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Les dix albums de rock préférés de Julien


Julien, le 03/04/2020

Comme pour le reste de la rédaction, la sélection de « 10 albums préférés » est un crève-cœur quand on pense à tous ceux qui n’y seront pas et qu’on aurait tellement voulu partager avec vous. Mais il faut faire des choix. Pour ma part, j’ai essayé de concocter un classement varié, que ce soit dans les registres musicaux, les origines des groupes ou les époques. Chacun d’eux a une résonance particulière et personnelle dans mon parcours musical. Plusieurs albums et/ou titres listés ci-après vous seront surement familiers.
La plus belle des récompenses, à travers cet exercice, serait de vous faire découvrir ne serait-ce qu’une seule chanson qui fasse écho en vous. 

Au passage, étant moi-même en perpétuelle quête de ma prochaine perle musicale, n’hésitez pas à faire part, en retour, de vos suggestions et coups de cœur. 

Bonne lecture, et le plus important : bonne exploration musicale !

Ghost - Meliora (2015 - Seven Four Entertainement)


Devenu incontournable dans le paysage rock actuel, j’ai découvert Ghost sur le « très tard », l’année dernière pour être précis. Puis, au détour d’une énième promenade sur Spotify, je tombe sur une merveille de chanson à l’acoustique médiévale quasi mystique “He Is”. En déroulant Meliora, je me prends une claque musicale comme je n’en avais pas pris depuis bien longtemps ; au point de faire de la bande de Tobias Forge un de mes incontournables, et de Meliora un de mes albums culte.
Ici, on n’a pas affaire à une relique du passé du rock sur laquelle on viendrait se recueillir ou à un champion sur la pente descendante de sa carrière. Non. Ghost est ancré dans le présent et plus que jamais d’actualité. Il est indéniable que Tobias Forge a tout pour continuer d’écrire la légende de son groupe et le faire rentrer dans celle du rock. Dans une époque où ce style est tellement malmené, il est bon de constater que certains s’évertuent à le faire perdurer. 


A écouter: “He Is”, “Spirit”, “Deus In Abstentia”

Dionysos - Monsters In Love (2005 - Barclay)


Il fallait bien que le rock français ait une place dans mon classement. C’est là que sont passées beaucoup de mes dépenses d’argent de poche et surtout, à travers ces groupes, que j’ai assisté à mes premiers concerts. Dionysos s’est imposé dans ce classement d’une part parce que leur concert, et l’énergie déployée, m’ont laissé un souvenir impérissable ; d’autre part, parce que Mathias Malzieu à un talent incroyable pour l’imagerie et le fantastique. Un genre de Tim Burton du rock français qui m’a fait dire que l’imaginaire poétique n’était pas uniquement réservé aux pensées qui aident à s’endormir, mais qu’il pouvait être utilisé à bon escient dans l’écriture quelle qu’en soit sa forme. Je vous résume ça en une phrase tirée de “La Métamorphose de Mister Chat” : “Hier, j’ai parlé avec une sorcière, on a discuté football et poésie


A écouter: “Giant Jack”, “Old Child” , “Neige”

Kill The Young - Proud Sponsors Of Boredom (2007 - Discograph)


Toute personne qui aime la musique porte avec elle un groupe ou un artiste qui n’est pas estimé à sa juste valeur ; passé sous silence quand il aurait dû être exposé au grand jour. Mes chouchous à moi ce sont les frères Gorman du groupe Kill The Young et leur deuxième effort tant sous-estimé. Une œuvre mêlant puissance, riffs de guitare implacables, balades et autres titres carrément dansants. C’est clairement l’album que je refile à mes potes en recherche de découverte. Le titre “All By Myself (Part 2)” est inscrit à mon pinacle du rock anglais. 


A écouter: “Biting The Bullet”, “Dial ‘S’ For Saviour”, “All By Myself (Part 2)”

Children Of Bodom - Hate Crew Deathroll (2003 - Spin-Farm Oy)


D’aussi loin que je me souvienne, cet album a été celui de ma rencontre avec le métal, offert à l’époque en CD gravé… Evidemment saisi, de prime abord, par la violence d’une telle musique, je m’en suis remis au talent des Finlandais, à leur maîtrise totale de l’instrument à six cordes distillant mélodies et solos à la technique exacerbée, toujours dans un juste propos.
Je ne suis clairement pas spécialiste en métal, et mes oreilles n’ont jamais réussi à apprivoiser le chant en grawl. Ce groupe sera l’exception qui confirme la règle. Amateurs de métal et de guitare, je vous invite également à aller jeter une oreille au titre “Lake Bodom” du premier album, une vraie merveille. 


A écouter: “Needled 24/7”, “Chokehold (Cocked ‘N’ Loaded)”, “Triple Corpse Hammerblow”

The Doors - L.A. Woman (1971 - Elektra Entertainment)


Pas besoin de faire les présentations, le groupe de Jim Morrison ayant tellement marqué l’histoire du rock. L.A. Woman a ponctué mon voyage au travers des disques qui ont forgé la légende du rock. Le dernier album de The Doors sera aussi le crépuscule de son si talentueux chanteur qui décédera quelques mois après l’enregistrement. Une œuvre magique entre blues, psychédélisme et morceaux d’anthologie agrémentée de plusieurs pépites plus obscures. Un monument époustouflant, bâti par le talent de musiciens d’exception. Les résonances d’une autre époque, aux sons toujours aussi délectables aujourd’hui. 


