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Compte-rendu de concert

Yes


Date : 22/06/2004
Salle : Zénith (Paris)
Première partie :
Lilian, le 25/06/2004
( mots)
Ceci est le récit d'un rêve. Un rêve aussi étrange que magnifique. Un rêve abstrait qui pourtant commençait bien dans la réalité. Nous arrivions aux abords du Zénith de Paris, fiers comme des gamins, dans le but d'assister à ce qui s'annonçait être un concert formidable. Celui d'un groupe trop facilement oublié, une légende qui n'a pas disparu, et qui pourtant ce soir là rassemblait beaucoup de fans de toutes générations. Beaucoup mais pas assez pour remplir cette salle prestigieuse. Tout le monde s'est alors regroupé devant la scène cachée par un immense rideau, dans une ambiance très bon enfant. C'est peut-être là que le rêve commençait vraiment. Tout le monde se parlait, personne ne se connaissait, mais tout le monde se parlait. Quelque chose était sur le point de se produire pour provoquer une telle "Union", c'est sûr. Puis soudain nous fûmes plongé dans un noir total, une musique douce nous arrivait, accompagnée d'une lumière bleutée. Nous nous rapprochions de quelque chose. Soudain le grand rideau fut lâché au sol et nous pûmes enfin voir où nous étions arrivé. C'était un drôle d'endroit, une autre planète. Avec un décor fait de formes chaotiques, sauvages et obèses. La musique ne cessait de s'amplifier quand des habitants, plus tout jeunes certes, mais très en forme, de cet étrange endroit sont venus nous prendre comme hôtes de leur culture. Oh ils nous ressemblaient énormément, portaient des noms et des prénoms comme nous, mais c'est dés qu'ils se mirent à jouer de leur musique que nous vîmes qu'ils n'étaient pas comme nous, pas humain. Une musique parfaite, d'un rock progressif comme seul les rêves permettent d'en écouter. Leur jeu et leur technique étaient à peine croyables, tout comme leurs instruments d'ailleurs. Une sorte de musée de l'insolite. D'abord Steve Howe avec des guitares magnifiques dont une accrochée au bout d'un mat en fer, et une autre en forme de clavier. Puis Rick Wakeman entouré d'innombrable clavier tel le pilote d'un énorme vaisseau spatial. Ou encore Alan White et sa batterie monstrueuse, suréquipée de percussions en tous genres et prolongée par six tentacules en mouvement au bout desquelles se trouvaient d'énormes tambours sphériques frappés automatiquement. Enfin Chris Squire nous proposait son défilé de basse en commençant par une huit cordes, puis six, avec des formes des plus improbables et cette magnifique Rickenbacker, sorte de Cadillac de la guitare. Et pour finir, c'est avec sa voix magnifique que le dernier, Jon Anderson, rejoignait le tout pour donner des mélodies sans égales. Nous planions, plus légers que jamais, porté par les titres que nous offraient ces drôles d'habitants, les yeux grands ouverts, pour ne rien louper de ce spectacles vivant et colorés. Après plus d'une heure de rêve, les habitants de YesWorld, c'est le nom de la planète à ce qu'il paraît, décide de nous ramener à la réalité et nous quitte pour prendre un thé. Y aurait-il du sang britannique dans leurs veines ? Toujours est-il que la réalité fut difficile à avaler. Indigestion de publicité sur grand écran; nous aurions sûrement préférés nous retrouver entre nous. Alors quelle ne fut pas notre joie de voir revenir enfin un de ces anges d'un soir, Rick Wakeman, pour un moment plus intime, un moment d'acoustique. Sur un piano classique, il nous montrait l'étendu de son talent avant d'être rejoint par Jon Anderson qui de sa voie nous remettait en état de lévitation. Les autres arrivèrent ensuite, le kilt d'Alan White en tête, et de leur tabouret nous firent comprendre qu'acoustique rime aussi avec dynamique. Nous chantions avec eux tous ces airs qui avaient l'air si familiers et applaudissions à chaque fin de chanson avec le sentiment que ce ne fut pas suffisant pour rendre hommage à un groupe pareil qui, en plus, ne tarissait pas de "Thank you" à notre égard. Comme s'ils nous les devaient. L'un d'entre eux a même essayé de communiqué dans notre langue, ils ne manquent pas d'humour en plus. Puis ils décidaient que ce moment avait assez duré et repartir derrière les reliefs, laissant Steve Howe nous interprété de sa si précieuse guitare une "seconde initiale". Il était sacrément bon, et dégageait une telle énergie malgré son vécu. Ne pouvant pas nous laisser sur notre faim comme cela, ils nous revinrent pour un bouquet final à jamais gravé dans nos esprit. Ils nous revinrent avec des messages, pour que nos deux mondes puissent être aussi beau l'un que l'autre. D'abord un message d'amour : "Love is everything" ne cesse de nous répéter Jon Anderson. Puis un message de fraternité : "Nous sommes du Soleil", glissé dans un morceaux interminable. C'est un "Ritual" paraît-il, personne n'en ressort inchangé. Un dernier "au revoir" et nous voilà reparti sur notre "Starship". C'était vraiment irréaliste, énorme et fabuleux. La suite est un peu flou. Il m'a semblé voir des visages heureux, avoir un peu marché, beaucoup roulé, pour enfin me réveiller, avec un amour pour la musique plus que jamais intense. Si seulement je pouvais encore les remercier... quel beau rêve.
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Album de la semaine

Opeth


In Cauda Venenum


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De parangon du death-metal suédois à inclinaisons progressives, Opeth est passé en moins de dix ans à coqueluche du monde progressif tout court avec ses albums mélodiques et techniques typés 70’s. Gloire permise aussi par une esthétique affirmée ; il y a bel et bien un « son » Opeth qui est né depuis Heritage(comme il y a avait une identité claire dans la première période du groupe), et celui-ci n’est pas du tout renié dans ce nouvel opus tant attendu. En effet, In Cauda Venenum est dans la claire lignée des albums précédents, dont le dernier en date était le chef-d’œuvre Sorceress aux qualités exceptionnelles. 

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