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Critique d'album

David Gilmour


On An Island


(06/03/2006 - EMI - - Genre : Rock)
Produit par

1- Castellorizon / 2- On An Island / 3- The Blue / 4- Take A Breath / 5- Red Sky At Night / 6- This Heaven / 7- Then I Close My Eyes / 8- Smile / 9- A Pocketful Of Stones / 10- Where We Start
Note de 4/5
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Note de 4.5/5 pour cet album
"Témoignage attendu d'un des plus grands compositeurs Rock de tous les temps."
Lulu, le 22/03/2006
( mots)

David Gilmour. Ce nom résonne comme celui d'un prophète dans le panthéon du Rock. Pour les petits nouveaux qui viennent de découvrir le rock avec le dernier Placebo (pourquoi pas) ou qui ne connaissent pas grand chose de ce qui s'est passé avant le premier album de Nirvana, il peut être utile de rappeler qu'il est l'une des clés de voûte des intemporels Pink Floyd. Derrière ce jeu de guitare tout en subtilité et en feeling et grâce à cette voix unique toujours noyée dans une sorte de brouillard issu du plus beau des rêves, Gilmour nous refait plonger ici dans les ambiances des premiers albums du Floyd des années 70, Meddle ou Obscured By Clouds pour ne citer qu'eux. Il n'a pas changé sa façon de composer sa musique si particulière et est très fier de nous présenter ses dix nouveaux enfants, seuls témoignages sonores depuis presque douze ans, l'album The Division Bell de Pink Floyd nous paraissant bien loin tout à coup. Rien n'est laissé au hasard : production léchée, un packaging réussi, David Gilmour s'est entouré de quelques invités prestigieux et d'un groupe aussi doué que lui.

Dès les premières notes de l'instrumentale "Castellorizon", l'auditeur se rend compte qu'il va vivre une expérience sonore inhabituelle, un voyage dans un monde où le rêve et la méditation prennent tout doucement la place du stress et de l'ennui quotidiens. Car il serait facile de donner à cet album la réductrice étiquette d'Ambient Rock s'il n'y avait toutes ces influences Pop, Rock, Folk ou même Jazzy parsemant avec subtilité toutes les chansons. Un orchestre apporte de ci de là un soutien toujours discret et bénéfique. Ainsi, "Castellorizon" nous permet de rentrer tout en douceur dans ce monde feutré, les notes cristallines de la guitare sont portées par un ensemble orchestral grandiose. Et le tout débouche sur le sublime "On a Island", mélancolique chanson pop tout en douceur, où le chant de David Gilmour est soutenu par les choeurs de David Crosby et de Graham Nash et par l'orgue Hammond de Richard Wright de Pink Floyd. Le solo de guitare qui termine cette chanson nous rappelle les plus belles envolées du genre, aux notes jamais nombreuses mais toujours précises et délicates.

Et il faut vite se faire à l'évidence qu'à aucun moment, tout le long de ces cinquante minutes de rêve éveillé, l'ambiance hypnotique ne peut être brisée. Il y a bien un petit soubresaut avec "Take A Breath" où l'on retrouve une chanson qui aurait facilement trouvé sa place dans l'album Division Bell, soutenue par une partie batterie plus présente et une intervention orchestrale plus forte qu'à son habitude. Il y a bien aussi "This Heaven" avec sa mélodie vocale un peu étrange, qui se veut pop sans être trop accessible. Mais force est de constater que la douceur est omniprésente. Sur la sensuelle "The Blue" par exemple où les délicates harmonies vocales laissent la place à un délicieux solo de guitare qu'on avait l'habitude d'entendre dans les années 70. David Gilmour peut s'essayer au saxophone dans un instrumental ("Red Sky At Night") qui aurait pu se glisser tout naturellement dans la sublime bande originale de Blade Runner par Vangelis.

"Then I Close My Eyes" est un grand terrain d'expérimentation sonore qui permet l'apparition d'instruments originaux tels que le cumbus (une sorte de banjo venant de Turquie), le cornet ou l'harmonica de verres. Les trois dernières chansons de On A Island sont trois magnifiques chansons pop qui viennent susurrer à l'oreille de l'auditeur qu'il faut se détendre et quitter pour quelques minutes le monde réel et rejoindre celui de la relaxation reposante et bienfaitrice. Pour cela, David Gilmour se sert tour à tour de sa guitare avec une pédale steel sur "Smile" puis d'un piano au son vaporeux sur "A Pocketful Of Stones". Il est alors temps de se quitter le long d'un "Where We Start" à la force tranquille, à l'instar d'un fleuve paisible qui s'écoule doucement. Et pour cela, il ressort sa guitare aux consonances magiques, de belles nappes d'orgue Hammond, saupoudrées de quelques notes de piano ou de passages orchestraux.

La conclusion n'en est que trop évidente : voici un album comme il n'en sort que trop rarement aujourd'hui. Reposant, relaxant, magique et riche en expérimentations musicales nouvelles, c'est avec délectation que l'on écoute en boucle ce On A Island. On pourra peut-être lui reprocher un trop grand calme qui pourrait dérouter à la première écoute mais ne pas s'arrêter quelques temps sur cette île enchanteresse serait un oubli grave.

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