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Critique d'album

Biff Byford


School of Hard Knocks


(21/02/2020 - - Hard-Rock / Heavy traditionnel - Genre : Hard / Métal)
Produit par

Note de /5
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Note de 3.0/5 pour cet album
"L'album autobiographique de Biff Byford, monstre sacré de Saxon. "
François, le 09/03/2020
( mots)

On parle ici d’un des monstres sacrés du rock. Un chanteur talentueux, un personnage charismatique, un showman incroyable, un écrivain consciencieux et inspiré, une bête du metal traditionnel : Biff Byford. Le leader de Saxon, sorte de Gandalf sans barbe, est un homme au grand cœur : son album solo, annoncé depuis une dizaine d’année, n’a pu voir le jour qu’en 2020, puisqu’il donnait ses morceaux à sa formation, préférant le collectif à l’ego trip. Mais finalement, School of hard knocks est enfin dans les bacs.  


C’est un album introspectif et autobiographique : il y parle de sa jeunesse prolétaire (titre éponyme), de sa compagne ("Me and You", un peu mièvre), de sa carrière ("Welcome to the Show"), mais explore également les genres musicaux qui ont constitué son background (dont le rock progressif, on y revient plus tard). Bref, une autobiographie musicale, qui fait suite à celle rédigée en 2010, Never Surrender


On peut avoir une lecture purement autobiographique de cet album, comme nous venons d’en esquisser les ressors. Mais nous préférons nous appesantir sur l’histoire du parcours musical de Byford, qui est dressé dans cet opus. 


En commençant par les origines. Amoureux de la France, Byford n’en reste pas moins attaché à son pays. On l’aperçoit par l’hommage à Simon et Garfunkel : il arrange leur reprise de "Scarborough Fair", ballade traditionnelle qui parle d’une foire populaire et de l’histoire d’amour qui s’y déroule, sorte de comices sans l’ironie de Flaubert. Les racines musicales plongent donc dans les années 1960 (1966 pour être précis), et on peut s’étonner d’une telle référence, bien éloignée du Heavy saxonnien. Pourtant, cette version électrisée est très convaincante : il parvient à lui donner une force martiale, tout en ne négligeant pas son origine folk. 


On est un peu moins surpris par l’arrivée de Wishbone Ash, une des formations les plus emblématiques des années 1970, entre hard-rock, blues et rock progressif. Evidemment, c’est d’Argus qu’est tirée la reprise, avec un "Throw Down the Sword" dans une version très fidèle à l’originale. Un morceau toujours agréable à écouter tant il est exceptionnel, mais qui aurait mérité un véritable arrangement. 


Dernier substrat, le rock progressif. L’auditeur attentif a pu apercevoir dans le premier album du groupe ou dans la reprise de "In the Court of the Crimson King" (Killing Ground, 2001), que derrière ces riffs bourrins se cachaient des mélomanes amateurs de longues divagations et de complexité d’écriture. Byford a voulu explorer cette dimension, ce qui peut expliquer la présence de Fredrik Akesson à la guitare (Opeth). "The Pit and the Pendulum" demeure quand même plus Metal que progressif, même si des passages arpégés et éthérés contrebalancent l’ensemble Heavy, et que le chorus joue sur les tonalités et la vitesse. Un beau morceau introduit par la narration théâtrale du chanteur sur "Inquisitor". 


L’histoire qui relie Biff Byford à la musique, c’est avant tout Saxon, groupe de la fin des années 1970, qui marqua le début des 1980’s par un Heavy classique pour motards. Les deux titres qui ouvrent l’album, et qui avaient servi pour la promo de l’album, rappellent cette époque. Le titre éponyme est particulièrement réussi, pour ceux qui veulent un hymne de hard-rock sans chichi, à la "Wheels of Steel", au refrain fédérateur. Un peu plus grand public, "Black and White" (et son intro à la "Xanadu" - Rush) rappellera les années de transition, sans les égarements qui leur sont liés. 


Ceux qui connaissent le groupe savent qu’il a évolué, et donne actuellement dans un Metal plus agressif, proche du Power. Le reste de l’album est marqué, de façon assez logique, par la touche Saxon des années 2000. On peut ici faire quelques reproches, puisque "Pedal to the Metal" ou "World Colide" sont à la limite de recycler des riffs déjà entendus dans les deux derniers albums du groupe. On passe un bon moment, mais un peu plus d’originalité aurait pu être souhaitée. A l’inverse, "Hearts of Steel" est vraiment réussi, avec une introduction prenante, et un refrain d’enfer. Peut-être le meilleur morceau de l’album. 


School of Hard Knock est une œuvre à l’image de son créateur : honnête et produite avec l’amour qu’on lui connaît pour la musique et le respect du public. Il est clair qu’un album solo de Biff Byford, ça ressemble quand même pas mal à du Saxon. Mais il y a quelques détours inattendus, et des compositions solides. Un bel album, en attendant le prochain opus des gars du Yorkshire. 


 

Avis de première écoute
Note de 3/5
Une belle collection de titres heavy par un des pontes du genre. Bill Byford livre un album percutant et très personnel, et affiche une forme resplendissante pour ses 69 ans! Suggestion : Welcome To The Show
Commentaires
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