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Compte-rendu de concert

Alcohsonic


Date : 08/01/2008
Salle : Le Klub (Paris)
Première partie : Moleskin, Dry Can, Dry Can
Maxime, le 21/01/2008
( mots)
Initialement prévue en novembre puis reportée pour des raisons personnelles par Alcohsonic, la soirée Dog In The Fog s’est tenue début janvier, prétexte idéal pour bien commencer cette nouvelle année. Chiens dans le brouillard et les chanteurs des trois groupes atteints d’angine sévère, chacun se dope à la cortisone pour tenir le coup. Le collectif Arachnorock vient poser ses amplis dans l’un de ses repaires, le Klub, là où Loading Data, The Howling et Dry Can avaient partagé l’affiche en juin dernier.

Moleskin est le premier à s’installer sur l’estrade pour marquer son cinquantième concert. David Vincent, à la guitare, se coiffe d’un chapeau de cow-boy tandis qu’à la basse, Loïc Montpontet arbore des lunettes de soleil et fait plus que jamais penser au célèbre acteur porno HPG qui aurait troqué son manche de chair pour un outil tout aussi phallique mais plus sonore. "Blind Enough" sonne la charge, rock puissant transpercé par des envolées mélodiques. Les fêtes de fin d’années sont peut-être passées par là mais on sent qu’il faudra quelques titres pour que le groupe se rode convenablement, ce qui est chose faite dès le troisième qui, sauf erreur de notre part, ne fait pas partie de leur premier EP. "Save My Soul" et "Scream My Name" ferment le set, et voilà que le froid hivernal sombre sous les assauts d’un heavy rock intrépide.

Seul combo de la soirée bénéficiant d’un stand merchandising joliment éclairé par des néons, Dry Can fait résonner son post-grunge aussi fiévreux qu’élégant. "Wherever I Stand" et "Wild" font toujours autant merveille, Bebann reste un soutien indéfectible à Antoine, accompagnant le chant lead ici de chœurs acides, là de cris éraillés. Flanqué d’un nouveau bassiste, le quatuor livre un set économe mais efficace car appuyé sur des compos solides, le nerf de la guerre. La ballade "October" est fortement réclamée, sans succès.

Le clou de la soirée reste le passage d’Alcohsonic. Concert pas tout à fait comme les autres puisqu’il marque le départ du bassiste Pierre Garçin, remplacé par le frère du batteur. Mais plutôt que de sombrer dans la nostalgie, le groupe préfère célébrer ce changement de line-up dans une pluie d’électricité crue. Tant mieux pour nous. Avec un premier album en cours d’enregistrement, le groupe reste plus que jamais rivé sur l’avenir, preuve en est une set-list généreuse. Les hostilités s’engagent avec un bondissant "Mojo Driver" que l’on avait pu découvrir sur leur EP live. Pierre Monjoin s’est mué en guitar hero échappé des seventies, cheveux détachés et bandana rouge en guise d’attributs. Avec un bonheur sadique, il fait rugir la guitare rouge sang que lui a prêté un de ses amis (une personne malfaisante ayant eu le mauvais goût de lui voler la sienne). Posté moins d’un mètre devant lui, le généreux donateur approuve. Suit un redoutable "Spam Me" qui figurera sur le futur album. Le nonchalant "I’m Your Man", soutenu par son riff échappé de quelque pub enivré emporte les derniers réticents. Des concours d’air guitar s’improvisent, on hoche de la tête en signe d’assentiment tout en vidant son gobelet de bière. "I Won’t Cut My Hair", reprise poivrée du groupe de hard rock danois D.A.D. (qui préfère se nommer D-A-D désormais) qui relaye le "Almost Cut My Hair" des Crosby, Stills, Nash & Young dans le genre déclaration d’émancipation. En plus fougueux et débridé. Un nouveau titre, "Stoned Morning", déboule sous les acclamations de la population du Klub. Alcohsonic enquille alors une nouvelle cover en hommage à leur bassiste, "Running Free", reprise speedée d’Iron Maiden. Le set se clôt sur le fédérateur "Big City Life" avant un ultime morceau jeté en rappel, "Alcohsonic Days", tronçonné avec jubilation. Avec cette grosse demi-heure expédiée sans temps mort, Alcohsonic ouvre 2008 sous les meilleures auspices.
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