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Critique d'album

Dead By Sunrise


Out of Ashes


(13/10/2009 - Warner - Chester Bennington sans LP - Genre : Hard / Métal)
Produit par

1- Fire / 2- Crawl Back In / 3- Too Late / 4- Inside of Me / 5- Let Down / 6- Give Me Your Name / 7- My Suffering / 8- Condemned / 9- Into You / 10- End of the World / 11- Walking in Circles / 12- In the Darkness / 13- Morning After
Note de 4/5
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Note de 3.5/5 pour cet album
"Le dernier Linkin Park vous a écœuré ? Dead By Sunrise vous réconfortera."
Nicolas, le 29/01/2010
( mots)

Honnêtement, qui oserait encore miser ses billes sur la tête de Linkin Park en 2010 ? Même s'il est vrai que le couple Bennington - Shinoda a réussi quelques beaux coups de force lors de la dernière décennie (et d'ailleurs, peut-on vraiment écouler 25 millions d'exemplaire de son premier album par hasard ?), le naufrage absolu de Minutes To Midnight a quasiment anéanti tous les espoirs qui reposaient sur les épaules des artilleurs pop du neo metal. C'est donc peu de dire que l'on attendait pas forcément ce side project de Chester Bennington avec une extrême impatience. Le choc, dans le bon sens du terme, n'en aura été que plus réjouissant.

Recroquevillé autour des zicos du groupe Julien-K (jamais entendu parler), Bennington a souhaité donner vie à des morceaux, ouvrez les guillemets, "dont l'esprit ne collait pas avec un groupe comme Linkin Park". Entendez par là une collection de tubes clairement calibrés pop rock à haute énergie, que seule la présence des gueulantes "My Suffering" et "Come Down" autorise à classer dans le rayonnage hard de nos hypermarchés. De surcroît, et c'est quand même un sacré comble, les guitaristes, bassiste et autre batteur se permettent de surpasser allègrement leurs alter ego de LP sur le plan technique, ce qui nous permet d'accrocher aisément à des compositions bien rentre-dedans et agrémentées de soli de guitare et autres roulements de caisse on ne peut plus jouissifs dans ce registre quasiment mainstream. Surtout, ce Out Of Ashes ne fait que confirmer ce que l'on savait déjà : non seulement Chester Bennington est un chanteur de très grande classe, capable de passer en un clin d'œil de la complainte langoureuse aux beuglements bestiaux en excellant dans tous les intermédiaires, mais en plus ses talents de compositeurs feraient pâlir n'importe quel rockeur à Rimmel en manque de piège à midinette.

A l'ouverture de "Fire" et à la découverte des effets d'écho sur les guitares, on craint néanmoins que Bennington n'ait lui aussi cédé au syndrome U2. Heureusement, il n'en est rien : privilégiant un bon gros son saturé, l'homme enchaîne ensuite des morceaux pop à la ligne mélodique parfaitement limpide ("Crawl Back In"), évoquant un Linkin Park plus mûr qui se serait attendri. La première surprise vient alors avec "Too Late" : tempo lent, grand refrain rêveur, instrumentation richement harmonisée, le morceau étonne par son calme assumé et sa charge émotionnelle exponentielle. Plus fort : avec "Let Down", Bennington ose se frotter au slow ultra-calibré mais pourtant impeccable de pudeur. Dès lors, la surprise laisse rapidement place à un intérêt soutenu devant cet album sans titre réellement faible, entre brûlot power pop sulfurisé ("Inside Of Me") et concasseur post hardcore frénétique ("My Suffering") en passant par les râclures vocales sous amphétamines ("Condemned") ou la power balade dopée au metal ("Into You", "Walking In Circles"). Finalement, c'est presque un disque de power pop qui nous est proposé, à tel point que des morceaux comme "End Of The World" ou "In The Darkness" ne dépareilleraient pas sur une galette de Green Day ou de Placebo nouvelle formule. Une couleur qui convient parfaitement à un Bennington qu'on n'avait pas connu à pareille fête depuis Meteora, album qui date déjà de 2003. Et si Minutes To Midnight n'avait été qu'un regrettable accident ? On pourrait dès lors considérer ce Out Of Ashes comme le troisième véritable album de Linkin Park, parfaite collection de tubes ayant (un peu) perdu en force de frappe ce qu'ils ont (beaucoup) gagné en profondeur. Dès lors, si tant est que Chester Bennington aie gardé une place prépondérante auprès de sa formation princeps, tous les espoirs semblent de nouveau permis quant au futur album à venir. En attendant, les fans de LP feraient bien d'aller jeter une oreille à ce projet estampillé Dead By Sunrise, ils ne devraient pas avoir à le regretter.

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Opeth


In Cauda Venenum


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De parangon du death-metal suédois à inclinaisons progressives, Opeth est passé en moins de dix ans à coqueluche du monde progressif tout court avec ses albums mélodiques et techniques typés 70’s. Gloire permise aussi par une esthétique affirmée ; il y a bel et bien un « son » Opeth qui est né depuis Heritage(comme il y a avait une identité claire dans la première période du groupe), et celui-ci n’est pas du tout renié dans ce nouvel opus tant attendu. En effet, In Cauda Venenum est dans la claire lignée des albums précédents, dont le dernier en date était le chef-d’œuvre Sorceress aux qualités exceptionnelles. 

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