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Critique d'album

Drenge


Undertow


(06/04/2015 - - Alternatif/Blues Rock/Grunge - Genre : Rock)
Produit par

1- Introduction / 2- Running Wild / 3- Never Awake / 4- We Can Do What We Want / 5- Favourite Son / 6- The Snake / 7- Side By Side / 8- The Woods / 9- Undertow / 10- Standing In The Cold / 11- Have You Forgotten My Name?
Note de 4/5
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Note de 3.0/5 pour cet album
"Un second essai prenant sur le fond mais parfois maladroit dans la forme."
Matthew, le 22/05/2015
( mots)

Dans l’univers impitoyable du rock, le chiffre 2 ne rime pas forcément avec mieux. Récemment remis au goût du jour par Royal Blood, le duo constitue en soi la forme musicale la plus brute qui existe, quels que soient les instruments associés (basse/batterie pour les précédents, guitare/batterie pour les Black Keys ou encore voix/guitare et boîte à rythme pour les Kills). Les morceaux qui en découlent sont souvent ravageurs, déflagrateurs et singuliers dans leur fougue, mais les musiciens se retrouvent logiquement rapidement limités dans leurs possibilités et expérimentations instrumentales, et se demandent s’il ne vaudrait pas mieux de changer de fusil d’épaule sans pour autant provoquer une luxation générale chez leurs fans. C’est à ce casse-tête chinois que la fraterie anglaise de Drenge a du se frotter au moment de concevoir le successeur du disque éponyme, recueil de titres fougueux à souhaits où la batterie de Rory répondait aux riffs de guitare accrocheurs et furieux d'Eolin. Leur solution fut donc l’intégration d’un bassiste pouvant ainsi donner plus de profondeur et de relief aux 11 titres formant Undertow et de prouver par la même occasion que ce changement de line-up n’affecterait en rien la qualité du disque. Promesse tenue ? Pas totalement.  


 Si l’on retrouve sur Undertow ce qui faisait la singularité du duo, à savoir un habile mélange de titres punk sur une ambiance légèrement cold wave, la production s’attarde beaucoup trop à créer une atmosphère exploitée en long, en large et en travers par des groupes comme Tame Impala. Quelle est donc cette manie à vouloir impérativement passer les guitares dans des cabines Leslie ou de les asphyxier de chorus et de reverb ? Ce tic de production dessert les morceaux en les fourvoyant dans un gloubi-boulga psychédélique assez indigeste alors que le corps même de ces derniers est souvent intéressant ("Running Wild"). Pourquoi les batteurs cherchent ils tous à obtenir le son de Patrick Carney dans Brothers alors que leur jeu ne s’y prête pas ? Et enfin, pourquoi ces groups s'obstinent à pondre impérativement un morceau de plus de cinq minutes en fin d’album, qui ne réussira qu’à paraitre prétentieux ("Standing In The Cold") ? Alors certes, la production est plutôt léchée, la basse apporte une profondeur intéressante à des titres qui, sans, manqueraient de pertinence ("Have You Forgotten My Name"), mais il n’empêche que retrouver ces mauvaises habitudes chez un groupe aussi fougueux que Drenge fera hérisser les poils des plus puristes d’entre nous. 


 Qu’ils soient cependant rassurés : la première partie de l’album, hormis le titre introductif, est de bonne voire de très bonne facture. On retrouve l’ADN de Drenge dans des titres comme "Favourite Son" ou encore « We Can Do What We Want », véritable hymne punk qui ne manquera pas de faire pogoter les amateurs de sensations fortes aux futurs concerts. Et surtout, la production et la basse servent enfin véritablement les morceaux, leur conférant une ambiance oppressante et pesante ("The Snake") et sublimant les mélodies accrocheuses propres au groupe ("Never Awake"). Eolin Loveless est toujours aussi inventif dans son jeu et tresse des riffs immédiats, propices à la cogne toujours aussi savoureuse de Rory, qui se fait ici cependant plus mesurée mais tout aussi efficace. Undertow s’essouffle malgré tout au fur et à mesure de son écoute et les tics de production finissent par prendre le dessus sur la qualité globale des titres. Les incursions pop se font assez inoffensives ("The Woods"), et le morceau titre de l’album qui se trouve être totalement instrumental, bien que réussi, semble arriver après la bataille, nous invitant à nous interroger sur sa véritable portée. 


Loin de dire qu’il s’agit là d’un disque raté, Undertow, bien que séduisant, soulève plus d’interrogations qu’il n’en résout. Il donne l’image d’un groupe qui se cherche encore, hésitant entre des expérimentations plus poussées et une volonté de ne pas totalement désarçonner ceux qui ont tant aimé leur premier essai. En résulte un disque mi figue-mi raisin, agréable dans son écoute, excellent sur certains aspects, mais contenant encore trop de maladresses pas tellement étonnantes pour un jeune groupe. Accordons à Drenge le bénéfice du doute, saluons la prise de risque et gageons que le troisième album sera débarrassé des mauvais aspects de celui-ci.

Avis de première écoute
Note de 3/5
Bien que somme toute assez générique et franchement peu (voire pas ?) novateur, Undertow cogne, Undertow bourrine, Undertow bastonne. En bref : Undertow fonctionne.
Avis de première écoute
Note de 3/5
Un cocktail explosif alliant une voix puissante et grave qui résonne et des guitares prêtes à tout ravager. Pas révolutionnaire, mais jouissif !
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In Cauda Venenum


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De parangon du death-metal suédois à inclinaisons progressives, Opeth est passé en moins de dix ans à coqueluche du monde progressif tout court avec ses albums mélodiques et techniques typés 70’s. Gloire permise aussi par une esthétique affirmée ; il y a bel et bien un « son » Opeth qui est né depuis Heritage(comme il y a avait une identité claire dans la première période du groupe), et celui-ci n’est pas du tout renié dans ce nouvel opus tant attendu. En effet, In Cauda Venenum est dans la claire lignée des albums précédents, dont le dernier en date était le chef-d’œuvre Sorceress aux qualités exceptionnelles. 

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