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Compte-rendu de concert

Fu Manchu


Date : 30/10/2007
Salle : Trabendo (Paris)
Première partie : The G.O.D.S.
Maxime, le 01/11/2007
( mots)
Nous avons beau nous épuiser à écrire à longueur de lignes combien écouter du stoner est une bonne et excellente chose, force est de constater que le message n’est pas encore totalement passé, preuve en est ce Trabendo (qui n’est pourtant pas une salle énorme à la base) se remplissant péniblement pour atteindre un peu plus de la moitié de sa capacité au plus fort de la soirée. Et pourtant on assiste à un évènement : le venue des dinosaures de Fu Manchu dans l’Hexagone, l’un des groupes les plus connus et respectés du genre. Il ne sont pas venu jouer en France depuis des lustres et avaient superbement snobé notre pays lors de leur tournée entamée au début de l’année. Autant dire que le concert de ce soir fut précieux, vu que le groupe ne risque pas de revenir avant un bon bout de temps.


Pendant que les locaux se voient progressivement occupés par une faune semblant sortie tout droit d’un épisode de That 70’s Show, rouflaquettes et T-Shirt Monster Magnet - Queens of the Stone Age de rigueur, et que l’on se donne déjà rendez-vous pour le concert d’ Hermano la semaine prochaine au Nouveau Casino, The G.O.D.S. (pour The Gentlemen of Distorded Sound) investissent les lieux. On fait alors connaissance avec un quatuor bigarré en provenance de Londres. Les membres sont vêtus d’une redingote sur laquelle est floqué le dessin d’une femme nue. Le guitariste arbore la coiffe d’un chef indien tandis que le chanteur s’improvise comme une rencontre improbable entre Zucchero et Hank Von Helvete des Turbonegro . D’ailleurs on songe parfois au sextet norvégien pendant le set, The G.O.D.S manifestant une affection identique pour les stances grasses et les solos chromés. Le début du concert est un peu brouillon mais le quatuor réagit vite en turbinant un "Whole Lotta Love" bien charnu. Pour le reste, on est en présence d’un heavy rock efficace, plutôt linéaire dans sa facture, mais assez généreusement balancé. Le chanteur essaie de secouer un peu l’apathie du public à l’aide moult invectives mais ne récolte en retour que quelques mous hochements de tête. Quelque peu échaudé par cet accueil tiède, il salue le public et retourne fissa en loge, laissant le soin à ses comparses de terminer l’ultime titre de leur set.

http://www.myspace.com/gentlemenofdistortedsound


Sur la terrasse du Trabendo, autour d’une clope, on échange nos impressions sur les derniers opus de Monster Magnet et Hermano , deux groupes phares qui viennent d’accoucher d’albums surprenants qui risquent de dérouter leur premier cercle de fans. Mais les discussions tournent court puisque le quatuor californien assiége la scène. Scott Hill arbore sa célèbre Dan Armstrong en plexiglas et usine avec ses séides une introduction bouillante et grésillante. En live, leur son préhistorique, espèce de hard rock copulant avec du hardcore primitif, fait mal, très mal. Les riffs décochés par Hill, véritables chapes de métal enroué, burinent les tympans, Bob Balch jongle avec dextérité entre ses différentes pédales d’effets, la basse de Brad Davis tapisse le sol de bourdonnements sourds qui malaxent les voûtes plantaires des premiers rangs. Face à ce mur de guitares ayant atteint Mach 3, les fûts de Scott Reeder ont parfois du mal à se faire entendre mais sa frappe reste présente à tout instant. Après cette mise en bouche, le groupe envoie sans tarder "Evil Eye", un de leurs classiques. Comme pour pallier à la frustration de ne pas avoir joué en France depuis tant d’années, le groupe enclenche un set dévastateur, certes sans réelle surprise, mais impitoyablement dense et fougueux. Le combo enquille un best of presque parfait, oubliant par exemple "Squash That Fly" ou "Asphalt Risin’", mais l’essentiel des standards Fu Manchu répondent présents : "California Crossing", "Hell On Wheels", "Over The Edge"… L’album The Action Is Go est particulièrement mis à l’honneur (5 titres joués), le dernier opus We Must Obey abordé avec parcimonie ("We Must Obey", "Knew It All Along", "Hung Out To Dry"). Dommage, on aurait bien voulu jauger l’impact scénique des dévastateurs "Shake It Loose" et "Between The Lines".

Titre après titre, le public va de plus en plus s’abandonner au bain de larsen en fusion qu’on lui déverse. Les pogos s’étendent de plus belle morceau après morceau. Les demandes fusent : on réclame à corps et à cris des "Mongoose", "Godzilla", "King Of The Road". Sur la fin du set, la température fait exploser le baromètre, dès que retentit "Mongoose". Les corps n’en finissent pas de valser d’un bout à l’autre de la fosse, les stage diving se multiplient. Le combo pilonne ensuite un "Anodizer" furieux, envoyant valdinguer leurs instruments dans tous les sens. Le jeune type bourré lors du dernier concert de Brant Bjork est tout heureux de voir ses plongeons accueillis cette fois-ci à bras ouvert par le public. Un roadie se dépêche d’intervenir et de s’improviser vigile de sécurité. Fu Manchu clôt le set sur une version démente de "Saturn III", ou comment coller 200 boîtes crâniennes dans les réacteurs d’une fusée en plein atterrissage sur Mars. Un très court rappel intervient rapidement avec "King of the Road". Postés sur le côté, les membres de Loading Data traversent la scène en un éclair pour venir se jeter dans la fosse et se mêler aux pogos transis de sueur de leurs comparses. Le groupe jette un ultime "Godzilla" accueilli sous une pluie épaisse brassant cris primaires et jets de gobelets de bière. Ambiance volcanique, set-list quasiment impeccable, groupe acéré et morceaux du feu de dieu. Et tant pis pour les absents qui ont, c’est bien connu, toujours tort.
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