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Critique d'album

Tin Fingers


Balconies


(27/03/2026 - - - Genre : Autres)
Produit par

Note de /5
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Note de 3.5/5 pour cet album
"Un très joli disque d'indie en provenance du plat pays"
Quentin, le 13/04/2026
( mots)

Si l'actualité de la scène rock belge reste marquée en 2026 par le retour annoncé et inespéré de Ghinzu, le plat pays brille également en ce début d'année grâce au troisième opus du groupe Tin Fingers, originaire d'Anvers.


Enregistré en seulement 4 jours sur l'île grecque d'Hydra, Balconies capture une énergie et une fraîcheur qui tranche avec l’introspection plus feutrée des précédents travaux du groupe. La production très "indie", volontairement dépouillée, véhicule une sensation de captation brute et sans filtres, bien retranscrite par une série de titres percutants. On citera au choix "Legacy, Bones", doté d'un vrai sentiment d'urgence ou encore "Graves" et son riff noyé sous une saturation crasse, sans oublier le catchy "Infinite Red" avec ses sonorités de guitares qui détonent.


L'approche mélancolique reste néanmoins centrale, comme le suggère le titre éponyme qui dépeint un sentiment de vulnérabilité et une recherche de soutien dans des moments difficiles (le balcon est ainsi pensé comme la possibilité d'une ouverture vers le monde extérieur afin de s'extirper de l'isolement). Sous des atours apparemment simplistes, comme ce "Orange Juice" évoquant le besoin de repères immuables au milieu de la confusion et du chaos, le groupe aborde des sujets assez sombres jusqu'au conclusif titre expérimental "Bedroom" qui laisse derrière lui une impression de malaise. Cette morosité se voit contrebalancée par des titres plus légers et taillés pour les ondes à l'instar de la ballade "You and Dawn" portée par le chant habité de Felix Machtelinckx ou encore "Mural" classieux au possible avec ses arrangements percussifs. Le chanteur belge livre une performance très aboutie, des inflexions sensibles de "Broken Melody Maker" à la tristesse dépouillée de la très belle pièce introductive "Waterpark" évoquant les montagnes russes émotionnelles des relations amoureuses (et aussi beaucoup Radiohead).


Les Anversois livrent ainsi un album particulièrement séduisant permettant une nouvelle fois de mettre en lumière la vitalité de la scène rock chez nos voisins proches. En espérant que le retour des fils prodigues prévu en mai prochain soit aussi inspiré...

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