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Compte-rendu de concert

Balthazar


Date : 25/04/2012
Salle : Le Grand Mix (Tourcoing)
Première partie :
Mathilde, le 14/05/2012
( mots)

23 ans de moyenne d’âge et du talent à revendre, l’intelligence des arrangements et le groove de la partie rythmique équilibré par trois voix qui se croisent et se soutiennent: voilà Balthazar, une des (plus belles) révélations rock 2011, grands gagnants de concours du plat pays dont ils sont originaires, et grands chouchous de dEUS qui les avait choisis pour première partie sur le Keep You Close Tour. Ils jouent ce soir à Tourcoing, dans le cadre du festival Les Paradis Artificiels.

Le set débute avec les accords plaqués de piano de "Sunday Rider". Le morceau est sous tendu par des tremolos de violons qui lui donnent une dimension dramatique bien vite amoindrie par la voix  néo-folk de Jinte. "Hé merci beaucoup! Bonsoir, nous sommes Balthazar !".  Puis  "The Oldest Of Sisters" permet à chaque membre du groupe de donner de la voix. L'ensemble est spontané, bien en place, jamais surdosé. Une musique qui éblouit par son apparente facilité qui cache en fait des arrangements chouchoutés, c'est là la grande force de Balthazar.

Arrivent des chansons plus groovy, avec "Fifteen Floors" et ses trompettes atones et "I’ll Stay Here" et sa basse louvoyante. De titres plutôt dansants mais d’une mélancolie indiscutable, parce c’est made in Belgium et que c’est un peu la marque de fabrique de bon nombre de groupes pop-rock du pays, Girls in Hawaii en tête. Plus tard le stroboscopique "Blues For Rosann" lui fera écho: "Aaah/ I feel like shit before/ but when I think of my baby living/ I can’t take this smell no more/ No more!!”. Les gamins maitrisent leur sujet et leurs instruments, et on ne relève aucune fausse note. Ça rigole pas, "C'est pas le concours de la petite blague" comme dirait notre ex Nicolas national…

Puis les belges dégainent quelques nouvelles chansons qui rendent la sortie du successeur de leur premier opus Applause (prévu pour la rentrée) insoutenable. "Sinking Ship" promet un album toujours aussi frais. Du glokenspiel et des accords tendus de guitare pour une chanson irrésistible, mené par le grand Marteen qui dilate de sa voix plaintive le morceau telle une berceuse douillette et qu’on ne voudrait jamais voir finir. Suivront deux nouvelles chansons au nom non révélé et du genre à faire pleurer une poutre, toutes piquetées de voix angéliques et de riffs en mode mineur.

Histoire de ne pas laisser l’assemblée se noyer dans ses larmes et ses frissons, les jeunots un peu étonnés de l’effet qu’ils nous font, balancent "Hunger At The Door" et "Morning" pleins de morgue londonienne des Libertines et d'accents sarcastiques. Des titres à l'allure rigolote et décomplexée qui permettent de souffler avant le final majestueux et habituel des setlists de Balthazar, j’ai nommé "Blood Like Wine". Parfait "chant d’envoi" même si on n’est pas dans une église, ce titre invite les spectateurs à chanter en chœur: "Raise your glass to the nightime and the ways / to choose a mood and have it replaced".  La fin du morceau est uniquement a cappella et le groupe reste figé pendant quelques secondes, les instruments brandis en l’air,  en guise de clôture du set. A leur santé !

Un concert parfait et un surnom de "rois mages de la pop" amplement mérité, tant la musique de Balthazar est définitivement un cadeau de choix.

Setlist :

- Sunday Rider
-The Oldest Of Sisters
- Fifteen Floors
-I’ll Stay Here
- Sinking Ship
- ? (New Song)
- Morning
-Blues For Rosann
- Hunger At The door
-? (New song)
-Blood Like Wine 

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