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Critique d'album

Led Zeppelin


Coda


(19/11/1982 - Swan Song - Blues, Folk and Heavy Rock - Genre : Rock)
Produit par

1- We're Gonna Grove / 2- Poor Tom / 3- I Can't Quit You Baby / 4- Walters Walk / 5- Ozone Baby / 6- Darlene / 7- Bonzo's Montreux / 8- Wearing And Tearing
Note de 3/5
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Note de 3.0/5 pour cet album
"Da Capo al Fine"
François, le 13/01/2026
( mots)

25 septembre 1980. John Bonham meurt à 32 ans, étouffé dans son vomi, après avoir dédié une nouvelle soirée à son addiction à l’alcool, une de plus – la dernière. Trop vieux pour intégrer le "club des 28", il devient tout de même l’un des martyrs du rock et des comportements excessifs qui lui sont associés. Il n’est pas exagéré d’affirmer que sa disparition est toute aussi significative que l’était celle de Jimi Hendrix en 1970 : ayant eu lieu lors d’une année en 0, elle marque d’autant plus fortement l’entrée dans une nouvelle décennie et dans une nouvelle étape de l’histoire du rock. C’en est donc fini des années 1970 et de ses monstres sacrés : le batteur emporte avec lui son groupe dans sa tombe, puisque Led Zeppelin décide presque immédiatement de se séparer, confronté à l’impossibilité de poursuivre son œuvre sans l’un de ses quatre membres.


Du fait de la brutalité de l’événement, les musiciens n’ont pas vraiment pu rendre hommage à Bonzo, ni même offrir une dernière valse à Led Zeppelin, en dehors d’un communiqué de presse laconique mais émouvant daté du 4 décembre 1980 : "We wish it to be known, that the loss of our dear friend and the deep respect we have for his family, together with the deep sense of undivided harmony felt by ourselves and our manager, have led us to decide that we could not continue as we were".


Deux ans plus tard, la parution du bien nommé Coda fait donc à la fois figure de testament du groupe et d’hommage à John Bonham. Néanmoins, il ne faudrait pas négliger les enjeux contractuels (un cinquième album était exigé par Atlantic qui distribue Swan Song Records), la nécessité d’éponger des dettes fiscales, mais aussi la volonté de profiter de l’attrait du public pour les bootlegs de Led Zeppelin. Le groupe fait tout de même bien les choses en appelant Hipgnosis pour réaliser la pochette : il s’agira même du dernier ouvrage du collectif qui se dissout en 1983 – Coda est également l’avant-dernier album paru chez Swan Song Records (l’ultime production sera le deuxième opus du groupe d’AOR allemand Wildlife).


Par manque de matériel neuf mais également par volonté de rendre effective la présence de John Bonham, Led Zeppelin choisit de composer Coda à partir de captations live et de titres inédits, auxquels s’ajoute une démonstration du batteur, "Bonzo's Montreux". Celui-ci, enregistré en Suisse en 1976, met en avant le jeu talentueux du défunt musicien, mais le titre souffre de l’ajouts d’effets électroniques et de steel drum qui me sont douloureux tant je déteste cet instrument. Bonham était également une bête de scène, comme en témoignent deux morceaux live de 1970 captés au Royal Albert Hall, et ici publiés moyennant quelques modifications (suppression de public) ou ajouts (guitares). Ce sont également deux reprises, l’une de Ben E. King qui illustre déjà le goût du groupe pour les rythmes funk ("We're Gonna Groove"), l’autre de Willie Dixon, "I Can't Quit You Baby", qui est déjà connue pour être apparue sur le premier album du combo (Led Zeppelin, 1969), et qui est ici interprétée dans version heavy-blues.


Le reste de Coda est donc composé de chutes gardées en réserve à la suite de phases d’enregistrement parfois anciennes : "Poor Tom" aurait ainsi dû apparaître sur Led Zeppelin III (1970), comme en témoigne ses aspérités folk sur fond de batterie militaire et son énergie apportée par le final à l’harmonica ; "Walter's Walk" était destiné à Houses of the Holy (1973), dont il possède le côté alambiqué et le rythme syncopé propres à cet opus (duquel il est légitimement absent du fait de sa nature anecdotique). La deuxième face est largement dominée par les compositions issues des sessions d’In Through the Out Door (1979), sur lequel seul "Ozone Baby" aurait pu figurer tant ce titre hard-rock se démarque par son riff affirmé et son refrain séducteur. Cependant, si le hard-rock’n’roll "Wearing and Tearing" n’est pas honteux, le boogie (ultra) répétitif "Darlene" a tout le potentiel pour devenir insupportable à force d’écoutes.


Difficile d’émettre un avis sur cet ultime opus, sorte de compilation posthume faite de bric et de broc pour des motifs pas toujours avouables. Prenons-le comme une épitaphe, et ne soyons pas trop sévères avec "les combos morts qui sont tous des braves groupes".


À écouter : "Ozone Baby", "Poor Tom"

Commentaires
Eily, le 13/01/2026 à 21:23
Comme pour "In through the out door", j'ai du mal avec la production des morceaux, en particulier la voix de Robert Plant (les lives mis de côté bien sûr). Ces disques s'écoutent à mon sens plus comme des curiosités et des faces B géantes, que comme de "vrais" albums homogènes.J'avoue un petit faible pour "Wearing and tearing" tout de même, qu'est-ce que c'aurait pu donner avec un mix moins étouffé !