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Critique d'album

My Morning Jacket


Is


(21/03/2025 - - Indie - Genre : Rock)
Produit par

1- Out In The Open / 2- Half a Lifetime / 3- Everyday Magic / 4- I Can Hear Your Love / 5- Time Waited / 6- Beginning From The Ending / 7- Lemme Know / 8- Squid Ink / 9- Die For It / 10- River Road
Note de /5
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Note de 3.5/5 pour cet album
"Is... back !"
Quentin, le 03/04/2025
( mots)

Ce serait mentir de dire que l'on attendait quelque chose de ce nouvel album de My Morning Jacket, devenu au fil des ans une institution respectable de l'indie rock US mais au panache émoussé, d'autant plus que leur principal fait d'armes a maintenant 20 ans (on vous renvoie à notre chronique de l'excellent Z). D'ailleurs, le dixième opus du groupe du Kentucky n'aurait jamais dû voir le jour, la séparation de ses membres étant quasiment actée à la suite de leur album éponyme en 2021, alors que de nombreuses sollicitations emmenaient lentement mais sûrement Jim James vers d'autres horizons.


Et pourtant, My Morning Jacket nous revient en cette année 2025 avec un nouvel opus, plus concis (39 petites minutes pour un groupe qui nous a régulièrement habitués au double), léger et lumineux que les précédents, mais doté d'une énergie solaire revigorante. Trouver la paix face à la folie du monde, c'est le leitmotiv derrière le nouvel opus de la bande de Jim James, qui a pu compter sur les services de Brendan O’Brien (The Offspring, Pearl Jam, Incubus…) pour renouveler son identité sonore. Exit les errances psychédéliques qui les ont pourtant fait connaître, le groupe se recentre sur un dyptique d'americana mélodieux et léché et de prestations de haute volée d'un rock branché et sautillant, le tout encore une fois servi par la prestation vocale inégalable de leur frontman chevelu.


La présence charismatique de Jim James porte ainsi l’entièreté de l'album, de la boucle mélodique introductive de "Out in the Open", avec sa voix chaleureuse qui s'enrichit de nouvelles couches instrumentales au fur et à mesure de sa progression pour habiller sa mélodie radieuse, au superbe titre conclusif "River Road" évoquant le chant éprouvé et solitaire d'un grand western moderne. Entre les deux extrémités de cette dixième galette, le groupe enquille les titres énergiques comme "Half a Lifetime", son riff saccadé et son refrain pêchu porté par des envolées de guitares sudistes, quand ce n'est pas "Lemme Know", balancé et groovy qui mène la danse avant un bref solo dégoulinant de fuzz. Sans oublier l'inévitable single "Squid Ink", et son riff retro façon Black Keys qui vous amenera à vous déhancher vigoureusement (l'arrivée des cuivres sur le pont, quel feu !).


Et lorsque le groupe troque les riffs pour de belles tranches de country respirant l'Amérique profonde, la magie opère encore. A ce jeu, "Time Waited" évoque avec son motif de piano entêtant et son refrain irradiant les plus belles ballades de Father John Misty tandis que le sommet de l'album est certainement atteint sur l'épopée acoustique "Beginning From the Ending" qui nous emporte après un break de piano joueur vers un final plus exalté. Peu importe le style, la science de la composition du groupe est toujours aussi magistrale et la troupe de Louisville possède cette petite singularité qui nous pousse à réécouter l'album encore et encore, qu'il s'agisse d'un petit gimmick de guitare qui retient l'attention sur "Everyday Magic", des soubresauts électrico-psychédéliques de "Die for It" (ils restent quand même très forts dans ce style) ou de la légèreté de l’orfèvrerie pop sautillante de "I Can Hear Your Love".


Certes, certains critiques acerbes auront tôt fait de plomber le groupe pour sa maîtrise paresseuse d'une formule un peu lisse, loin des explorations sonores aventureuses de leurs exploits passés. Il manque certainement à ce dixième album ce petit grain de folie pour atteindre les sommets mais on tient là tout de même un retour en grande forme de la part d'un groupe que l'on attendait plus à ce niveau de fraîcheur et de spontanéité.

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