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Critique d'album

Fiction Plane


Left Side of the Brain


(22/05/2007 - Bieler Bros Records - The Police, en plus énervé - Genre : Pop Rock)
Produit par

1- Anyone / 2- Death Machine / 3- Two Sisters / 4- It's a Lie / 5- Left Side of the Brain / 6- Cold Water Symmetry / 7- Running the Country / 8- Drink / 9- Presuppose / 10- Cross the Line / 11- Fake Light from the Sun
Note de 3/5
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Note de 3.5/5 pour cet album
"Un album pop rock solide. Pas forcément incontournable, mais solide."
Nicolas, le 18/04/2009
( mots)

Certes on arrive un peu tard pour chroniquer ce disque, mais on dira pour se rattraper (maladroitement) que la venue de Fiction Plane aux Vieilles Charrues en cet an de grâce 2009 constitue une occasion plutôt convaincante de revenir sur le deuxième album d'un trio qui commence à faire parler de lui, et plutôt en bien.

Certes, on pourrait aller droit au but, se jeter d'emblée sur les appréciations de ce disque, vanter ses mérites, débusquer ses faiblesses, et tout le toutim. Sauf que Fiction Plane, c'est le groupe de Joe Sumner, et qu'il n'est pas inutile de s'étendre en quelques lignes sur l'individu avant de pousser cette chronique plus avant. Pourquoi ? Parce que Joe Sumner est le fils de Gordon Sumner, et que Gordon Sumner, c'est Sting. Ca pourrait s'avérer anecdotique si Joe avait cherché à tous prix à se différencier de papa. Manque de bol, Sumner à la même tronche que Sting, le même timbre de voix que Sting, joue de la basse... comme Sting (merci de suivre) et s'avère être le frontman d'un trio rock, comme Sting (avec The Police). Ajoutez à cela que l'anagramme de Fiction Plane est "Infant Police", et que le premier a ouvert pour l'intégralité de la tournée mondiale du second, et vous avez rempli la coupe à raz-bord. Ne reste donc plus aux trois intéressés que de marcher bien droit, sans commettre le moindre faux pas, sous peine de glisser tragiquement dans la fosse aux lions.

Heureusement, ce Left Side Of The Brain tient plutôt bien la route. Formellement, le trio a repris pas mal d'ingrédients alléchants qui lui permettent de se démarquer de la masse FM radio-éligible lambda. Le petit plus de Fiction Plane réside dans ses instrumentistes, entre un guitariste plutôt doué (Seton Daunt) qui n'hésite pas à enchaîner rythmiques groovy, riffs réverbérants et solos endiablés - c'est plutôt rare pour un groupe de ce niveau, et un bassiste (Sumner, donc) aussi à l'aise dans les soutiens rythmiques saturés que dans les giclées funks survitaminées. Ajoutez à cela une production qui fait la part belles aux cordes électriques, et vous obtenez un ensemble énergique et loin d'être ridicule techniquement parlant.

Après, on reste dans une veine pop rock assez peu originale, mais il faut bien reconnaître que l'album se laisse écouter sans déplaisir, faisant la part belle aux tubes funk-rock ("Death Machine", le meilleur morceau) allant se doter d'effluves jamaïcaines (avec l'efficace single "Two Sisters"), privilégiant une veine pop tendue vers des refrains sur orbite ("It's A Lie", "Cold Water Symmetry", ou encore le terrible "Presuppose"), palliant quelques faiblesse mélodiques par des trouvailles instrumentales intelligentes (comme la parto de basse survoltée de "Anyone"), ménageant quelques moments de calme bien trouvés ("Left Side Od The Brain", ou encore l'acoustique "Drink"), et tutoyant l'énergie et la mélancolie d'un Placebo en bonne forme en guise de conclusion ("Cross the Line", "Fake Light from the Sun"). Seul "Running The Country" n'est pas à la hauteur de l'album et se laisse zapper sans regrets.

Tout ça pour dire que, malgré les apparences, Fiction Plane n'est pas Police, même si on ne peut nier une évidente parenté vocale. Le trio est encore jeune et pourrait bien aller aussi loin que ses aînés sans forcément en embrasser tous les travers sirupeux. A suivre donc, et rendez-vous à Carhaix cet été.

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Opeth


In Cauda Venenum


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De parangon du death-metal suédois à inclinaisons progressives, Opeth est passé en moins de dix ans à coqueluche du monde progressif tout court avec ses albums mélodiques et techniques typés 70’s. Gloire permise aussi par une esthétique affirmée ; il y a bel et bien un « son » Opeth qui est né depuis Heritage(comme il y a avait une identité claire dans la première période du groupe), et celui-ci n’est pas du tout renié dans ce nouvel opus tant attendu. En effet, In Cauda Venenum est dans la claire lignée des albums précédents, dont le dernier en date était le chef-d’œuvre Sorceress aux qualités exceptionnelles. 

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