A écouter: “Hyacinth House”, “Riders On The Storm”, “The Changeling”

Green Day - Nimrod (1997 - Reprise Records)


Green Day est le groupe qui me fait perdre complètement le sens du mot objectivité. Le trio d’Oakland et son chanteur ont ce quelque chose indéfinissable qui me relie à leur musique que ce soit dans la recherche de la quiétude ou de la stimulation. Les années passent et je reste toujours accro à ce havre de paix. Alors bien sûr, j’aurais pu mettre dans ce classement American Idiot et sa pléiade de tubes, mais Nimrod est plus intéressant car plus brut et moins réfléchi. Le disque voit les Californiens expérimenter (entre ska, titre instrumental, country…) en s’éloignant de ce qui a fait leurs premiers succès, et foncer tout droit dans la prise de risques qui amorcera le virage qui les conduira à leur apogée. 


A écouter: “Hitchin’a Ride”, “Uptight”, “Good Riddance (Time of Your Life)” 

Ghinzu - Blow (2004 - Pias Records)


Si le rock made in Belgium nous a fourni plusieurs groupes au talent monstre, Ghinzu en est sans doute sa plus belle pépite. Imaginez Archive consumé par le côté obscur et vous obtenez l’album Blow. Une symphonie pour la nuit menée par un piano enchanteur, parsemée d’œuvres grandiloquentes, bâtie dans une puissance à la fougue maîtrisée, et apaisée par plusieurs titres plus mélancoliques. Groupe malheureusement en stand-by (disparu ?), à l’heure où ces lignes sont écrites, il vous faudra avoir d’autres recours que les plateformes de streaming pour savourer Blow, l’album ayant lui aussi disparu de Spotify et Deezer. 


A écouter: “The Dragster Wave”, “21st Century Crooners” , “High Voltage Queen (The Reign Of)” 

Babyshambles - Shotter's Nation (2007 - Parlophone Records)


Un des points importants à l’écoute d’un album -et souvent négligé- se trouve dans les textes, un beau texte a tout autant de valeur qu’un solo de guitare pour moi. Alors, qu’on apprécie ou pas le personnage, Peter Doherty n’en reste pas moins un des songwriters les plus talentueux de son époque. Le toxique poète d’Albion s’est sublimé sur le deuxième album de ses Babyshambles, distillant de magnifiques inspirations lyriques (dont il a le secret) dans quasiment chacun des titres. Le plus beau étant surement la balade de fin “Lost Art of Murder”: “What a nice day for a murder, yourself a killer but the only thing you’re killing is your time”. 


A écouter: “You Talk”, “Carry On Up The Morning”, “Lost Art Of Murder”

Placebo - Without You I'm Nothing (1998 - Elevator Lady Ltd)


Placebo, c’est le groupe qui m’a ouvert les portes du rock, celui qui m’a donné envie d’apprendre la guitare, faire de la musique avec mes potes, écouter et découvrir de nouveaux horizons musicaux. Un premier amour musical en somme mais aussi une vraie claque avec ce Without You I’m Nothing. Brian Molko aura mis tout le monde d’accord avec “Pure Morning”. Là aussi sur la beauté des textes on est servi, même si ceux de Placebo ne versent pas vraiment dans la joie et l’optimisme. Une grande variété sonore à la fois troublante et touchante dont l’intensité ne sera jamais égalée dans le reste de la discographie des britanniques. David Bowie ne s’y est pas trompé, enregistrant avec le groupe un duo du titre éponyme de l’album. 


A écouter: “Pure Morning”, “You Don’t Care About Us”, “The Crawl” 

Dire Straits - Dire Straits (1978 - Mercury Records Limited)


L’album du célèbre “Sultans Of Swing” et son solo légendaire. Un coup de maître de Mark Knopfler pour son tout premier album qui sera le départ d’une splendide carrière musicale pour ce groupe aujourd’hui dissout. Pour moi c’est mon premier souvenir de musique, la première fois que j’appréciais vraiment une chanson. Cet album a accompagné les trajets en voiture des week-ends et vacances de mon enfance. Une découverte issue de ma famille, que j’apprécierai vraiment à sa juste valeur des dizaines d’années plus tard. Aujourd’hui, ce disque de Dire Straits est devenu, sans conteste, mon album rock préféré de tous les temps ! 


A écouter: “Down To The Waterline”, “Sultans Of Swing”, “Wild West End”

Commentaires
Kefran , le 10/04/2020 à 08:53
Mais où est donc passé Ghinzu???! Leur dernier album Mirror m’avait laissé un bon souvenir.
RV, le 09/04/2020 à 16:49
Ghinzu - Blow album essentiel pour moi. Dans mon top 10. Le live en DVD Girls In Hawaii + Sharko + Ghinzu est à voir.
MaximeL, le 06/04/2020 à 14:08
Je te rejoins sur l'album de Placebo qui est absolument incroyable, et très sous-estimé (certainement parce que la suite du groupe est pour le moins discutable...)
Simeou, le 06/04/2020 à 09:56
Bien vu pour Nimrod, c'est aussi pour moi le meilleur album de Dreen Day
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