
Lari Basilio
Redemption
Produit par
1- The Way Home / 2- Seasons / 3- Redemption / 4- Bliss / 5- Dear D / 6- New Chapter / 7- Seven / 8- Heartbeat / 9- Summertime / 10- The Fighter / 11- Forever


On ne peut que se féliciter que Lari Basilio ait abandonnée sa courte carrière d'avocate pour se consacrer entièrement à la musique tant le troisième album de la guitariste virtuose brésilienne s'avère être un petit bijou de technicité et de savoir-faire mélodique à la six-cordes.
Entièrement écrit, arrangé et produit par Lari Basilio elle-même, Redemption explore une étape douloureuse de la vie de la guitariste, marquée par une épreuve personnelle (une fausse couche) avant la naissance de son enfant, transformant l'écriture de ce nouvel opus en un voyage intérieur marqué par la résilience ainsi que par l'exploration et l'élévation spirituelle. Accompagnée par des musiciens chevronnés, en particulier une section rythmique de renom composée de Vinnie Colaiuta (batterie) et de Leland Sklar ainsi que Sean Hurley (basse), Lari Basilio mise avant tout sur la profondeur émotionnelle de son jeu avec des thèmes mélancoliques et accrocheurs, le tout dans un format très accessible.
L'alchimie entre les musiciens fonctionne à plein régime dès les premières notes énergiques de l’introductif "The Way Home", punchy et lumineux ainsi que sur l'inarrêtable "Dear D", qui envoie de belles salves de doubles croches. Si l'influence de Joe Straniani est palpable sur les titres "Bliss" ou "Hardbeat" qui oscillent entre élancements épiques et motif mélodique intimiste, la guitariste brésilienne se démarque et développe son propre jeu sur sa Ibanez signature LB1. Sans jamais surcharger ses compositions malgré une dextérité époustouflante, Lari Basilio laisse ainsi libre cours à son utilisation du vibrato sur le très beau titre éponyme pour tenir les notes avec grâce et réinvente la musique d'ascenseur de "New Chapter" par son toucher aérien et son legato stratosphérique.
Les albums des guitar-heroes finissent par tous se ressembler, mais Lari Basilio brouille les pistes pour le plus grand plaisir de l'auditeur, entre un "Summetime" groovy qui nous fait ressentir la tranquillité rassérénante d'un été clément et un "Seven" metallique joué comme son nom l'indique avec une sept cordes et un placement rythmique impressionnant. Ces changements de dynamiques sont parfaitement maîtrisés et l'on passe avec ravissement des sonorités très épurées du riff introductif de "Season" aux assauts débridés portés par les soli incandescents qui parsèment "The Fighter" inspiré par la jeunesse de la guitariste dans un groupe de hardcore à São Paulo. En conclusion, la douceur réconfortante de "Forever" uniquement joué à la guitare referme décidément un bien grand album.
Bien loin de la musicalité trop froide que l'on prête parfois à certains albums uniquement instrumentaux, Redemption est universel et saura toucher tous les amateurs de rock.
















