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Compte-rendu de concert

The Howling


Date : 06/10/2006
Salle : Mains d'Oeuvres (Saint-Ouen)
Première partie : Dry Can, Loading Data, Dry Can
Maxime, le 09/10/2006
( mots)
Il faisait bon de traîner dans le coin de Saint-Ouen ce week-end, de braver la pluie pour aller se réfugier aux Mains D’Œuvres, histoire de se jeter une bonne soirée en compagnie de quelques représentants du stoner rock hexagonal. Dry Can essuie les planches le premier. Jeune groupe versant dans le post-grunge, le quatuor fait beaucoup songer aux premiers efforts de Pearl Jam, avec une voix habitée et des mélodies soutenues par des décharges de riffs bien sentis. On pense parfois aux compos d’Addict, groupe oublié de la fin des années 90, qui recyclait avec efficacité le son des groupes de Seattle. Le petit plus du combo est de laisser à la guitariste le soin de se charger des chœurs hurlés. Et il n’y a pas à dire : une jolie fille trempée de sueur criant dans un micro, c’est beau. Puis vient Loading Data, power trio s’adonnant à un rock musclé nourri de giclées de riffs de guitares généreusement gras. Le spectre du "Regular John" des Queens of the Stone Age plane plusieurs fois lors du set, tant le groupe semble s’adonner à diverses variations autour de ce titre. Sauf qu’ici le géant rouquin a laissé place à un grand gaillard de type méditerranéen au sourire en coin, même si tous deux portent leur guitare de la même façon. Les choses décollent à la moitié du concert, lorsqu’on nous propose des chansons tirées du second opus (à venir), moins uniformes, risquant plus les changements de rythme, contenant des saillies guitaristiques plus conséquentes. Loading Data achève ainsi sa prestation sous les meilleures auspices (avec une tentative ratée de surfing guitar) et on se prend à attendre le second LP avec intérêt. Impatiente d’en découdre, la meute de The Howling investit la scène pour clore l’affiche. Prestation pas tout à fait comme les autres puisque ce soir le groupe égrène deux nouvelles recrues : un guitariste au sourire timide et un bassiste planqué entre la batterie et les amplis. Pour compenser, Julien Mangogna se démène comme un diable, balance sa crinière bouclée, saute partout administrer des coups de pieds imaginaires avec une belle énergie communicative. Autre particularité du concert : à mi-temps, le groupe se fend d’un intermède acoustique pour un titre mid-tempo bien fichu dans un premier temps puis pour un simple guitare-voix ensuite. The Howling confirme ainsi les penchants plus intimistes qui affleuraient sur leur EP. Il ne fait nul doute que leur album devrait présenter une ou deux chansons de cet acabit. Loin de plomber la prestation, cette petite pause ne rend les compositions électriques que plus savoureuses. S’ensuit ainsi un "Fin du jeu" magistral avec une batterie au taquet et un mur de son on ne peut plus cinglant. La plupart des chansons de l’EP défilent ("Dogs On The Leash", "Desert Song", "Surfin’ 70") accompagnées de quelques compos inédites. Le tout est balancé avec conviction, entrain et un plaisir évident. Même si les sets étaient courts (faute d‘un répertoire conséquent), on a pu juger sur pièce de la pertinence d’une scène qui certes mérite encore de faire mûrir ses influences, mais qui présente une énergie et une conviction qui emporteront le morceau un jour ou l’autre. On aurait bien voulu une ou deux petites reprises, mais on chipote. Une belle soirée, comme dirait Michou. On se demande d’ailleurs ce qu’il aurait bien pu foutre ici.
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