
Quartz
Stand Up and Fight
Produit par
1- Stand Up and Fight / 2- Charlie Snow / 3- Can't Say No to You / 4- Revenge / 5- Stoking Up the Fires of Hell / 6- Rock'n'Roll Child / 7- Questions / 8- Wildfire / 9- Circles


En publiant son premier opus en 1977, Quartz aurait pu devancer de deux ans Saxon et Samson parmi les pionniers de la New Wave of British Heavy Metal : l’acte de naissance de cette nouvelle vague aurait été Quartz, un album produit par Tony Iommi en personne, avec les participations d’Ozzy Osbourne et de Brian May hélas retirées du mix final (le morceau "Circles" sera publié en B-Side du single "Stoking Up the Fires of Hell" en 1980 mais sans comporter les prestations des deux musiciens). Néanmoins, tout aussi brillant soit-il par ailleurs (et il l’est !), Quartz reste beaucoup trop ancré dans l’esthétique du hard-rock mélodique des 70s, avec une inclinaison légèrement progressive qui le fait pencher vers l’AOR à la manière de Styx ou Rush, pour être inclus dans la NWOBHM.
Trois ans plus tard, Quartz revient à la charge avec un second album d’une toute autre facture : nous sommes alors en plein essor de la NWOBHM et Stand Up and Fight s’inscrit immédiatement au cœur de la vague. Sur la pochette, un guerrier en plein massacre pourrait affronter sans peine son homologue de chez Saxon (Saxon, 1979).
Entre les deux opus, les évolutions ne sont pas seulement musicales. Pleine d’avantages de prime abord, la collaboration avec les membres de Black Sabbath n’est pas sans conséquence négative puisqu’elle leur coûte le départ de leur claviériste-guitariste Geoff Nicholls qui loue ses services à la nouvelle version du groupe portée par le chant de Dio. Nicholls n’est pas remplacé, Quartz demeurant un quatuor, mais des synthés seront tout de même ajoutés à certaines pièces de Stand Up and Fight avec le plus bel effet.
Toujours aussi mélodique, la musique du groupe dispose désormais de riffs plus puissants, bien que très travaillés et gorgés de variations ("Stand Up And Fight"). Elle se dirige plus franchement vers des contrées Heavy typiques de l’esprit du temps, dans la veine de Def Leppard et de Saxon, si bien que "Revenge" a déjà des airs de "747 (Strangers in the Night)" – sans compter un magnifique pont à la Blue Öyster Cult qui dévoile toute la qualité de leur composition. Dans ce registre, Quartz décoiffe en enchaînant "Charlie Snow", "Stoking Up the Fires of Hell", l’agressif "Rock'n'Roll Child", le saxonien "Questions" au solo sudiste et le Leppard-ien "Wildfire" aux digressions instrumentales enrichissantes. Seul le midtempo "Can't Say No To You" reste finalement très inscrit dans les 70s, si bien que l’album incarne sans conteste la NWOBHM naissante…
… Et ce de la meilleure manière qu’il soit, puisque Stand Up and Fight peut être considéré comme l’un des albums les plus réussis de cette première fournée de l’année 1980, aux côtés des opus inauguraux d’Iron Maiden, de Def Leppard ou de Diamond Head.
À écouter : "Revenge", "Questions", "Wildfire"















