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Compte-rendu de concert

Muse


Date : 14/12/2006
Salle : POPB (Paris)
Première partie : Razorlight
Lilian, le 19/12/2006
( mots)
Arrivés autour de 19 heures à Bercy, les marches qui donnent accès à la salle sont déjà noirs de monde. Apparemment, les fans les plus assidus sont là depuis le début de l'après-midi pour obtenir leur place en fosse. Il faut dire que c'est une belle soirée qui s'annonce, avec rien de moins que les Razorlight pour assurer la première partie du trio britannique. Le POPB est déjà bien rempli quand Razorlight déboule sur une scène coupée de plus de sa moitié par un grand rideau noir. Le quatuor entame d'emblée son set avec "In the morning", leur tube, histoire que tout le monde sache tout de suite de qui il s'agit. Premier étonnement, le son est très bon, ce qui est rare à Bercy. Le groupe mené par son charismatique chanteur au déhanché très "jaggerien" enchaîne des morceaux pleins d'énergie et réussit sans mal à captiver le public. On peut voir d'ailleurs que les jeunes demoiselles apprécient beaucoup le groupe anglais. Le batteur est tout aussi captivant. Il martèle ses fûts avec une force et une précision impressionnantes. "It's a song about America, 'calls America' " lance Jonnhy Borell dans un moment de poésie intense, avant d'entamer donc cette fameuse chanson un poil plus posée que les autres. Mais c'est plein de fougue et en demandant l'aide du public que les Razorlight termineront un show de près de 45 minutes. Et même si le public a peu participé, ce fut une excellente première partie. "Entracte : 20 minutes". Au moins c'est clair, c'est écrit en gros sur les écrans du POPB. Au dessus de nous un petit groupe réussit à faire partir une ola qui fera quelques tours. Les ingés sons montent ensuite le volume quand débute le mythique "Killing in the name" des Rage Against the Machine, et ça fait son petit effet. Et c'est donc vingt minutes plus tard que s'éteignent les lumières de la salle et que tombe le grand rideau noir sur la mélodie de "Take a Bow", celle-la même qui introduit le dernier album de Muse. Le décor est donc posé. De grand tubes lumineux aux couleurs changeantes traversent le haut de la scène jusqu'à un grand rideaux de diodes qui fera office d'écran géant, sur lequel défilera toutes sortes d'images d'accompagnement. Un écran qui se poursuit sur un gros caisson qui se soulève pour laisser apparaître Dominic Howard et sa batterie transparente. Le clavier futuriste de Matthew Bellamy a été remplacé par un beau piano droit bien plus classe. Et surprise, au loin, reclus dans un coin de la scène, un quatrième musicien a élu domicile entre quatre claviers. Ajouter à ça un prolongement en forme de ponton de chaque côté de la scène, et quelques avancées devant la fosse et vous aurez un bon aperçu de l'impressionnant décors qui emballe ce show. Pour l'événement, le trio est tout vêtu de noir, un grand foulard (noir aussi) est noué au bras frêle d'un Bellamy surmonté d'une coupe de cheveux très "japanisante". Après une bonne intro, le show prend doucement avec "Map of the problematique", avant de commencer les choses sérieuses et un "Butterfly and hurricanes" de grand standing. Toujours aussi impressionnant sur la fin. Débute ensuite le disco-métal "Suppermassive Black Hole", plus métal que disco pour le coup, et la foule commence réellement à s'agiter de partout devant un Matt Bellamy qui n'hésite pas à se donner. Quand les premières notes de "Newborn" commencent au piano, le public est aux anges et le fait savoir. Et même si le solo de Bellamy est un peu plus fouillis que sur le dernier DVD, la magie est là. Sur "Starlight" c'est le "quatrième Muse" qui entame la petite mélodie au clavier, laissant ainsi plus de liberté à Chris et Matthew qui en profitent pour prendre de la hauteur sur les fameux pontons pour le plus grand bonheur des gens en gradin (qui n'ont été assis que le temps de Razorlight finalement). Pour entamer le morceau suivant, un roady ramène une guitare acoustique et commence alors un "City of Delusion" absolument énorme. Même si les parties de violons sont assurées par les claviers, le jeu des trois camarades sonne à la perfection tout comme le chant. Et au moment du solo de trompette, alors