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Critique d'album

At The Drive-In


in•ter a•li•a


(05/05/2017 - Rise Records - post-hardcore - Genre : Ska / Punk)
Produit par Omar Rodríguez-López

1- No Wolf Like The Present / 2- Continuum / 3- Tilting At The Univendor / 4- Governed By Contagions / 5- Pendulum In A Peasant Dress / 6- Incurably Innocent / 7- Call Broken Arrow / 8- Holtzclaw / 9- Torrentially Cutshaw / 10- Ghost-tape No.9 / 11- Hostage Stamps
Note de 4/5
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Note de 4.0/5 pour cet album
"Quand une rage mature trouve sa mélodie."
Rudy, le 05/05/2017
( mots)

Non, nous ne sommes pas en 2017 et Relationship of Command n'est pas sorti il y a 17 ans. C'est en tout cas la première impression que laisse le nouvel album des chevelus d'El Paso. Reformés pour de bon en 2016 (ils n'avaient fait qu'une poignée de concerts de reformation aux USA en 2012) après quinze ans d'arrêt et presque autant de projets parallèles pour Cedric Bixler-Zavala (chant) et Omar Rodriguez-Lopez (guitare). Paul Hinojos reprend la basse et Tony Hajjar son poste derrière les fûts, alors que Jim Ward a été débarqué, le groupe ne pouvant plus compter sur lui à force d'annuler des tournées juste avant leur début, même si Ward semble néanmoins le membre le plus intègre de la bande, allergique au music business… Il est remplacé par Keeley Davis (en provenance de Sparta, le groupe formé par les autres membres d'ATDI après le split de 2001).?


Et autant le dire tout de suite, des reformations de ce calibre, on en prendrait tous les jours... Car là ou un autre groupe culte post-hardcore : Refused, était revenu après un long split avec un album assez décevant et pas assez brut de décoffrage (Freedom en 2015), At The Drive-In retrouve lui la hargne d'antan et un peu de la folie de Relationship... Si le chant de Cedric a perdu en folie (encore que sur des titres comme "Continuum", "Tilting at the Univendor" ou "Holtzclaw" ça se discute) ce qu'il a gagné en maîtrise (on parle bien de deux albums séparés de 17 ans !), la prestation reste de très haut niveau pour Mr 1,000 dollars de beu par semaine...?

N'en déplaise à certains qui peuvent penser que le groupe se reforme pour les billets verts. Si cela avait été le cas, ils pouvaient simplement refaire des tournées aussi sold out que celle de 2016 (et des shows monstrueux) pour remplir des caisses qu'on imagine de toute façon assez pleine avec leurs autres projets (ne citons que The Mars Volta et Bosnian Rainbows (pour Omar) dont certaines chansons ont été utilisées pour la série True Detective...). Au lieu de cela, le combo nous sort un album dont il peut être fier. La production de Rodriguez-Lopez et Rich Costey (qui a produit les derniers Biffy Clyro et Death Cab For Cutie) n'est pas celle de Ross Robinson, qui avait provoqué la folie de Relationship of Command, mais elle tient la route en étant loin d'être trop lisse. On retrouve les intro/outro bizarroïdes et le son de guitare si atypique qu'avait déjà Omar sur Relationship... On peut peut-être regretter que l'atmosphère ne soit pas un petit peu plus travaillée, ce qui aurait permis, comme sur le précédent LP, des transitions moins rapides entre les morceaux, mais là on cherche la petite bête...?

Certains refrains sont tellement accrocheurs qu'ils reviennent en tête même après quelques heures à écouter d'autres musiques. C'est notamment vrai pour "Call Broken Arrow" et le second single "Incurably Innocent", chanson qui donne du peps mais qui parle d'un sujet difficile (le fait d'enfin réussir à s'exprimer sur des abus sexuels subis: "He keeps a hididng of your photograph, Of the moment that you need to emasculate his, Photograph, But you locked up in the trance of a memory...").

Au final, le groupe Américain ajoute des mélodies et des refrains entêtant à son post-hardcore furieux, certainement un des albums de l'année. La tournée 2017 s'annonce chaud patate.

Note de 3.5/5
Difficile de succéder au monstre qu'est Relationship Of Command. On a beaucoup entendu ici et là qu'ATDI avait sorti cet interalia presque comme si à peine une poignée d'années s'était écoulée depuis leur magnum opus. Or le poids des ans est bien là. Dix-sept piges en plus, pour des ados, ça fait beaucoup, et il était difficile de s'attendre à autant de rage, d'énergie et de rythme de leur part. Le combo d'El Paso, enrichi par ses diverses expériences intercurrentes (The Mars Volta en tête) livre ici un disque plus sage, plus mûr, au chant gagnant en mélodie ce qu'il perd en peps, un post hardcore encore agité qui se fait moins immédiat mais qui gagne en profondeur sur le long terme. Curieusement cependant, malgré ce caractère formellement plus accessible, les morceaux de ce quatrième LP restent moins facilement en tête. Du (très) beau travail malgré tout.
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