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Critique d'album

Doc Holliday


Doc Holliday Rides Again


(00/00/1981 - A&M - Rock sudiste musclé - Genre : Hard / Métal)
Produit par

1- Last Ride / 2- Good Boy Gone Bad / 3- Don't Go Talking / 4- Southern Man / 5- Let Me Be Your Lover / 6- Doin' It Again / 7- Don't Stop Loving Me / 8- Hot Rod / 9- Lonesome Guitar
Note de 4/5
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Note de 4.0/5 pour cet album
"Un album qui prouve la vitalité du rock sudiste au début des années 1980"
François, le 07/02/2020
( mots)

Comme beaucoup de sous-genres nés dans les années 1970, le rock sudiste a pris les eighties en pleine face. Au-delà de l’hécatombe catastrophique qui toucha Lynyrd Skynyrd, Molly Hatchet, Blackfoot, Point Blank ou .38 Special tombent dans du rock FM insipide et peu flamboyant. Malgré tout, ils entrent en phase avec l’époque et connaissent des succès. La scène a donc besoin d’un renouveau, et ce sont les Géorgiens de Doc Holliday qui reprennent le flambeau. Le groupe, fondé en référence au bandit d’O.K. Corral, a marqué la scène par son premier album, et compte enfoncer le clou avec une suite produite la même année. 


Cet affaiblissement du Southern Rock semble nécessiter un regain identitaire : drapeau confédéré, imagerie sudiste, illustration motorisée et hymnes sont donc de la partie. L’excellent "Southern Man" résonne alors comme un cri du cœur en l’honneur d’un territoire et d’une musique. Par son riff typiquement sudiste, introduisant un solo de guitare, puis les claviers au son d’orgue, l’accent et le timbre de Brookshire, l’univers musical des rednecks brille de mille feux. C’est également sur cet album que, comme tout bon groupe sudiste, Doc Holliday dévoile son hymne : à "Free Bird", "Green Grass and High Tide" et "Fall of the Peacemakers" répond maintenant "Lonesome Guitar". La structure n’étonnera personne : des couplets mélancoliques, un refrain épique, puis une seconde partie soliste sur les chapeaux de roues, avec le duel obligatoire. Le tout est remarquablement réalisé et promet d’être une des plus belles réussites du genre. En concert, mais la France ne le recevra que très rarement, il devient incontournable. 


Du reste, Doc Holliday est un groupe sudiste assez musclé. "Last Ride" n’a rien à envier au Metal britannique de l’époque : ses guitares sont destructrices, bavardes mais précises, avec des ponts et des chorus dantesques. "Hot Rod" allie bien cette dimension avec les caractéristiques plus typiques de l’esthétique sudistes. Bref, les amateurs de grosses guitares et de soli seront comblés, surtout si vous voulez voir un usage à bon escient de double lead


Aucune inquiétude, les titres sont bien inscrits dans la lignée des grands noms du genre : le traditionnel et sautillant "Good Boy Gone Bad", "Don’t Go talking" pour ceux qui aiment le bottleneck et les chœurs, ou le très accessible "Don’t Stop Loving me" qui regarde plutôt vers les Doobie Brothers. Les leitmotivs du Dixieland sont agencés pour amener à un pur joyau du genre. 


Doc Holliday Rides Again permet au groupe d’entrer dans la cour des grands et de devenir une référence dans un contexte peu joyeux pour le genre. Si "Southern Man" et "Lonesome Guitar" sont clairement des sommets, l’album propose de beaux moments sudistes, parfois bien saturés, et fait vivre une musique intemporelle. 


 

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