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Critique d'album

Camille


Le fil


(15/02/2005 - Blonde music - - Genre : Chanson / Folk)
Produit par

1- La jeune fille aux cheveux blancs / 2- Ta douleur / 3- Assise / 4- Janine I / 5- Vous / 6- Baby Carni Bird / 7- Pour que l'amour me quitte / 8- Senza / 9- Janine II / 10- Vertige / 11- Au port / 12- Janine III / 13- Pâle septembre / 14- Rue de Ménilmontant / 15- Quand je marche
Note de 3.5/5
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Note de 5.0/5 pour cet album
"Laissez-vous envoûter..."
Josselin, le 21/04/2005
( mots)

Extraordinaire, à prendre dans les deux sens du terme. Intéressante, inventive, talentueuse, Camille fait partie de cette catégorie d'artistes qui rendent jaloux tous les autres. A 27 ans, elle a déjà chanté pour le groupe Nouvelle Vague et Jean-Louis Murat, pour ne citer que les plus connus.

Je sais que ce n'est pas vraiment du rock à proprement parler, mais albumrock est ouvert à tout, et il est impossible de passer à côté. D'ailleurs Java et autres Björk se côtoient gaiement sur le site. Et ma transition est toute trouvée, car en effet à la première écoute de Le fil, Björk est le premier nom qui nous vient à l'esprit. Mais je pense que c'est avec un certain mépris que cette comparaison arrive. Comme Medulla, Le fil est basé sur un travail autour de la voix, mais Camille ne va pas aussi loin et reste en stéréo. Je voudrais alors corriger immédiatement cet amalgame. Camille a le large mérite de rester audible tout le long de son album, ce qui n'est pas le cas de notre petite islandaise. De plus, l'enregistrement de deux albums s'est fait à peu près à la même période, donc il n'y a pas eu vol intempestif de talent. Ces deux artistes ont juste l'envie commune de faire évoluer la musique dans le bon sens.

Le fil est symbolisé par le bourdon (note tenue) entendu sur l'intégralité du disque. Le concept était alors de faire danser les chansons, la musique autour de cette référence. L'orchestration est minimaliste mais seulement en terme d'instruments. Car le travail vocal de Camille est magnifique et ne nécessite guère d'accompagnement. Sa voix est un élastique capable d'être tendu à l'infini. Son timbre oscille entre celui d'une femme et d'une petite fille. Elle joue des bruits de bouche qui, lors d'un enregistrement "normal", sont bannis : les raclements de gorges, la toux, les pops, les slurps, le souffle lié à la respiration... Surtout ne la comparez pas avec une Vanessa Paradis ou autre chanteuse muette, comme ce "cérumènisé" de Jean-Bernard Hebey !

J'avoue que d'ordinaire je ne suis pas trop réceptif à la musique féminine. Il y a un je-ne-sais-quoi de trop sensoriel, émotionnel ou quelque chose comme ça, qui ne me correspond pas. Et Camille arrive et je suis sous le charme. Une sensation étrange s'est éveillée en moi. Comme si ses mélodies et sa manière de chanter étaient déjà dans mon être et que je reconnaissais ses chansons au lieu de les découvrir. La musique de Camille est expressive et c'est ce qui fait sa force, elle sollicite notre sensibilité. Les textes sont en osmose avec l'atmosphère créée. Ils sont pleins d'humour et de poésie. Camille aborde des thèmes variés et originaux tels que la vieillesse, la grossesse, le handicap, le malheur amoureux, les relations humaines. Mais je ne suis pas très doué pour les subtilités lyriques, et bien sûr je passe à côté de pas mal d'idées. Mais la véritable innovation est musicale et c'est un véritable bonheur auditif.

"La jeune fille aux cheveux blancs", "Pâle septembre", "Vous", "Ta douleur", "Vertige", "Senza" témoignent à merveille de la grande prouesse et d'un savoir-faire incontestable de l'arrangement.

Camille a également un environnement visuel très important. Elle dessine, ses clips sont originaux et dignes d'un Michel Gondry. Son dernier concert s'apparente plus à une pièce de théâtre expérimentale, avec une mise en scène propre à chaque chanson.

N'hésitez plus à vous plongez dans les grands yeux bleus et l'atmosphère de Camille où règnent liberté et légèreté. Laissez-vous attirer par une musique qui ne rentre plus dans le moule étriqué radiophonique où les notes filent où va l'inspiration.

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Critique d'album

Camille


Le sac des filles


Album de la semaine

Pearl Jam


Gigaton


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Si tout le monde connaît l’adage “qui aime bien châtie bien”, il semblerait que certains fans aient du mal à laisser leur formation fétiche se faire vertement critiquer, quand bien même elle n’aurait à l’évidence pas réellement cherché à se surpasser. Qu’on ne s’y trompe pas : Pearl Jam est un grand groupe, l’un des meilleurs à avoir émergé durant la décennie 90, une formation techniquement solide, artistiquement intègre et qui peut de surcroît compter sur un chanteur d’exception, mais un groupe qui a eu un peu trop tendance à vivre sur ses acquis durant les vingt dernières années. D’aucuns auront pu se contenter des corrects Lightning BoltBackspacerRiot Act et autre PJ (on peut même y ajouter un ou deux disques au passage) tandis que d’autres auront conspué le quintette de Seattle pour son évidente paresse. Rétrospectivement, et à l’écoute de ce Gigaton assez inespéré, ces derniers n’avaient pas tort, même si l’horizon Ten - Vs - Vitalogy paraît encore bien loin.

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