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Compte-rendu de concert

Franz Ferdinand


Date : 10/03/2014
Salle : Zénith (Paris)
Première partie : Citizens!
Raphaëlle, le 17/03/2014
( mots)

Franz Ferdinand est un de ces groupes britanniques qui a émergé à l’orée des années 2000, leur single ''Take Me Out’’ les propulsant sur les chemins de la gloire. Trois albums plus tard, après une tournée colossale en 2009, le groupe était au bord de l’implosion. Ayant opté pour une pause salutaire, les Ecossais ont retrouvé l’envie de travailler ensemble et ont publié leur dernier opus, ''Right thoughts, Right Words, Right Action’’ à l’été 2013. Cette date au Zénith était donc l’occasion de venir tester leur album en live auprès du public parisien.


Le syndrome Arctic Monkeys ?


L’auteur de ces lignes se permet ici une digression dont la pertinence est toute subjective, en comparaison la situation de Franz Ferdinand avec d’autres rockeurs britanniques du début des années 2000 : Arctic Monkeys. Je garde ainsi un souvenir mitigé d’un Zénith d’Arctic Monkeys en 2012. Les anglais tentaient alors péniblement d’imposer « Suck It And See » à un public résolument tourné vers leurs premiers albums. Chassons ce fantôme pour de bon : Franz Ferdinand, au contraire, assume totalement ses premiers albums.

En fait, un adjectif pour qualifier ce concert pourrait être «généreux». Rares en effet sont les groupes capables de délivrer une performance de près de deux heures comportant, accrochez-vous, pas moins de vingt-deux titres : huit titres du dernier album, qui en compte dix en tout et pour tout, quatre titres extraits du troisième album, seulement trois du deuxième album et oui, vous avez bien compté, sept titres du premier album ! Du jamais vu !


Une énergie intacte


Autre angoisse : maintenant qu’ils ont passé l’âge dit « de la maturité » et que leurs albums s’étoffent au fur et à mesure des années, les Franz Ferdinand auront-ils perdu de leur allant sur scène ? Encore une fois, il n’en est rien.
Emmenés par une section rythmique à couper le souffle, le groupe aligne les titres les uns après les autres avec une énergie inépuisable, liés entre eux par leur nervosité et leur rythme. Après une ouverture grandiose sur ''Bullets’’, le ton est donné. Etonnamment, les chansons des différents albums s’entremêlent parfaitement les unes avec les autres. La ballade pop ''Fresh Strawberries’’ (4ème album) répond à ''Walk Away’’ (2ème album), ''Brief Encouters’’ (4ème album) fait le lien entre la puissance rock stadium de ''Lucid Dreams’’ (3ème album) et ''Michael’’ (1er album) et ses chœurs irrésistibles. Le troisième album fait exception puisque les trois singles (''Can’t Stop Feeling’’,''No You Girls’’ et ''Lucid Dreams’’) sont expédiés les uns à la suite des autres.


Le groupe maîtrise parfaitement son sujet. Qui a dit que Franz Ferdinand avait perdu de sa fougue en embrassant la mode de l’électro-rock ? Cela serait faire offense aux guitares fougueuses et à la batterie martiale qui prennent possession du Zénith avec une facilité déconcertante. Pour ne rien gâcher, Alex Kapranos chante juste, ce qui est suffisamment rare dans un concert de rock pour être signalé.


Sous le rock, la disco


Une fois que le groupe a rassuré son public, il peut commencer à le surprendre. Déjà utilisé à Rock en Seine en 2013, le sample de ''I feel love’’ de Donna Summer en intro de ''Can’t Stop Feeling’’ fait son petit effet. C’est gonflé, parfaitement assumé et totalement irrésistible. Les synthés ne sont jamais très loin, comme dans ''Brief Encounters’’. Le message est passé, les Franz font du rock, mais pas que.
Pourtant, il va leur falloir une sacrée dose d’énergie pour convaincre un Zénith assez récalcitrant à danser avec eux. En dehors d’un noyau dur dans la fosse, les gradins sont relativement calmes : les gens sont assis en hochant poliment la tête. Même l’enchainement ''Do you want to’’ et ''The Fallen’’ ne suffit pas à emporter totalement l’adhésion de la foule, malgré l’entrain du groupe.
La bonne humeur des Ecossais est heureusement communicative. Dès ses premiers pas sur la scène, Alex Kapranos, hilare, baragouine quelques phrases dans un français hésitant. Il interpelle régulièrement le public en français, ce qui fait toujours son petit effet. Leur jeu de scène est plutôt sobre, un poil raides derrière leurs guitares au premier abord. Heureusement, ils finissent par se laisser aller à sauter dans tous les sens. Mention spéciale au chanteur qui nous fait un feu d’artifice de sauts en grand écart, en ciseau ou genoux groupés. Il faudra attendre la quinzième chanson pour que le Zénith se lève enfin tout entier. C’est évidemment ''Take Me Out’’, leur premier tube. On soulignera au passage le geste immortalisé dans le clip, la jambe qui frappe le sol avec obstination.
Après un rappel, les Ecossais nous gratifient notamment de ''Jacqueline’’ et d’un solo de batterie à quatre sur ''Outsiders’’. Ils nous quittent sur ''Goodbye Lovers and Friends’’, titre qui clôt également leur dernier album.


Cette performance sonne comme un rappel fort-à-propos de quelques évidences qu’on avait peut-être un peu vite oubliées. Oui, Franz Ferdinand aiment la pop, le disco et le funk. Oui, ils aiment aussi la mode, puisqu’on se rappelle que le créateur Hedi Slimane avait choisi de les habiller début 2004. Leur choix de tenue, dix ans après, est un peu plus audacieux que leur ancien uniforme chemise blanche / costume noir, quoique toujours aussi chic.
Mais les Franz Ferdinand aiment avant tout le rock dont ils sont d’excellents ambassadeurs, comme le prouve cette prestation menée tambour battant et toutes guitares dehors.

 Set List :
1.    Bullet
2.    Dark of the Matinee
3.    Tell her Tonight
4.    Evil Eye
5.    Do You Want To
6.    The Fallen
7.    Fresh Strawberries
8.    Walk Away
9.    Stand on the Horizon
10.    Can’t Stop Feeling
11.    No You Girls
12.    Lucid Dreams
13.    Brief Encounters
14.    Michael
15.    Take Me Out
16.    Love Illuminations
17.    Fire
18.    Ulysses
------------------------
19.    Right Words
20.    Jacqueline
21.     Outsiders
22.    Goodbye Lovers and Friends

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