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Compte-rendu de concert

Clutch


Date : 26/05/2005
Salle : La Maroquinerie (Paris)
Première partie : Five Horse Johnson, Body Fluids
Maxime, le 28/05/2005
( mots)
Qu'est-ce qui pousse une poignée de jeunes gens à monter la butte qui surplombe Belleville en plein Jeudi de Mai caniculaire (31°C en moyenne) ? Le stoner, pardi ! Pour une fois qu'un groupe se livrant aux joies du postmodernisme sabbathien s'arrête dans notre capitale, il serait fou de passer à côté ! Car, loin des sunlights et de la gloire (méritée) des Queens Of The Stone Age, le stoner reste une affaire de connaisseurs. Surtout en France où la plupart de ces productions ne sont disponibles qu'en import. Mais le bouche à oreille fait son effet et c'est devant une Maroquinerie presque pleine que la soirée s'achèvera. Celui qui n'a jamais écouté de stoner ne peut savoir le bonheur que ce son procure en live : entre la basse gutturale qui vous creuse les boyaux, les riffs cinglants et hypnotiques décochés par les Gibson SG et la puissance de la batterie, la scène reste l'expérience stoner ultime. Le concert de ce soir en fut une preuve supplémentaire. Body Fluids C'est devant une salle quasi déserte qu'arrivent les français de Body Fluids. Ils tentent vaillamment de se faire une place sur la scène étroite (le batteur est obligé de tourner le dos à l'assistance) et dans le c?ur du public. Pas vraiment stoner, leur son très néo-metal, aidé par une sono excellente fait son petit effet, et les gens commencent à se rapprocher timidement de la scène. Rien de foncièrement original, mais le tout est exécuté avec pêche et conviction...sous l'oeil dubtatif de quelques stoner addicts. Le contrat reste donc rempli et la salle échauffée, prête à recevoir le second groupe. Five Horse Johnson C'est alors que déboulent les américains de Five Horse Johnson, qui sont tels que leur musique le laissait imaginer : gras, barbus, sympas, amateurs de bière (de bud, of course). Le chanteur Eric Oblander arrive sur scène avec sa collection d'harmonicas dans laquelle il puise avec soin. Et c'est parti pour une quarantaine de minutes de son gras et chaleureux. Ça commence sec avec "Cherry Red", single imparable de leur dernier album en date, The Last Men On Earth, rencontre diabolique entre la puissance d'un Blue Cheer et le groove de rockin' chair propre à ZZ Top. Ce titre est tout simplement la reformulation stoner du tube "La Grange". Le reste est du même acabit. Aidés par le batteur de Clutch (le leur était peut-être malade), les gars se démènent avec aisance, puisant allègrement dans leurs 4 albums. Les moments forts du set restent les "Silver" et "Mississippi King" exécutés à la perfection et fortement approuvés par le public. Leur bluegrass passé à la moulinette heavy s'accorde tout à fait à la scène. On les félicitera à la sortie du concert, près du stand T-Shirt. Clutch Clou de la soirée, Clutch débarque sous les cris d'une foule enthousiaste. C'est réellement en live que leur son prend toute sa saveur : entre le groove ample relayé par la batterie et la basse surpuissante (sur Gibson SG modèle basse !), la furie des guitares et la présence d'un chanteur qui déclame parfois plus qu'il ne chante. La grosse quinzaine de titres, enchaînés et légèrement tronqués pour certains, remplira son office à merveille. Clutch est une valeur sure du stoner et même si les pogos se font rares, c'est avec des regards complices et enchantés qu'on partage cette expérience. Tous les musiciens sont excellents et, une nouvelle fois, je salue la qualité du son qui rend justice à leur talent. Entre deux titres, le groupe nous présente quelques nouvelles compos, extraites d'un futur album. Entre un Blast Tyrant sorti il y a un peu plus d'un an et un double live, on ne peut pas dire que les Clutch chôment et c'est tant mieux. Le tout se conclue par une jam monstrueuse de 10 minutes, puis un rappel un peu court où Eric Oblander revient pousser de l'harmonica. Au final, donc, une soirée très réussie et chaleureuse, autour d'un petit clan stoner soudé qui ne demande qu'à s'agrandir. photo tirée du site Slowend (www.slowend.com)
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Album de la semaine

Black Mountain


Destroyer


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Cela vous aura peut-être échappé, mais Black Mountain a discrètement rendu l’âme il y a de cela un peu plus de deux ans. Oh, rien d’aussi dramatique qu’un split avec tambours et trompettes, rien qu’un départ en catimini, celui du couple Amber Webber - Joshua Wells à qui l’on doit le sémillant projet alternatif Lightning Dust, dont on attend par là même un nouvel album très bientôt. Sans annonce, communiqué ni explications, alors que les canadiens venaient d’écoper de leur plus beau succès critique avec leur magnifique IV. Bien sûr, les choses sont loin d’être aussi simples, et la note accordée à ce Destroyer vient d’ailleurs démentir la sentence prononcée en début de paragraphe. Néanmoins, une page se tourne, et autant on oubliera sans doute assez facilement le cogneur Wells - remplacé poste pour poste par Adam Bulgasem, autant il sera bien plus ardu de faire abstraction du chant mystique de Webber qui nous laissera à jamais orphelins.

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