une hourra music anesthésiée par une douce plage (encore l’eau, mmmhh…) de synthé, très douce… "One day/we’re gonna live/in Paris!" C’est ainsi que le rêve des Friendly Fires se matérialise dans Paris, rêve de virées nocturnes dans l’ivre capitale au son d’un synthétiseur mis sur orbite, dans une rythmique flatteuse et toujours très festive. La tête dans les étoiles, Ed est en proie à l’exaltation ("and every night/we'll watch the stars/they'll be out for us"), la planète-Paris qu’il appréhende maintenant gravite autour de lui.

Pivot dans l’album, "White Diamonds"  bouscule toujours joyeusement mais devient bientôt sans équivoque sur son issue. Après une entame plutôt enlevée, le synthé hypnotique débarque en mode binaire et le texte de prendre une tournure plus sombre, dans une cascade de sonorités trompeuses, telles des beaux reflets dans les yeux larmoyants de la mélancolique Candy. Fermer ses yeux mouillés d’un chagrin d’amour à venir et fuir en avant pour ne jamais trouver les diamants blancs enfouis dans la neige ? Plus intimiste et doux-amer, à la faveur d’un synthé voyageur, "Strobe" jouit d’une douce et belle mélodie electro. Le moi lyrique s’épanche, la voix trainant langoureusement sur un beat cheap. Sa belle de l’époque lui fait soudainement face et c’est le flashback émotionnel sous les stroboscopes dans les vapeurs de la boite de nuit: and after all this time/Who would've thought I'd meet you here ? Retour aux affaires et adieu Tristesse dans cette dernière partie d’album très pêchue et groovy. Le monde de la nuit reprend plus que jamais ses droits dans "On Board" pour un titre très club, parfumé de synthé cheap, alourdi par une basse aux aguets, prête à vous rattraper, noctambules épuisés. Impossible de fuir ! Pas grave, on avait décidé de rester à cette super happy party, pour laquelle Ed exige, obsessionnel, a lil’ bit more !, et la guitare nous caféise en se tortillant de plaisir !

A peine le temps de s’assoupir au bar, "Lovesick" vous prend à la gorge à la faveur des invectives décidées du sexy Ed qui prend les choses en main ! Les nostalgiques y  percevront même peut-être le  phrasé autoritaire des grands jours du King of Pop, Mickael Jackson ! Une guitare chatouilleuse plus tard, "I’m loooooove-sick !" est lancé avec une malice déconcertante, poursuivi par l’irrésistible refrain "clap-your-hands-say-yeah" pourtant plein d’états d’âme, c’est l’ivresque hystérie ! Dans "Skeleton Boy", on retrouve le cocktail détonnant qui fait le charme indéniable du son Friendly Fires : la voix sexy d’un Macfarlane plus que jamais transporté par l’émotion, la guitare qui démange, le beat cheap et les nappes d’un synthé qui emportent vers les étoiles. Envol assuré… La basse phallique vous arrive direct dans la figure à l’entame de "Photobooth", dans lequel Macfarlane rugit son  modjo dans un "you and me in the photobooth…". Le titre se transforme en waterbed musical dans un jaillissement joyeusement foutraque de sons, guitares irascibles, synthé binaire et minimaliste qui va et vient, pour se finir en lancé de confettis : c’est l’orgasme acoustique! Dernier feu de joie, "Ex-lover" fonce vers une fin d’album délectable, des échos synthétiques concurrencent la réverb’des guitares, la sérénité emplit soudain l’espace-son et les "you’re aaaaaaall/I nerd !!" répétés à foison par Ed Macfarlane vous invite à reprendre une dose-plus tard, quand la température corporelle aura baissé-de ce délectable, festif, émotionnant premier opus de 10 titres trop court(s)…

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Très bon album
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Culte
Critique d'album

Friendly Fires


Pala


Album de la semaine

Opeth


In Cauda Venenum


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De parangon du death-metal suédois à inclinaisons progressives, Opeth est passé en moins de dix ans à coqueluche du monde progressif tout court avec ses albums mélodiques et techniques typés 70’s. Gloire permise aussi par une esthétique affirmée ; il y a bel et bien un « son » Opeth qui est né depuis Heritage(comme il y a avait une identité claire dans la première période du groupe), et celui-ci n’est pas du tout renié dans ce nouvel opus tant attendu. En effet, In Cauda Venenum est dans la claire lignée des albums précédents, dont le dernier en date était le chef-d’œuvre Sorceress aux qualités exceptionnelles. 

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