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Compte-rendu de concert

The Subways


Date : 22/02/2006
Salle : Maroquinerie (Paris)
Première partie : Zzz
Bylli, le 24/02/2006
( mots)
C'est dans une Maroquinerie pleine à craquer que débarquent Daan (orgue) et Björn (batterie et chant), les deux compères de Zzz, au milieu d'une scène abondamment enfumée. Alors que le concert de The Subways affiche complet depuis un bon mois, c'est à ce combo néerlandais qu'incombe la tâche de chauffer un public qui n'a d'yeux et d'oreilles que pour les trois jeunes anglais. Débute rapidement une étrange transe faite de lourdes percussions, d'une voix à écho, et d'un orgue aux rythmes new wave. On cherche alors en vain où peut bien être le rock-garage-blues annoncé par le site Internet d'un célèbre hebdomadaire français... Mais ces interrogations cessent rapidement pour céder la place à une impatience grandissante quand s'enchaînent de longues et pénibles combinaisons de percussions électroniques, de cet éternel écho abominable, d'orgues et de mélodica (!). Enfin, on essaye de se consoler en s'apercevant que Daan a l'air de passer un excellent moment... Oui mais voilà, à part un surprenant "Lucy", les spectateurs ne semblent guère goûter au trip de nos deux compères, et se jettent des regards incrédules quand, en guise de bouquet final, le combo quitte la scène en faisant enfler une interminable distorsion sonore qui a sans aucun doute détruit une bonne moitié des cellules auditives malheureusement présentes dans la salle. L'indéniable avantage d'une telle première partie est que le public, s'il n'est pas parti en hurlant, apprécie d'autant plus la délicate musique de Jon Brion qui emplit la salle pour le faire patienter, et le séisme Subways qui s'annonce. Et lorsqu'à l'appel de quelques fans anglais, qui s'époumonent en un délicat "come on fuckers !", le très jeune (19 ans de moyenne d'âge) trio britannique, tout juste arrivé en scène, fait rugir le refrain de "With You" en guise d'introduction, on se dit que tout cela en valait finalement la peine. The Subways sont ravis de jouer et ils le montrent. La tempête se poursuit avec un explosif "Young For Eternity", dont le titre semble leur convenir mieux que jamais. Le temps de reprendre leur souffle, et pour le batteur Josh Morgan de se couvrir d'un drapeau anglais à l'effigie du groupe lancé par un spectateur, et le public se met à hurler avec Billy Lunn un "I Want To Hear What You Have Got To Say" que ce dernier étire au plus grand bonheur de la salle. Charlotte Cooper, robe courte, basse déchaînée et crinière blonde qui ne cesse de s'agiter, serait l'attraction de la soirée si le chanteur et guitariste ne prenait un malin plaisir à sauter depuis la grosse caisse tout en jouant ou à plonger allègrement dans le public. Au milieu des vagues rageuses "Oh Yeah" et "Holiday", un premier morceau inédit vient se glisser dans la setlist. Charlotte Cooper, qui a probablement effectuée l'équivalent d'un marathon en allers-retours le long de la scène, n'a de cesse de remercier le public entre deux puissantes lignes de basse. Quand Billy Lunn finit de chanter "Somewhere", le groupe quitte déjà la scène... Le rappel finira d'achever la salle. Invitant le public à "fucking sing with [him]", Billy Lunn, appuyé par une Charlotte Cooper qui a décidé de se vêtir d'un soutien-gorge entre-temps, lancent une nouvelle composition, très prometteuse soit dit en passant. Enfin, le "Rock'n'roll Queen" que tout le monde attendait clôturera le concert dans l'euphorie générale. The Subways sont probablement ce qui se fait de mieux actuellement sur scène ; on aurait tord de s'en priver !
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