qu'on s'attend à un sample -n'ayant pas vu le dit instrument- c'est à la gratte sèche que Bellamy scotche tout le monde, jouant dessus ce même solo très spectaculaire. Les trois musiciens se retrouvent ensuite autour d'une grande flamme qui orne le caisson de Dominic pour jouer un intimiste "Forced in", unique représentant de Hullabaloo. C'est après cette sorte d'interlude que commence "Bliss" avec toute la fougue du trio et son rituel lâché de ballons énormes sur le public. La chanson se termine et les ballons flottent toujours. Le chanteur fait alors comprendre qu'il ne reprendra pas tant qu'il y aura des ballons et entâmes une petite musique de cirque qui a le don d'amuser Chris. Aussitôt le dernier ballon crevé sous la bronca du public, les premières notes de "Feeling Good" se font entendre. Matthew reste ensuite au piano pour "Hoodoo", sur lequel on peut encore s'extasier de ses capacités vocales. "Pour ce morceau, il faut allumer vos briquets ou vos portables" nous dit Dominic dans un français mal assuré. Commence alors "Invincible", et force est de constater que les fumeurs se font de plus en plus rare. En tout cas le résultat est impressionnant, Bercy se donne des airs de voie lactée. Après ce passage calme, la grosse machine est remise en route et le combo entame un "Time is running out" qui (comme il y a deux ans) provoque un véritable raz de marée dans la foule et qui donne l'élan pour un "Plug in baby" détonnant. Le groupe quitte ensuite la scène pour le premier rappel. Un moment très douloureux pour les tympans, bien plus que le concert en lui-même. Et pourtant Muse joue fort ... très fort. Le trio revient assez vite sur scène (merci pour nos oreilles !) et Matthew s'installe une nouvelle fois au piano. "This is the first song of our first album" dit-il, et sous les cris de la foule commence alors "Sunburn", seule chanson de Showbiz ce soir. Un pur moment ! Mais les anglais on décidé de finir leur show en mettant le feu, et c'est sur les très électriques "Hysteria" et "Stockholm Syndrom" que s'achèvera ce premier rappel. Muse revient ensuite sous les ovations, et comme il avait entamé le show sur le premier titre du dernier album, il finit alors par celui qui le conclu : "Knights of Cydonia". Et que dire ... c'est géant. Avec bien plus d'énergie que sur le cd, Bellamy offre une fin de spectacle haute en couleur. Le final est plus qu'énorme. Les dernières paroles s'affichent à l'écran "No-one's/gonna/take me/alive/The time/has come/to make/things/right ..." et quand la guitare reprend, c'est tout Bercy qui s'agite pour la dernière fois. Même au plus haut du plus loin des gradins, les gens sautent. C'est très impressionnant. De grandes gerbes de fumée viennent clôturer la chanson et le groupe tire sa révérence. Je pensais avoir vu mon meilleur concert de Muse il y a quelques années à Belfort, mais la donne a changé ce soir. Ce fut un concert très impressionnant, bien plus qu'il y a deux ans à ce même endroit, et le son était à la hauteur de l'événement. Le spectacle fut aussi très complet, aussi bon visuellement que musicalement. Même le public a tenu son rôle, c'est dire !
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Black Mountain


Destroyer


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Cela vous aura peut-être échappé, mais Black Mountain a discrètement rendu l’âme il y a de cela un peu plus de deux ans. Oh, rien d’aussi dramatique qu’un split avec tambours et trompettes, rien qu’un départ en catimini, celui du couple Amber Webber - Joshua Wells à qui l’on doit le sémillant projet alternatif Lightning Dust, dont on attend par là même un nouvel album très bientôt. Sans annonce, communiqué ni explications, alors que les canadiens venaient d’écoper de leur plus beau succès critique avec leur magnifique IV. Bien sûr, les choses sont loin d’être aussi simples, et la note accordée à ce Destroyer vient d’ailleurs démentir la sentence prononcée en début de paragraphe. Néanmoins, une page se tourne, et autant on oubliera sans doute assez facilement le cogneur Wells - remplacé poste pour poste par Adam Bulgasem, autant il sera bien plus ardu de faire abstraction du chant mystique de Webber qui nous laissera à jamais orphelins.

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