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Compte-rendu de concert

Wolfmother


Date : 17/11/2006
Salle : Elysée Montmartre (Paris)
Première partie : Fancy
Maxime, le 24/11/2006
( mots)
Touffes bouclées et T-Shirt Led Zep de rigueur pour célébrer dignement l’une des plus belles ascensions rock de l’année. Un buzz énorme fomenté depuis leur Australie natale, une signature sur le label Interscope et un premier album renversant auront suffi à lancer une formidable vague de fond nourrie aux Rickenbacker beiges et aux rouflaquettes crépues, vague à laquelle la France n’a pas échappé. Après un premier concert hexagonal devant 50 pelés australiens au Nouveau Casino en mars, une prestation remarquée à Rock en Seine cet été, c’est devant un Elysée Montmartre presque plein, autel parisien dédié aux groupes qui montent, que Wolfmother vient clore l’ultime chapitre de sa furieuse ascension. Fancy Pour l’heure, c’est au tour des parisiens de Fancy de faire fumer les amplis. Hasard ou coïncidence, le chanteur arbore une magnifique crinière bouclée similaire à celle d’Andrew Stockdale. Mais le quatuor verse davantage dans le garage rock primaire serti de paillettes que le hard rock seventies. Venus défendre leur premier EP en vente depuis début novembre, ces énervés chevelus nous balancent de joyeuses petites bombettes pas mal fagotées, bien speedées et riches en riffs bien sentis qui font du bien par où que ça passe (et que ça sort). Le tout est couvert par la voix aigrelette du chanteur qui multiplie, bouche bée, les apartés vers le public. Aucune révélation ici, mais un bon groupe qui fait bien plaisir et expédie avec force entrain et moult énergie sa besogne tant et si bien que le set passe d’une traite. A peine le temps de digérer la reprise du célèbre "I’m So Excited" des Pointer Sisters que le groupe est déjà parti. Wolfmother Visage poupin et souriant, le géant Andrew Stockdale, croisement entre le Gaz Coombes de Supergrass et Eric Clapton période Cream, apparaît avec sa tribu. Déferlement de riffs mégatonniques, magma tellurique en fusion, sueur, larmes, postillons. Extase de l’amateur de rock. Wolfmother opte pour une set-list similaire à leur première prestation sur le sol tricolore. Entrée en la matière avec "Dimension", donc, avec sa basse gonflée à l’hélium et ses guitares serpentines qui tonnent au refrain. La scène de l’Elysée se transforme vite en autel païen dédié au heavy rock. Les fantômes de Jimmy Page, de Richie Blackmore ou de Tony Iommi observent la scène, le sourire en coin. La relève est bien assurée. En live, la cohérence et la diversité de l’album éponyme n’en ressortent que plus saillantes : le garage-rock bétonné à la Les Paul de "Apple Tree", le groovy "Love Train", le tubissime "Woman" sont expédies raz au plancher avec morgue et classe. Certes, le groupe apparaît un peu plus fatigué (c’est leur troisième tournée européenne en un an) que la normale, Chris Ross balance moins son clavier qu’à l’accoutumée. Certes, certaines jams sont un peu approximatives (notamment sur "White Unicorn"), mais la collection de riffs assassins dont le trio truffe "Woman" suffit à remplir largement son office. Après un épique "Mind’s Eye", le combo se fend d’un rappel débutant sur le mélancolique "Vagabond", rebondissant sur le très justement nommé "Colossal" et aboutissant sur une cinglante reprise de Led Zeppelin qui tombe sous le sens ("Communication Breakdown"). L’affaire se clôt sur l’imparable "Joker And The Thief" expédié droit dans les gencives d’une foule qui ne demande que ça. On aurait bien voulu un ou deux titres en plus ("Witchcraft", notamment). Qu’importe, on reverra sûrement ces australiens dans quelques mois venir parachever leur conquête du monde. SET LIST : Dimension Pyramid Apple Tree White Unicorn Love Train Woman Where The Eagles Have Been Mind’s Eye Vagabond Colossal Communication Breakdown Joker & The Thief
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Album de la semaine

Black Mountain


Destroyer


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Cela vous aura peut-être échappé, mais Black Mountain a discrètement rendu l’âme il y a de cela un peu plus de deux ans. Oh, rien d’aussi dramatique qu’un split avec tambours et trompettes, rien qu’un départ en catimini, celui du couple Amber Webber - Joshua Wells à qui l’on doit le sémillant projet alternatif Lightning Dust, dont on attend par là même un nouvel album très bientôt. Sans annonce, communiqué ni explications, alors que les canadiens venaient d’écoper de leur plus beau succès critique avec leur magnifique IV. Bien sûr, les choses sont loin d’être aussi simples, et la note accordée à ce Destroyer vient d’ailleurs démentir la sentence prononcée en début de paragraphe. Néanmoins, une page se tourne, et autant on oubliera sans doute assez facilement le cogneur Wells - remplacé poste pour poste par Adam Bulgasem, autant il sera bien plus ardu de faire abstraction du chant mystique de Webber qui nous laissera à jamais orphelins.

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