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Critique d'album

Black Rainbows


Twilight In The Desert


(27/08/2007 - Longfellow Deeds / Differ-ant - Stoner Rock - Genre : Rock)
Produit par

1- Twilight In The Desert / 2- Shaman Visions / 3- Constellation / 4- Comin' Down The Mountain / 5- Follow Your Pattern / 6- Don't Trust / 7- Mind Revo / 8- This Road
Note de 2/5
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Note de 3.0/5 pour cet album
"Un solide disque de heavy rock psychédélique pour bien commencer la rentrée"
Maxime, le 12/09/2007
( mots)

Après un été désespérément nuageux, c’est avec un plaisir non dissimulé qu’on aborde la rentrée avec un bon disque de stoner, réjouissant prétexte pour exploser le baromètre et vivre en septembre la chape caniculaire que les deux mois précédents nous ont refusé. Et en attendant les nouveaux Sheavy et Down ainsi que le premier effort de Year Long Disaster qui s’annonce monstrueux, on se jettera avec régal sur le premier opus des Black Rainbows, dernière signature du label Longfellow Deeds ( Thunder Express , Honcho ). Ce power trio italien formé en 2005 mérite cependant mieux qu’un vulgaire rôle d’apéritif tant Twilight In The Desert s’impose comme un disque de heavy rock aussi consistant que jouissif.

Black Rainbows s’inscrit dans la veine la plus pure et dure du stoner, celle qui s’ancre directement dans le sillage de Kyuss . Inutile d’attendre quelques menues saillies southern rock ou de violents éclats garage, seul prime ici le culte d’un binaire aride teinté d’un psychédélisme massif, d’un blues définitivement heavy et d’un désert du Nevada élevé comme ultime destination pour un trekking toxique. Loin de se comporter en vil copieur, le combo romain s’improvise davantage en chaman halluciné, désireux de s’absorber de l’esprit des manifestes des godfathers du stoner rock pour livrer son propre testament apocryphe.

Twilight In The Desert s'envisage ainsi comme la recherche du chaînon manquant reliant Sky Valley à … And The Circus Leaves Town, tâche sacerdotale qu’ont menée entre autres John Garcia avec Slo Burn et Unida ainsi que les suédois de Lowrider que l’on a perdu dans les steppes froides depuis la publication de Ode To Io (2000). Débutant sur les rivages opiacés d’un psychédélisme éthéré, l’album s’ouvre sur un déchaînement de guitares viriles sur "Shaman Visions", foire d’empoignades lubriquement arnachée sur une rythmique houleuse, le genre de rodéo à faire ricaner d’aise Monster Magnet . Elevant le débat, le trio fougueux met un point d’honneur à varier les exercices de style, que ce soit dans le cisaillement de riffs immodérément corpulents dopés aux effets spéciaux ("Constellation"), le boogie pachydermique de "Comin’ Down The Mountain" qui fait songer aux productions du label Fuzzorama ( Truckfighters , Asteroid ) ou l’intermède acoustique "Don’t Trust" où dunes sablonneuses rejoignent l’horizon étoilé lors d’une même veillée enfumée. Jouant plusieurs fois la carte d’un hardcore effréné mis en orbite vers l’espace interstellaire ("Follow Your Pattern", "Mind Revo"), le groupe ferme le rideau sur un "This Road" pâteux alternant torpeurs narcotiques et coups de sang laconiques atomisant définitivement le chant de Gabriele Fiori dans un écho sidéral. Avec cet album aussi puissant que transcendantal, Black Rainbows peut sans rougir inscrire son nom dans l’épais chapitre consacré aux plus prometteuses des révélations stoner du vieux continent. En caractère gras, bien évidemment.

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Cela vous aura peut-être échappé, mais Black Mountain a discrètement rendu l’âme il y a de cela un peu plus de deux ans. Oh, rien d’aussi dramatique qu’un split avec tambours et trompettes, rien qu’un départ en catimini, celui du couple Amber Webber - Joshua Wells à qui l’on doit le sémillant projet alternatif Lightning Dust, dont on attend par là même un nouvel album très bientôt. Sans annonce, communiqué ni explications, alors que les canadiens venaient d’écoper de leur plus beau succès critique avec leur magnifique IV. Bien sûr, les choses sont loin d’être aussi simples, et la note accordée à ce Destroyer vient d’ailleurs démentir la sentence prononcée en début de paragraphe. Néanmoins, une page se tourne, et autant on oubliera sans doute assez facilement le cogneur Wells - remplacé poste pour poste par Adam Bulgasem, autant il sera bien plus ardu de faire abstraction du chant mystique de Webber qui nous laissera à jamais orphelins.

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