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Compte-rendu de concert

Ben Harper


Date : 25/11/2003
Salle : Palais Omnisport de Paris Bercy (Paris)
Première partie : Blind Boys of Alabama
Lilian, le 25/11/2003
( mots)
Grande soirée ce soir à Bercy. Et déjà la deuxième pour Ben Harper qui a bloqué trois jours l'immense palais omnisport (vous vous rendez compte, remplir Bercy 3 jours d'affilés, pfiou !). Et alors que la salle se remplit lentement au pied de la scène décorée par un coucher de soleil, le mystère plane toujours de savoir qui assurera la première partie. Après nous avoir explosé les tympans avec des musiques peu supportables avec cette acoustique, arrive enfin 20h, ou presque, et l'entrée en scène, et en file indienne, d'un groupe pour le moins surprenant. Ils sont six, deux guitaristes, un bassiste, un batteur et deux chanteurs dont il serait impoli de demander l'âge, bien que ça démange de savoir. La seule chose qui ne fait aucun doute, c'est que tous les deux sont aveugles (d'où la file indienne !). Ce sont les Blind Boys of Alabama, groupe mythique américain de Gospel, bien décidé à faire remuer la salle. Chose réussie au bout d'un set de cinq chansons, mené par la voix impressionnante de Jimmy Carter, qui malgré son âge, saute, danse et impressionne. Pour sûr, il a la patate ! Au bout d'une petite demi-heure, la magie s'arrête un instant quand les Blind Boys retournent en backstage sous de véritables ovations. Et là, la magie retombe vraiment à zéro quand on nous fait poireauter 45 bonnes minutes avant le concert de Ben Harper. Les quelques tours de Ola ou l'arrivée dans le public de Yannick Noah ne feront guère passer le temps plus vite. Ça reste l'unique point noir de la soirée. Enfin Ben et les Innocent Criminals arrivent sur scène devant un public qui malgré tout ne semble pas avoir refroidi. Et les premiers accords sur "Touch from your lust" ou encore le solo de basse sur "Alone" me font déjà penser à quel point j'ai de la chance d'être aussi près de ces monstres de la musique. Seulement après quatre chansons, Ben se décide enfin à faire un brin de causette avant d'entamer une version énoooooorme de "Sexual Healing". Au beau milieu de ce même morceau, alors qu'il zieute de part et d'autre de la salle, il s'approche des premiers rangs et attrape un téléphone tendu en l'air par un spectateur. Ayant la gentillesse de comprendre que la personne au bout du fil ne peu pas être là ce soir, il lui taille un brin de causette avant d'entonner la fin de la chanson, portable près du micro. Et la revoilà, cette fameuse magie ! S'ensuit un "Diamond on the inside" repris en ch?ur par Bercy, et "Burn on down" introduit par un trip sur les fumeurs, que j'avoue ne pas avoir bien saisi. L'euphorie générale atteint son summum quand les premiers accords reggaes de "With my own two hands" se font entendre. Titre jumelé avec "War" de Bob Marley, pour finir sur un "I believe in a better way" qu'il fait répéter à son public tel un gourou. Ça fait peu de chansons, et pourtant presque déjà 1h30, et les musiciens quittent une première fois la scène. Comme pour rappeler que c'est à un concert de Ben Harper qu'on est venu, il revient seul pour trois morceaux à la guitare. "Another Lonely Day" d'abord, "Suzie Blue" ensuite, et "When It's Good" jouée sur sa slide guitare, ponctué par un solo dont il ne semble pas vraiment satisfait vu sa manière de frapper les cordes à la toute fin. Ben nous annonce ensuite que ce soir, il reçoit un invité très spécial. Tout de suite je me laisse rêver à l'idée d'un duo avec Eddy Vedder, mais c'est finalement sa maman qui le rejoint sur scène (apparemment, pour la première fois de la tournée). Sur sa guitare sèche, on peut lire "Free Leonard Peltier Now" en soutient à ce condamné américain, qui luttait contre les politiques pour la reconnaissance des droits des peuples indigènes. Ensemble et avec le guitariste des Innocent Criminals ils entonnent alors un très émouvant "In the Lord's Arms". Suit "Bless to Be a Witness" (une de mes préférées), tout en percussions avec un coté un peu tribal, et des instruments bizarres comme cette boîte en bois que tient Ben Harper sur ses genoux et qui sort des sons si doux.Ce deuxième rappel est ponctué par "Steal my Kisses" et l'entrain qu'on lui connaît. Ben et les Innocent Criminals reviennent pour la dernière fois de la soirée. "She's Only Happy in the Sun" et surtout "I Shall Not Walk Alone" sur lequel il invite les Blind Boys pour un final grandiose. Le concert fini, personne ne quitte la scène (sauf les Blind Boys), et Ben visiblement ému de l'hommage rendu par le public présente d'abord un à un les Innocent Criminals et nous remercie d'être patient quand il y a des ratés (ah ? on a rien vu pourtant) et nous explique ensuite qui sont les Blind Boys à ses yeux. Il se fait ensuite offrir un drapeau de la Bretagne, de quoi l'émouvoir un peu plus, en se rappelant que sa première scène en France, c'était aux Transmusicales de Rennes, il y a 10 ans. Il finira sur un truc du genre (en traduction semi spontanée ...) "J'ai grandi avec les Blind Boys, et j'ai grandi avec vous [...] merci de nous faire ce triomphe". Ah si j'avais pu m'attendre à une telle soirée ... Le mot "magique" semble encore être le mot le plus approprié. Ben Harper est un géant du rock ! A coup sur on en parlera plus tard à nos enfants, comme nos parents nous ont parlé de Led Zeppelin ou de Jimmy Hendrix, le regard éclairé.
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