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Critique d'album

90 Day Men


Panda Park


(24/02/2004 - Southern - Indie Rock - Genre : Rock)
Produit par

1- Even Ghost Time Can't Stop Wagner / 2- When Your Luck Runs Out / 3- Chronological Disorder / 4- Sequel / 5- Too Late or Too Dead / 6- Silver and Snow / 7- Night Birds
Note de 3/5
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Note de 4.0/5 pour cet album
""
Freud, le 11/01/2005
( mots)

Depuis leur album précédent, To Everybody, il serait tentant de déplorer le revirement musical totalement inattendu opéré par cette formation chicagoan marqué par l'arrivée d'un claviériste au sein du groupe, chose stupéfiante pour un groupe géniteur d'un premier album impeccablement bâti sur des riffs de grattes abrasifs et psychotiques. Un changement encore plus brutal qu'un Radiohead à l'époque nous présentant le conceptuel Kid A après un Ok Computer radieux. C'est pour dire la stupeur (et même l'horreur) chez certains aficionados des 90 Day Men à ce moment là.

En même temps, comme pour Kid A (et là je vous promets que je vais arrêter les comparaisons, même si les deux groupes jouent à peu près sur le même terrain), on ne peut déjà que les admirer pour cette liberté et même si la tonalité se fait plus pop, il faut admettre que le niveau d'écriture est resté le même : toujours cette même obsession pour les constructions baroques et les mélodies complexes, les formats imprévisibles et la recherche de sonorités toujours plus innovantes. Ainsi, si l'on zappe volontiers les vocalises un rien agaçantes du long titre d'ouverture, on se laissera naturellement épater par des titres où le génie est toujours palpable, comme sur l'intrigant "Chronological Disasters" et son formidable riff en escalier, qui fait plus tard place à un final à la légèreté surprenante, ou l'obsédant "When Your Luck Runs Out" et sa mélodie sous acide. La perle de l'album reste encore à venir: il s'agit de "Too Late or Too Dead", où les cinq musiciens font preuve d'une sensibilité dont on ne les soupçonnait pas, où un romantisme rare et exalté s'échappe de ces lignes de clavier, de basse et de guitare, où l'on perçoit cette sensualité totalement inédite et si enivrante dans la voix du chanteur et où, enfin, l'on constate que, lorsqu'il évite les quelques écueuils et relents expérimentaux qui nuisent de temps à autres à son nouveau ton, ce groupe est capable de prouesses mélodiques hors du commun. Et rien que pour ce titre, les 90 Day Men obtiennent une place de choix dans les rangs de l'indie pop contemporaine.

Au final, il est impressionant d'observer la multitude d'influences présentes sur le disque s'étalant sur plusieurs décennies, du psychédelisme des 70's jusqu'aux très récentes formations expérimentales chicagoan en passant par la pop britannique. Il résulte de ce savant mélange un des styles des plus originaux et inspirés dans le patrimoine actuel du rock. Avec une créativité et un talent de synthèse pareils, les 90 Day Men prommettent énormément pour la suite.

Pour amateur de pop curieuse et aventureuse donc.

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Pearl Jam


Gigaton


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Si tout le monde connaît l’adage “qui aime bien châtie bien”, il semblerait que certains fans aient du mal à laisser leur formation fétiche se faire vertement critiquer, quand bien même elle n’aurait à l’évidence pas réellement cherché à se surpasser. Qu’on ne s’y trompe pas : Pearl Jam est un grand groupe, l’un des meilleurs à avoir émergé durant la décennie 90, une formation techniquement solide, artistiquement intègre et qui peut de surcroît compter sur un chanteur d’exception, mais un groupe qui a eu un peu trop tendance à vivre sur ses acquis durant les vingt dernières années. D’aucuns auront pu se contenter des corrects Lightning BoltBackspacerRiot Act et autre PJ (on peut même y ajouter un ou deux disques au passage) tandis que d’autres auront conspué le quintette de Seattle pour son évidente paresse. Rétrospectivement, et à l’écoute de ce Gigaton assez inespéré, ces derniers n’avaient pas tort, même si l’horizon Ten - Vs - Vitalogy paraît encore bien loin.

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