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Critique d'album

Elephanz


LOVE. HURT. REPEAT.


(03/04/2026 - DIGGERS FACTORY - Indie / Pop / Rock - Genre : Pop Rock)
Produit par

1- Follow your love / 2- That's in My Head / 3- The Novel of Our End / 4- Mother / 5- I Don't Wanna Know / 6- My Feet on the Ground / 7- Invisible / 8- Streets of Rage / 9- In a Porcelain Shop / 10- What Is Love
Note de /5
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Note de 3.5/5 pour cet album
"Des frères et des espoirs"
Mathilde, le 14/05/2026
( mots)

Ils sont où les millennials ? Ils sont toujours là, on ne peut plus présents même, avec la réémergence douce mais certaine du rock appelée le"come back de l'indie sleaze" outre-manche. Ils sont d'où les Elephanz ? De Nantes puisque leur nom est une référence à ses machines de l'île. Pourtant, à leurs débuts en 2008 - qui se souvient de MySpace et de notre ami commun Tom ? - et à un époque où les réseaux et internet étaient bien moins tentaculaires qu'aujourd'hui, on les aurait crus jumelés avec l'Angleterre, ce qui pour l'époque pouvait constituer un vrai genre de prouesse.


Est-ce qu'on peut être nantais et breton, est-ce qu'on peut être nantais et britton ? Tant de questions et pas de vraies réponses, et c'est sans doute mieux come ça. Ce qui est certain c'est que Jonathan et Maxime sont frères. Et on passe sur leur nom "Verleysen" car il remet un doute néerlandais. Après trois albums et une nomination aux Victoires de la Musique, le groupe Elephanz reste malgré lui une petite énigme à résoudre (ou pas). Leur premier album (Time For a Change en 2013) les avaient lancés dans leur trajectoire pop électro dansante, soutenu par le succès "Maryland" (issu d'Elephanz, sorti en 2017) largement diffusé.


C'est après un détour en français (Rien de Personnel en 2023) que les frangins ont décidé de revenir aux origines et à l'anglais avec un rock plus dénudé. Elevés dans la musique des années soixante et adeptes de song writing folk, Max et Jon ne boudent ici pas (ou plus) leur plaisir de renouer avec leurs fondamentaux et leurs fantaisies. Si les mélodies d'Elephanz restent invariablement construites et scandées pour danser, LOVE. HURT. REPEAT s'articule autour du thème des relations et des amours déçus/ déchus à travers dix titres d'une génération disloquée: un pied dans l'enfance, un autre dans l'expérience.


Plus que de chansons, on peut parler de comptines dès l'ouverture de l'album et son doux amer "Follow Your Love" au clavier vacillant mais porté  avec espoir par une structure rythmique lourde (pour ne pas dire pachydermique). Plus loin en écho "The Novel Of Our End" résonne à la manière du "Stressed Out" des Twenty One Pilots mais avec un pont a capella proche du bien-aimé "Catcher in the Rye", bien de chez Elephanz. La ritournelle "I Don't Wanna Know" maintient le cap de leurs débuts, aussi virevoltante qu'hantée par de sombres esprits dans son upside down. Les deux frères sont complémentaires: quand la voix de Maxime est coincée dans l'enfance telle une complainte mi espiègle, mi désabusée, la voix de Jonathan agit comme une guitare rythmique plus grave et guidante.


Quelques morceaux un peu dream pop peuvent tirer l'album en arrière ("My Feet on the Ground", "Invisible"), mais ce passage à niveau est rattrapé par un grand finale. Si Elephanz commence à livrer dans "In a Porcelain Shop" un morceau soigneusement inquiétant, l'effet "éléphant dans un magasin de porcelaine" est d'autant plus vrai dans "What Is Love". Car c'est probablement la plus belle promesse de l'album. Les beats électro viennent pulvériser la quiétude du chant, soutenus par une modulation, un fracas psyché, voire carrément un élan opéra rock. Oui les années quatre-vingt, oui Tears For Fears. Grandiose."Take me away this/ Nothing to fear anymore/ Show me the way please / I wanna feel what is love" sont les derniers mots qui viennent dézinguer, contredire le "Follow Your Love" du début.


Des frères et des espoirs, mélancoliques assumés mais pas si nostalgiques pour autant. Tournés vers la lumière, une brillante orchestration et un certain lâcher-prise, le groupe n'a pas encore démontré toute l'étendue de son talent. On n'a définitivement pas la réponse à "qu'est ce que l'amour ?" et vraiment c'est tant mieux. En tous cas LOVE. HURT. REPEAT. nous donne la preuve que les frérots savent enchainer les strikes à l'image de leur pochette bowling. Avec sa véritable sensibilité comme ligne directrice, l'Elephanz pulse énormément.  

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