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Critique d'album

Dagoba


Tales of the Black Dawn


(22/06/2015 - Verycords - Power/Indus Métal - Genre : Hard / Métal)
Produit par Logan Mader

1- Epilogue / 2- The Sunset Curse / 3- Half Damn Life / 4- Eclipsed / 5- Born Twice / 6- The Loss / 7- Sorcery / 8- O, Inverted World / 9- The Dawn / 10- Morning Light
Note de /5
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Note de 3.0/5 pour cet album
"Les contes funèbres de Dagoba versent dans une brutalité effrénée à double tranchant"
Etienne, le 28/07/2015
( mots)

Réduit au rôle de suiveur derrière les maîtres inconstestés du métal français Gojira, Dagoba semble pourtant prendre de plus en plus d'assurance au fil des ans. Sa prestation au Hellfest 2009 et son wall of death dantesque, qui compte un nombre impresionnant de vues sur Youtube, ont participé à la renommée nouvelle du groupe marseillais, portant aux oreilles moins initiées leur thrash métal alambiqué, mélange sauvage de heavy et de métal industriel. On découvrait alors la force d'interprétation et la puissance scénique de ce groupe français bien décidé à se faire un nom, à grands coups de riffs furieux et de rythmiques violentes.



Avec Tales of the Black Dawn Dagoba prend le pari d'un album très brutal, très violent à l'image de sa pochette assez peu engageante, il faut bien l'admettre. Mais telle une chauve-souris affamée fondant sur sa proie, le groupe emporte l'auditeur dans les tréfonds de son métal brut de décoffrage. Les dix titres de l'album n'offre aucun répit et c'est un véritable matraquage en règle que les marseillais assènent pendant une quarantaine de minutes. "Half Damn Life" déménage et fait immanquablement penser à Machine Head (période Supercharger) et son introduction au son d'une ouverture de cellule se veut évocatrice: le groupe lâche les chevaux comme nouvellement libéré. "Sorcery" alterne les phrasés rapides et les riffs lancinants comme pour mieux casser le rythme et noyer sous les décibels un auditeur émergeant à peine de la dernière vague sonore. Du début à la fin, Tales of the Black Dawn détonne et son contenu violent se voit enclaver par une douce et contradictoire "Epilogue" et un "Morning Light" au fade-out ornithologique évocateur, telle une nuit d'ivresse tellurique s'achevant dans la fraicheur d'une rosée matinale.


Mais peu de poésie pour Dagoba. Les paroles de Shawter ont rarement versé dans la tendresse et les sentiments guillerets et Tales of the Black Dawn n'échappe pas à la règle: morosité, sang et mort sont de rigueur une fois de plus. Un léger regret tant une légère évolution dans ce domaine n'aurait pas été superficielle. La répétition est aussi un peu le tort de cet album: si la fraicheur et l'efficacité des morceaux comme "Eclipsed" ou "The Loss", alliant chant clair et hurlé avec brio et riffs de guitare vite identifiable soutenus par un rythmique lourde (très lourde) réjouit, la lassitude et la simplicité émanant de la rythmique peine à vraiment détacher un morceau de l'autre. "The Sunset Curse" est pourtant une ouverture royalement exécutée et deviendra à coup sûr l'un des titres majeurs du groupe à l'avenir. Mais ce brillant départ bride l'émancipation d'autres titres et, à l'exception des deux cités précédemment, on ne peut que regretter que Tales of the Black Dawn ne marque pas dans la longueur. Cela s'ajoute à une somme d'influences trop reconnaissables (Pantera, Machine Head, Sepultura voire Fear Factory) qui cache la signature de ce groupe pourtant singulier. "Half Damn Life" est notamment particulièrement représentatif de ce masque d'influences.


Dagoba possède et il faut bien l'avouer un son très spécial, mélange de heavy de thrash, aux insertions industrielles voire à la construction metalcore. "The Dawn" frôle le style Periphery tout en restant fidèle à la violence caractéristique de cet opus. C'est bien la signature sonore du groupe qui oppose et confronte les points de vues des fans et des réfractaires. Très subjectivement, Dagoba mériterait mieux que ce que la production de ce Tales of the Black Dawn laisse écouter. La batterie sonne plate et soutient la rythmique heavy des guitaristes sans pour autant déculpler la force des riffs pourtant entrainants, fluides et impactants de Z. La double pédale a beau s'emballer martialement, l'impression de déjà-entendu persiste et lasse. La distorsion très industrielle reste aussi un point dur dans la perception de la musicalité du groupe et son usage abusif dans cet album peut user et détourner un auditeur exigeant. Les variations du chant apportent heureusement cette alternance de chant hurlé (particulièrement bien éxécuté sur cet album) et de chant clair salvatrice et qui participe à la réussite indéniable de morceaux comme "The Sunset Curses" ou "The Loss". Dernier regret, l'utilisation d'introductions sonores ambiantes ("Born Twice", "Half Damn Light", "Morning Light") peu inspirées et rappelant immanquablement les précédents opus du groupe, Poseidon et "Black Smokers" en tête de file.


Tales of the Black Dawn reste cependant un bon album qui excelle par moments autant qu'il indiffère par instants. "The Dawn" est de loin le bijou de ce dernier opus, s'ouvrant sur une intro dantesque, un riff monstrueux et possédant un refrain entêtant à souhait. Comme énoncé précédemment, "Eclipsed", "The Loss" et "The Sunset Curse" sont les morceaux les plus marquants de Tales of the Black Dawn, parfaitement exécutés, martialement rythmés et violemment efficaces. Le reste des dix titres (neuf si on exclut une introduction simpliste et sans impact) semble alors largement en deçà de ces très bons morceaux: "Sorcery" ou "O Inverted World" sont bien inoffensifs et "Morning Light" est bien trop similaire au premier morceau de l'album pour espérer marquer les esprits de manière pérenne.


Dagoba délivre un album plus qu'honorable, entrainant et énergique. Fidèle à sa musicalité le groupe va sans nul doute s'affirmer encore un peu plus au sein de la scène métal mondiale avec Tales of the Black Dawn. Reste que ce dernier opus n'est pas l'accomplissement ultime du groupe et on aimerait bien que Dagoba devienne enfin cette formation qu'on aimerait tant adorer. A suivre.

Note de 4/5
Dagoba envoie avec ce nouveau disque un message simple : c'est nous les patrons. Les 10 morceaux débordent de puissance, avec des riffs ravageurs qui ne révolutionnent rien mais en imposent énormément. On en sort complètement épuisé, mais conquis.
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