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Critique d'album

Rainbow


Rising


(16/05/1976 - - Classic Hard Rock - Genre : Hard / Métal)
Produit par

1- Tarot Woman / 2- Run With the Wolf / 3- Starstruck / 4- Do You Close Your Eyes / 5- Stargazer / 6- A Light in the Black
Note de 5/5
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Note de 4.5/5 pour cet album
"Presque Metal, presque progressif : plus qu'un soulèvement, une révolution"
François, le 25/04/2026
( mots)

Quelle fut la fonction historique de Rainbow ? Le nouveau projet monté par Ritchie Blackmore avant même son départ fracassant de Deep Purple n’est pas qu’un simple combo secondaire parmi d’autres au sein des ramifications purpl-iennes infinies. La simple présence de plusieurs grands albums au sein d’une discographie assez réduite suffirait à confirmer cette assertion. Mais il est possible d’aller plus loin et de conférer à la formation arc-en-ciel un rôle plus important dans l’histoire des musiques saturées. En matière de succès populaire, l’âge d’or du groupe se situe lors de sa phase hard-FM, entre Down to Earth (1979) et Bent Out of Shape (1983), mais il semble que la postérité ait finalement retenu Rising (1976) comme magum opus. Et pour cause : les albums AOR de Rainbow peuvent être attractifs mais ils se distinguent assez peu du reste de la production à la même époque, là où Rising est une pièce pionnière sur la route du Metal. Plus encore, il anticipe l’invention postérieure du Metal progressif depuis les racines Heavy Prog’ de la fin des 60s, dans une phase de transition qui connaît une accélération en 1976 avec la parution simultanée de Presence de Led Zeppelin, de 2112 de Rush et donc de Rising de Rainbow.


L’introduction de "Tarot Woman", pierre emblématique de l’œuvre du groupe qui ouvre l’album, illustre parfaitement cette ambition : ses claviers apportent la dose de progressivité épique nécessaire à rehausser un titre qui, du reste, revendique l’influence de Deep Purple magnifiquement portée par la voix de Dio, seul rescapé de la première version de Rainbow. En effet, devenu célibataire et presque alcoolique, l’atrabilaire Blackmore avait décidé de former une nouvelle équipe composée du batteur Cozy Powell (un ancien compagnon de Jeff Beck), du bassiste Jimmy Bain et du claviériste Tony Carey.


Aux côtés de l’imparable "Tarot Woman", les morceaux de la première face dévoilent le visage le plus direct du groupe. Ici, Blackmore semble vouloir marcher sur les terres de Deep Purple, comme s’il s’agissait d’affirmer qu’il était meilleur que ses anciens camarades dans ce registre : si l’on reste un peu sur notre faim à l’écoute de "Do You Close Your Eyes" et du heavy chaloupé "Run with the Wolf" (aux airs de Come Taste the Band), "Starstruck" est une vraie pépite dotée de superbes lignes de guitares introductives.


Cependant, le cœur de l’album est sa deuxième face où se trouve l’immense "Stargazer" : réponse à "Kashmir" par ses contours orientaux lascifs ou épiques, le morceau préfigure les explorations les plus alambiquées du Metal des 80s (dont les deux premiers albums de Dio) et bien sûr, les ambitions du Metal progressif avec ses claviers orchestraux, son immense solo mélodique et ses huit minutes bien remplies. Tout aussi long "A Light in the Black" suit une ligne plus hard-rock et a priori moins progressive, jusqu’à ce que n’arrive les chorus de claviers (magistral) et de guitare (virtuose) qui se concluent sur un dialogue purpl-ien entre les deux instruments.


Étonnement, l’album fut moins bien reçu à l’époque de sa sortie que sa postérité ne le laisserait entendre. Or, Rising bénéficie désormais d’une aura telle qu’avec le recul, il est possible de considérer qu’un grand acte de l’histoire des musiques saturées s’était joué aux notes de "Stargazer".


À écouter : "Tarot Woman", "Stargazer", "Starstruck"

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