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Critique d'album

Big Big Train


The Second Brightest Star


(23/06/2017 - English Electric - Rock progressif - Genre : Rock)
Produit par Big Big Train

1- The Second Brightest Star / 2- Haymaking / 3- Skylon / 4- London Stone / 5- The Passing Widow / 6- The Leaden Stour / 7- Terra Australis Incognita / 8- Brooklands sequence / 9- London Plane sequence / 10- The Gentlemen's Reprise
Note de 0.5/5
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Note de 4.0/5 pour cet album
"Ne négligez surtout pas la conclusion de la triologie initiée par Folklore"
Nicolas, le 23/09/2017
( mots)

Suite et fin du périple en compagnie de Big Big Train alors que le groupe vous propose d’explorer ici ses ultimes wagons, ceux qui ont été rattachés à Folklore et Grimspound. Avec dans le cas qui nous occupe une particularité : autant les deux premiers disques étaient des albums studio à part entière, formant un tout cohérent et se mariant l’un à l’autre tout en développant chacun une personnalité propre, The Second Brightest Star peut être scindé en deux parties : d’une part d’authentiques morceaux inédits, d’autre part des réinterprétations de pièces que l’on retrouve sur les deux albums précédents. Ce qui ne signifie nullement que cet opus n°11 ne vaille pas le détour, loin s’en faut.


En premier lieu parce que la première partie du disque (trente-six minutes tout de même) est au moins aussi fascinante que ses deux grands frères, à ceci près qu’il s’y développe une toute autre facette de la personnalité de Big Big Train - ce qui, soit dit en passant, souligne l’incroyable richesse de ce groupe. Les compositions qui s’y nichent sont en effet plus courtes et nettement moins ostentatoires, basées essentiellement sur une alliance piano - voix. Ainsi le très sélect “The Passing Widow” composé par Rebecca Hall (une première pour la violoniste) et interprété essentiellement par David Longdon et Danny Manners, une bien jolie complainte entre légèreté et amertume. Ailleurs les instrumentistes vont se réinviter avec parcimonie, en particulier sur le fameux “The Second Brightest Star”, chaleureux, rêveur, mystérieux, comme si nous accompagnions le chanteur dans ses pérégrinations nocturnes, la tête dans les étoiles, avec en toile de fond un synthé lointain et de troublants tintinnabulements de clochettes. On sent ici une sorte de grâce, de force tranquille, et de fait ces titres font indéniablement penser - plus encore que partout ailleurs - à Elbow tant l’organe Longdon rivalise avec celui de Guy Garvey. On cherchait la filiation génésienne du Coude ? Elle se trouve là, par le truchement de ce trait d’union. Ne négligeons nullement “Skylon”, belle balade nostalgique magnifiée par les petites coulées de guitare de Gregory, la flûte innocente de Longdon et l’archet sensible de Hall, ni “The Leaden Stour”, le plus long de ces inédits, procrastinant suavement dans des méandres estivaux sereins, entre cuivres radieux et claviers soyeux. Un morceau totalement accompli, qui s’impose sans la moindre force, avec naturel, raffinement et discernement.


Cette première partie comporte également trois instrumentaux purs qui méritent toute votre attention. “Haymaking” parce qu’il s’agit d’un joli morceau folk irlandais mâtiné de cassures rythmiques, composé là encore par Hall dont le violon se fait concurrencer par le toucher expert d’Andy Poole. “Terra Australis Incognita” parce qu’il représente un exemple frappant de la construction du son Big Big Train. En effet, le thème du titre se voit d’abord introduit par le piano de Manners, auquel s’associent ensuite l’un après l’autre la guitare acoustique de Poole, tout en arpèges, la basse cérémonieuse de Spawton, le synthé gracile de Sjöblom, la batterie élégante de D’Virgilio, les slides précieux de Gregory avant que ne se surexposent enfin les coups d’archet oniriques de Hall. Le résultat final bluffe par sa simplicité formelle tout autant que par son édifiante complexité de textures, chaque instrument ajoutant une couche sonore légère mais complémentaire à celle des autres. Et enfin "London Stone", simple et bref piano - guitare folk d'une épatante distinction, parce qu'il réalise une introduction limpide à "The Passing Widow" au point que l'on a l'impression qu'il s'agit de la seule et même pièce.


La seconde moitié de The Second Brightest Star nous propose tout d’abord deux longues pistes assemblées à partir de fragments des deux disques précédents. “Brooklands Sequence” se montre particulièrement intéressant, car à l’origine “Brooklands” devait apparaître sous cette forme sur Folklore. Le titre est tout simplement accolé à “On The Racing Lane”, l’instrumental situé en seconde position sur Grimspound, et à l’évidence, les deux se marient à la perfection pour un total de dix-sept minutes trente de musique. Autre choix tronqué, “London Plane Sequence” introduit le “London Plane” - là encore de Folklore - par un petit thème malin, “Turner On The Thames”, égrené à la guitare sèche (Andy Poole parfait) à laquelle se joint une jolie flûte traversière, une trompette, un violon, les trois nouveaux venus attirant sur eux la lumière à intervalles réguliers jusqu’à ce que l’avion de Londres ne prenne son envol. Un ajout moins indispensable, même si l’arrangement en lui-même s’avère confondant. Concluant cette deuxième étoile la plus brillante, “The Gentlemen’s Reprise”, quasi-instrumental vif et aéré, n’a rien d’incontournable même si ses trois minutes ne font pas tâche au sein de ce recueil.


Peut-être plus artificiel que les deux assemblages précédents, The Second Brightest Star ne doit certainement pas être mis au rebut, loin s’en faut. Par sa première partie réalisant une sorte de gros EP de luxe (ou de mini album), irradiant de poésie céleste, de vénusté et de quiétude, il ne pourra que vous séduire, tandis que la seconde moitié pourra être réservée aux fanatiques de Folklore et de Grimspound qui n’en ont pas eu assez. Une bien belle manière en tout de clore cette trilogie, en attendant de savoir à quelles nouvelles destinations nous conviera cet épatant gros gros train. Une chose est sûre : une fois monté à bord, on n’a vraiment plus envie de descendre en marche : il ne tient plus qu’à vous de succomber à cet appel au voyage.

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