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Critique d'album

Fates Warning


The Spectre Within'


(15/10/1985 - Metal Blade Records - Pionniers du metal prog - Genre : Hard / Métal)
Produit par Brian Slagel

1- Traveler in Time / 2- Orphan Gypsy / 3- Without a Trace / 4- Pirates of the Underground / 5- The Apparition / 6- Kyrie Eleison / 7- Epitaph
Note de 5/5
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Note de 4.0/5 pour cet album
"Second opus confirmant le talent de Fates Warning qui complexifie son écriture vers un style plus progressif"
François, le 29/04/2019
( mots)

Night on Bröcken avait révélé un groupe habile mais enfermé dans sa volonté de reprendre les recettes – évidemment excellentes – d’Iron Maiden : l’album souffrait donc d’un cruel manque d’originalité. Le deuxième album de Fates Warning, The Spectre Within', ne s’émancipe pas totalement de cette source d’inspiration, tout en marquant une évolution pour le groupe. Les titres sont plus complexes, mieux construits, gagnent en consistance (et en longueur). Mais il demeure difficile à évaluer : en toute subjectivité, il pourrait grimper dans des hauteurs jugées illégitimes pour certains ; en y mettant un peu d’objectivité, force est de constater des failles qui demeurent dans cette production du groupe. 


Le mieux est de commencer par celles-ci afin que les qualités, lues en dernier, persistent dans les mémoires. 


Tout d’abord, la voix haut-perchée sans trop de variation peut irriter au long terme, les modulations étant limitées, comme chez les confrères de Crimson Glory. Il y a toujours cette tessiture à la Dickinson mais beaucoup moins maîtrisée que par le maître de la Vierge de fer. Même sur un titre aussi solide que "The Apparition", pièce maîtresse de l’album, ce défaut est présent. Ce n’est pas qu’une question de goût pour ce genre de voix déjà assez spécifique, c’est réellement une question de l’amplitude de la maîtrise de cet instrument. 


Ensuite, mais c’était le cas pour le premier opus du groupe, le maintien d’une inspiration puisée chez la Vierge de Fer encore trop – bien que moins importante – audible. "Orphan Gypsye" par exemple, très bon titre par ailleurs, en dégouline de même que "The Apparition". Mais "Without a Trace" est peut-être le plus impressionnant à ce niveau : c’est bien simple, on dirait un medley du groupe référence. 


L’album pose enfin la question du "Metal-progressif" puisque le groupe est avant tout connu pour être à l’origine de ce nouveau style mêlant deux entités du rock. Si les morceaux multiplient les breaks, usent de transitions plutôt réussies, installent des ambiances (comme l’introduction en ouverture de l’album), laissant aux musiciens, et en particulier à la guitare, des plages d’expression importante, on sent que The Spectre Within’ est une transition. On est davantage dans l’esprit de certains titres d’Iron Maiden, longs et complexes, en restant les deux pieds dans un Heavy des 80’s que dans un album progressif aux sonorités métalliques. 


Néanmoins, le très long "Epitah" (rien à voir avec ses homonymes de King Crimson ou de Judas Priest) se présente comme le franchissement d’un palier. Introduction aux guitares rugissantes, puis évolution du riff du doux avec une guitare tout d’abord en chorus pour partir sur des accords, accélérant le tempo afin d’amener un nouveau riff bien heavy. Le chant arrive sur un mid-tempo plus doux dans un passage à la Blue Oyster Cult. Je ne résume que trois minutes d’un morceau rondement mené : fluidité et variété sont les maîtres mots. On est enfin dans l’idée qu’on pouvait se faire de l’hybridation Metal / progressif. Un travail de titan a été fait pour ce morceau en matière de transition : les riffs sont vraiment nombreux mais à aucun moment on ne sent une artificialité dans le liant (le retour des arpèges vers 7 minutes, sur une variation de l’introduction, avec un solo planant, est très bien amené après une tempête pour un passage floydien). Le tout reste très mélodique et dans l’esprit de ce qu’il peut y avoir de progressif au sein des longues pièces d’Iron Maiden (encore eux) avec, par contre et c’est la force du groupe, beaucoup moins de place réservée aux chorus pour axer le travail sur la construction. En résumé, la longueur ne vient pas de longs solos interminables mais d’un discours musical varié et cohérent. 


Sommes-nous dans du Metal-progressif ? Difficile de l’affirmer, mais une étape est clairement franchie par le groupe qui propose une musique variée, qui prend son temps (malgré la vitesse de certains rythmes – le speed de "Kyrye Eleyson") pour développer des idées, des mélodies, des variations. Certains y verront le premier album de ce style nouveau, d’autres diront que ce n’est encore qu’un Métal sous influence progressive sans vraiment pouvoir lui attribuer la qualificatif Metal-progressif. Il n’est reste pas moins que The Spectre Within’ est un grand album, incontournable pour les amateurs du genre, avec des titres exceptionnels comme "The Apparition" ou "Epitaph". 


 

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