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Compte-rendu de concert

Sonic Youth


Date : 09/08/2008
Salle : Port de Saint-Nazaire (Festival Les Escales) (Saint-Nazaire)
Première partie :
Lee, le 15/08/2008
( mots)

L'été, tout est permis ! C'est pourquoi, partir de la frontière suisse-allemande pour débarquer sur la côte atlantique relève plus d'une simple expérience que d'un véritable défi. Une traversée d'est en ouest qui n'était pas de tout repos, surtout quand la SNCF accumule les retards comme nos chers ministres légifèrent sur la constitution.

Mais que vient donc faire Sonic Youth au 17ème festival des musiques du monde, Les Escales ? Eh bien, le groupe présentait également une exposition intitulée Sonic Youth etc. : Sensational Fix en partenariat avec le Life, un musée d'art contemporain. Celle-ci faisait le tour de leurs activités transdisciplinaires qui ont fait la richesse de leur grande carrière. L'entrée se faisait par une marche sur plus de 2000 disques (vinyles) disposés sur le sol. Ensuite, on pouvait admirer des vidéos, avec notamment 1991 : The Year Punk Broke où des casques étaient à disposition pour ne pas gêner les autres personnes qui circulaient, mais aussi beaucoup de vidéos projections, ou également des guitares acoustiques qui comportaient des moniteurs vidéos. Evidemment, l'exposition permettait aux aficionados de (re)découvrir leurs pochettes d'albums, des anciennes guitares (en mauvais état), des peintures de Kim Gordon ainsi qu'un gigantesque mur décoré d'affiches de nombreux concerts du groupe. A disposition du public, tourne-disque, livres et banques de données musicales sur PC, nous invitaient à nous replonger dans l'univers si particulier de Sonic Youth. Mais la réussite de l'exposition se basait sur des photos, tableaux, sculptures et vidéos montrant des collaborations avec les écrivains beat William S. Burrough, Jack Kerouac et Allen Ginsberg, ainsi qu'avec des réalisateurs comme Sofia Coppola ou Spike Jonze, par exemple. D'autres personnages célèbres étaient à l'honneur tels que Patti Smith ou Alan Vega, et complétaient grandement cette magnifique exposition.

Alors, si, une après-midi, vous n'avez rien de prévu, allez donc jeter un coup d'oeil à cette sensationnelle exposition, présentée au Life de Saint-Nazaire jusqu'au 7 septembre 2008. Elle continuera son tour du monde à Bolzano en Italie, puis à Düsseldorf en Allemagne. D'autres villes en Europe, aux Etats-Unis, en Asie et peut-être en Océanie seront aussi prêtes à l'accueillir.


Venons-en au concert. Il avait lieu dans le cadre du festival Les Escales, au bord de l'océan Atlantique, dans la ville portuaire de Saint-Nazaire. L'ambiance était très conviviale, et même familiale ; de nombreuses associations proposaient de vous restaurer en dégustant des plats typiquement new-yorkais, brésiliens ou africains. Robert Wable exposait de beaux clichés noir et blanc de la Grande Pomme, et il y avait même un espace ludique (pas uniquement réservé aux enfants) où l'on pouvait jouer, construire des tours avec des kaplas ou se faire maquiller.

A 21h30, Sonic Youth débarqua sur la scène plein-air du parc des expositions de Saint-Nazaire. Le concert démarra sur un formidable "The Burning Spear", tout de suite reconnaissable aux premiers sons de la batterie de Steve Shelley. Le grand Thurston Moore jouait avec deux baguettes, l'une tenue sous les cordes du manche de sa guitare, l'autre, dans sa main droite, grattait et frappait l'instrument. Lee Ranaldo, lui, décrivait d'amples mouvements coordonnés en balançant sa guitare de gauche à droite. Au centre de la scène, Kim Gordon, avec sa robe rouge, parvenait déjà à capter l'attention par son discret charisme. Mark Ibold, toujours en retrait, venait compléter le resplendissant tableau que dessinait le groupe. "Bull in the Heather" enchaînait impeccablement le show, en coupant la respiration des spectateurs quand les guitares occupaient, à elles seules, l'espace. C'est à ce moment que le groupe décide d'envoyer les gros calibres de Daydream Nation, avec, tout d'abord, "The Sprawl" et ses agressives paroles scandées par Kim : "Are You For Sale ? Fuck You", puis l'énorme "'Cross the Breeze" et son atmosphère lourde et planante. Vient "Eric's Trip" chantée par Lee Ranaldo, aux extrêmes supplices de la mélodie. Et enfin, les deux premiers titres de la Trilogy, "The Wonder" et "Hyperstation", nous convoquèrent alors pour le voyage intersidéral tant attendu, et la voix de Thurston nous assurait la bonne direction tel un cybernéticien punk qui cherche la communication. L'arracheuse "Drunken Butterfly" faisait son clin d'oeil à l'album Dirty, avant que le chef d'oeuvre "Schizophrénia" ne marie au nanomètre près féminin et masculin dans une fusion cellulaire. Lee déposa à nouveau son extraordinaire phrasé sur "Hey Joni", titre très efficace de sa composition. Comme pour montrer que le récent Rather Ripped était quand même fichetrement bon, Sonic Youth interprète ensuite "Jams Run Free" qui voit Mark Ibold s'emparer de la basse tandis que Kim Gordon s'abandonne à ses frénétiques tourbillons. Le groupe, très concentré, joue encore "Pink Steam", une chanson post-rock sobre et envoutante.

Thurston Moore réapparaît de suite sur scène invitant les autres à le rejoindre : "Hey kids, come on !" Il présente à la foule "Lee is free", qui revient bras levés, sourire aux lèvres, mais aussi "Steve from Michigan", qui se replace derrière les fûts. Puis, s'adressant à sa femme : "Hey Kim, what's your choice baby ?" Les quatres artistes lancent alors "Shaking Hell" où le chant de Kim est toujours aussi extraordinairement effrayant, alors que Lee déchire des sons noisy de sa gratte.

Un concert beau et puissant du meilleur groupe du monde !


Set List :


The Burning Spear

Bull in the Heather

The Sprawl

'Cross the Breeze

Eric's Trip

The Wonder

Hyperstation

Drunken Butterfly

Schizophrenia

Hey Joni

Jams Run Free

Pink Steam


Rappel :

Shaking Hell

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Opeth


In Cauda Venenum


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De parangon du death-metal suédois à inclinaisons progressives, Opeth est passé en moins de dix ans à coqueluche du monde progressif tout court avec ses albums mélodiques et techniques typés 70’s. Gloire permise aussi par une esthétique affirmée ; il y a bel et bien un « son » Opeth qui est né depuis Heritage(comme il y a avait une identité claire dans la première période du groupe), et celui-ci n’est pas du tout renié dans ce nouvel opus tant attendu. En effet, In Cauda Venenum est dans la claire lignée des albums précédents, dont le dernier en date était le chef-d’œuvre Sorceress aux qualités exceptionnelles. 

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