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Critique d'album

Babx


Babx


(01/03/2006 - Warner - Chanson Francaise - Genre : Chanson / Folk)
Produit par

1- Silicone Baby / 2- Crack Mania / 3- Sous le piano de ma mère / 4- Quand tu m'embrasses / 5- Kamikaze / 6- Maremma / 7- Lettra / 8- Point d'orgue / 9- Tes lèvres / 10- Secret professionnel / 11- Coeur Larsen / 12- Bains de minuit
Note de 4/5
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Note de 3.0/5 pour cet album
"Nouveau venu sur la scene française, un album qui mérite qu'on s'y interesse..."
Louis, le 07/06/2006
( mots)

Combien de nouveaux chanteurs francais ont survécus à la comparaison avec Noir Désir ? La plupart des nouveaux artistes hexagonaux profitant du vide laissé par l'affaire de Vilnius se sont engouffrés dans le trou laissé par Bertrand Cantat. Mal leur en pris, le plus souvent on avait droit à du sous Noir Désir, de la copie conforme le talent en moins. C'est donc soupconneux qu'on ouvre ce premier album de Nicolas Babin alias Babx. Caché derrière une femme nue de dos on apercoit le chanteur, les cheveux en broussaille, le regard franc, un pull noir... C'est qu'on lui trouverait presque un air de Vincent Delerm. Cette image finit de me faire peur et au moment de mettre le disque dans la chaine j'ai déjà l'idée des phrases assassines que je pourrais décocher à cet ersatz de Bertrant Cantat.

Et très vite mon coté critique sadique comprend que ce n'est pas sur Babx qu'il pourra lancer ses piques. Des notes simples mélant piano et violons, une voix posée, sans effets inutiles, Babx ne fait pas dans l'esbrouffe, sa musique va au coeur et sans fioritures. Fils d'une musicologue et d'un chef d'orchestre, rien d'étonnant à ce que Nicolas Babin ait trouvé sa voie dans la musique, sa voix il l'aura trouvé près de Léo Ferré dont on retrouve l'ombre sur des titres comme "Sur tes lèvres" ou "Quand tu m'embrasses", mais arretons là la comparaison qui écraserait n'importe qui. Les premiers albums sont souvent l'occasion pour les artistes d'y exposer leurs influences, celle de Babx sont mutliples et à chercher aussi bien du coté d'un Charlie Parker que d'un Arthur H. En mélant de si nombreuses influences, il y avait un risque bien réel de s'y perdre, mais de cet album ressort une vraie personalité. Babx s'est enrichi de la musique de ses ainés mais ne l'a pas copié, c'est si rare aujourd'hui qu'il faut lui faire honneur. Mélant nostalgie ("Sous le piano de ma mère") et ironie ("Silicone Baby"), il arrive à nous faire rentrer dans son univers bien à lui. Chez Babx on s'écarte des sujets habituellement choisis par les dandys francais contemporains. Il a cette capacité dans l'écriture de faire passer des sujets aussi difficile que la pédophilie ("Secret Professionel") ou la drogue ("Crack Maniac") sans sombrer dans le pathos, le tout grace à un ton suffisament cynique qui fait oublier la gravité des thèmes abordés. Evidemment pour un premier album certaines chansons paraissent plus fades, sans réel interet et aux paroles moins accrocheuses ("Coeur Larsen", "Bain de Minuit") mais peut-on lui reprocher, lui qui mine de rien entre à peine dans la cour des chanteurs francais ?

Un talent certain dans l'écriture, une musique simple qui colle aux histoires racontées. Babx et ce premier album donnent de beaux espoirs aux adeptes de la scène francaise de pouvoir bientot compter avec un nouvel artiste, un vrai, ceux qui inventent et invitent à rentrer dans leur monde. Mais avant, il devra passer le cap du deuxième album, car beaucoup après un bon premier opus se sont perdus sur le chemin de la reconnaissance. Accompagné de telles influences on peut penser que ce bambin de la musique donnera à la chanson française encore de belles heures devant elle, du moins on le souhaite pour lui bien sûr mais aussi pour la musique.

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Black Mountain


Destroyer


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Cela vous aura peut-être échappé, mais Black Mountain a discrètement rendu l’âme il y a de cela un peu plus de deux ans. Oh, rien d’aussi dramatique qu’un split avec tambours et trompettes, rien qu’un départ en catimini, celui du couple Amber Webber - Joshua Wells à qui l’on doit le sémillant projet alternatif Lightning Dust, dont on attend par là même un nouvel album très bientôt. Sans annonce, communiqué ni explications, alors que les canadiens venaient d’écoper de leur plus beau succès critique avec leur magnifique IV. Bien sûr, les choses sont loin d’être aussi simples, et la note accordée à ce Destroyer vient d’ailleurs démentir la sentence prononcée en début de paragraphe. Néanmoins, une page se tourne, et autant on oubliera sans doute assez facilement le cogneur Wells - remplacé poste pour poste par Adam Bulgasem, autant il sera bien plus ardu de faire abstraction du chant mystique de Webber qui nous laissera à jamais orphelins.

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