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Compte-rendu de concert

Kula Shaker


Date : 26/02/2026
Salle : Café de la danse (Paris)
Première partie :
Chrysostome, le 05/03/2026
( mots)

Kula Shaker n’ayant pas le même succès en France qu’en Angleterre, leurs tournées ne proposent au mieux qu’une seule date dans l’hexagone. N’ayant jamais eu l’occasion de les voir jusqu’à présent, je me suis donc décidé à parcourir les 600 kilomètres me séparant de Paris pour remédier à cela. Le Café de la danse est une petite salle de 500 places qui offre des conditions idéales pour aller voir un de ses groupes préférés, quand d’autres artistes de la même époque plus côtés ne se produisent plus que dans les stades et arenas qui nous promettent une visibilité réduite et un son catastrophique.

En première partie, Floral Image plante déjà un univers kulashakerien avec son look sixties et ses colliers de fleurs pour décorer les pieds de micro. Musicalement, le groupe se lance dans des jams psychédéliques et on s’imagine alors tout à fait à quoi pouvait ressembler un concert d’un groupe psychédélique en 1967. Les compositions manquent de mélodies auxquelles se raccrocher et le son laisse à désirer : trop fort avec la rythmique basse-batterie qui prend le dessus sur les voix, guitares et synthés. Sans connaître les morceaux au préalable, difficile de rentrer dans leur set.

Le contraste est flagrant avec Kula Shaker. Le son est moins fort et parfaitement réglé, tous les instruments trouvent leur juste place. On est aussitôt impressionné par la capacité du groupe à reproduire aussi fidèlement les compositions à seulement quatre musiciens. Ces derniers ont d’étranges tenues qui nous évoquent des personnages de fiction : tout en noir des bottes au chapeau tel Zorro pour Alonza Bevan, tunique rayée rouge et noir de Dalton pour Crispian Mills, toge et barbe de Merlin pour Jay Darlington. Un immense backdrop projette des images psychédéliques pour un effet quelques part entre le kaléidoscope et l’animation numérique cheap. Même si on aurait pu imaginer mieux, celui-ci participe à installer une ambiance et certaines animations sont même finalement très réussies.

Apparemment particulièrement fier de sa nouvelle production, le quatuor semble parti pour nous jouer Wormslayer dans l’ordre et en intégralité. Les titres "Lucky Number" et "Good Money" confirment le potentiel tubesque qu’on leur trouvait : le premier nous emporte par son énergie et le deuxième nous fait groover. Les musiciens sont quasiment aussi énergiques sur scène qu’il y a 30 ans et ne laissent absolument pas paraître leur cinquantaine. "Charge of the Light Brigade" et "Broke as Folk" ont aussi peu d’intérêt live que sur disque et si on s’en serait bien passé, on échappe au moins à la ballade lambda "Little Darling".

Wormslayer est mis entre parenthèses le temps de revisiter d’autres albums et deux des meilleurs titres de Natural Magick (l’éponyme et "Idon'twannapaymytaxes") nous ramènent à la sensation d’efficacité, d’énergie et de groove du début du concert. Première apparition de l’influence hindoustani avec le trippant "Infinite Sun", excellent choix pour représenter K2.0. Le public, marqué principalement par les deux premiers albums du groupe, s’impatiente et s’étonne de n’avoir pas eu droit à un morceau de plus de 10 ans quand arrive enfin "Shower Your Love" et "Grateful When You're Dead / Jerry Was There". Si on est ravis de voir Peasants, Pigs & Astronauts et K enfin représentés, on s’interroge de n’avoir toujours pas eu un seul gros tube.

Retour à Wormslayer pour illustrer sa deuxième moitié, beaucoup plus psyché, qui nous avait ravis sur disque. Pour le coup, celle-ci marche moins bien en live que les titres rock ou groove, y compris l'épique "Wormslayer" avec lequel Kula Shaker termine son set après seulement une heure. Il faudra donc attendre le rappel pour entendre enfin des tubes, "Tattva", "Hush", et le plus attendu de tous "Govinda" qui se fait désirer jusqu’au bout puisqu’une reprise de George Harrison ("Isn’t it a Pity") est jouée avant. "Tattva" et "Govinda" sont étirés pour faire durer le plaisir et Crispian en profite pour faire participer le public.

On repart sur une très belle note mais en regrettant toutefois l’absence totale de représentation des excellents albums que sont Strangefolk et Pilgrims Progress. Quant à Peasants, Pigs & Astronauts qui est leur sommet artistique, pourquoi l’avoir si peu représenté et nous priver des incontournables que sont "Great Hosannah", "Mystical Machine Gun" et "Sound of Drums" ? On s’étonne également de cet agencement étrange avec un rappel qui dure le tiers du concert et rassemble 100 % des morceaux les plus connus. Si la setlist de ce soir qui donne la part belle à des titres moins connus à de quoi plaire à un fan qui les suit en concert depuis des années, elle laisse clairement à désirer pour quelqu’un qui était venu voir le groupe pour la première fois. L’expérience reste néanmoins très satisfaisante de par l’énergie et la qualité de restitution, ainsi que l’efficacité de certaines chansons issus des albums plus récents qui montre que nos anglais n’ont rien perdu de leur superbe !

 

Setlist :

  1. Lucky Number

  2. Good Money

  3. Charge of the Light Brigade

  4. Broke as Folk

  5. Natural Magick

  6. Idon'twannapaymytaxes

  7. Infinite Sun

  8. Shower Your Love

  9. Grateful When You're Dead / Jerry Was There

  10. Be Merciful

  11. The Winged Boy

  12. Day For Night

  13. Wormslayer 

    Rappel :

  14. 303

  15. Tattva

  16. Hush

  17. Isn't It a Pity (George Harrison)

  18. Govinda 

Commentaires
Chrysostome, le 22/03/2026 à 13:10
@Guillaume : je n'ai pas perçu ça mais j'étais pas super bien placé (dans la fosse au fond).
Guillaume, le 13/03/2026 à 22:30
Salut ! J'ai eu la chance de voir le concert depuis la petite mezzanine side stage, j'avais un son plus brut :) Un truc qui m'a surpris, et tu me diras si tu as perçu la même chose, Mills qui était plutôt sympa quand il parlait au public ou quand il échangeait avec son technicien m'a semblé agacé à plusieurs reprises notamment vis à vis de Paul Winterhart à la batterie qui a pourtant bien tenu son rôle. Chouette concert, j'espère que nous aurons droit à d'autres visites :)