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Critique d'album

Atomic Rooster


Atomic Roooster


(00/02/1970 - B&C - HardRock / Rock progressif - Genre : Rock)
Produit par

Note de 3.5/5
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Note de 4.0/5 pour cet album
"Atomic Rooster s'impose dans le monde du prog' dès son premier album"
François, le 25/06/2020
( mots)

Atomic Rooster fait partie de ces nombreux groupes des années 1970 qui n’ont pas vraiment survécu à la décennie, et qui, malgré une discographie riche et de grande qualité, ne connaissent qu’une bien piètre postérité. Pourtant, Carl Palmer est passé dans ses rangs et figure au poste de batteur sur leur premier album dont il est question dans ces lignes. De même, il y a un héritage esthétique : les Stranglers semblent bien s’être inspirés du combo. Plus encore, Atomic Rooster possède une réelle identité musicale qui fait la différence propre aux grands groupes. 


Car si les albums se suivent sans se ressembler, Atomic Rooster maintient des caractéristiques tout au long de sa carrière qui s’entendent dès ce premier volet. Cela tient d’abord à la place importante des claviers avec un son d’orgue Hammond marqué : sur cet album, c’est clairement l’instrument ultra-dominant. Le talentueux Vincent Crane, ancien acolyte, d’Arthur Brown, a un jeu particulier qui est reconnaissable entre mille. Ensuite, il y a le chant pleinement incarné et unique de John du Cann, ex-Andromeda, qui est également un bon guitariste avec une touche personnelle indentifiable – mais cet instrument est en retrait sur l’album. Enfin, il y a des signatures rythmiques et mélodiques, avec des jeux sur le volume sonore, qui permettent à l’amateur du groupe de savoir immédiatement qu’il est bel et bien face à un de leurs morceaux. 


Alors que le rock progressif est en plein essor, Atomic Rooster participe à l’élaboration de ce nouveau courant avec cet album qui s’inscrit dans la démarche. En ce sens, Atomic Roooster (trois "o" pour l’opus) ne surprendra pas l’amateur du rock anglais de l’époque. Ainsi, les influences du jazz, nombreuses en ces premiers temps du prog’, sont tangibles ; écoutez "Decline and Fall", son solo de batterie, la diversité des percussions et son chorus de claviers. En outre, les passages instrumentaux sont nombreux (parfois très libres et originaux – "Before Tomorrow"). Dans leur catégorie, ils sont quand même dans le haut du panier. Evoquons un des sommets de l’album qu’est "Winter", un véritable appel au voyage assuré par une prestation instrumentale sans faille, du solo de flûte au travail époustouflant de Palmer aux fûts, en passant par les claviers tout en douceur et le chant heurté (presque du Kevin Ayers), ainsi que la présence de violons et de cuivres (ajoutés en post-production) pour renforcer le thème principal sur la fin. 


Mais dans cet univers musical qui ne fait que se dessiner, les codes ne sont pas fixés, et Atomic Rooster navigue dans ses propres eaux : très rock sur "S.L.Y" avec des traits de guitare au son brutal, presque soul sur le terrible "Broken Wings" repris de John Mayall (Du Cann se surpasse au chant). Ils fréquentent même les contrées du hard-rock (type Uriah Heep ou Deep Purple pour lesquels ils assurèrent la première partie) sur l’énergique "Friday the 13th". Les bases de Death Walks Behind You sont posées. 


Attention tout de même, l’album ne s’offre pas facilement, il faut prendre le temps de l’adopter, de le parcourir : ce conseil s’adresse surtout à ceux qui connaissent déjà le groupe pour le second album, d’un abord plus simple. Mais après plusieurs écoutes, il devient difficile de s’en passer. Ce sera le seul avec Carl Palmer qui part fonder ELP, non sans avoir démontré ces talents sur l’album : étrangement, le premier album du super-groupe comporte également un oiseau, et utilise les mêmes teintes. 


 

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