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Album
Stoner4Ever, le 28/10/2020 à 01:37
Retour en force de Ty Segall avec son groupe, berçant moins dans la saturation et l'over gain parfois trop poussif des précèdent albums, avec des riffs plus soignés et un ensemble plus homogène. C'est toujours très sale mais méchamment efficace !
Actualite
Francois, le 27/10/2020 à 12:58
Ils se foutent pas un peu de la gueule du public, non ? Je ne veux pas faire du ACDC bashing, on le sait qu'ils font la même chose depuis des décennies, mais ils avaient su faire un peu évoluer la formule (l'excellent Ballbreaker). Mais là franchement ...
Billet
Francois, le 27/10/2020 à 10:14
@Mars4ever J'ignorai que nous avions des lecteurs jusqu'au Sénégal ! Merci beaucoup pour ton commentaire qui fait chaud au cœur, et si un jour tu te sens plus à l'aise, n'hésite pas !
Billet
Mars4ever, le 27/10/2020 à 08:52
Je vous souhaite de trouver les meilleurs pour les postes que vous cherchez a pourvoir. Et je tiens a vous remercier de votre travail. Je vis dans un pays ou le rock est quasi inconnu (Sénégal), et vous m'avez aidé a assouvir ma passion du rock et ma soif de découverte. Je ne compte plus le nombre d'artiste que j'ai découvert sur votre site et qui sont devenus ma base d'écoute. Pour tout ça, je vous dis merci et j'espère que vous trouverez ce que vous cherchez. J'aurais adoré postuler, mais je n'ai clairement pas les qualités requise. Alors ma seule façon de vous aider, c'est de vous remercier du fond du cœur et de vous encourager a toujours continuer ce que vous faites. Merci Albumrock !
Billet
Thid, le 26/10/2020 à 20:00
1-Crosby, Stills, Nash & Young - Déjà vu 2- Free - Fire and Water 3- Led Zeppelin - Led Zeppelin III 4-The Allman Brothers Band - Idlewild South 5-Black Sabbath - Black Sabbath 5-Creedence Clearwater Revival - Cosmo's Factory 6-Wishbone Ash- Wishbone Ash 7-Genesis - Trespass 8-Van Morrisson Moondance 9- Santana : Abraxas 10-Deep Purple: In Rock
Album
Arbitre, le 26/10/2020 à 14:14
Le problème avec cet album, c'est qu'il y a des morceaux sympas (en particulier "Feel flows" pour ses parties de flûte), et un morceau intéressant ("Surf's up"), mais tout est balayé par le somptueux "Till I die". Aucun autre titre de cet album ne lui arrive seulement à la cheville. C'est simple, quand on l'écoute une fois, on est capable de ne plus jamais écouter d'autre musique, on peut l'écouter en boucle pendant des mois. C'est grave !
Album
Kefran, le 23/10/2020 à 18:06
Très belle trouvaille ! Et cette pochette en mode "cité de R'lyeh", j'adore !
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Ben, le 23/10/2020 à 10:37
Je ne vois pas l'intérêt de descendre Bellamy sur cette critique.. il fait son taf, il a voulu se faire plaisir avec sa bande de pote en revisitant de la bonne musique rock, pas besoin de s'acharner sur ce qu'il fait ou a fait en solo ou avec Muse.
Billet
Chrysostome, le 21/10/2020 à 22:58
1/ Black Sabbath - Black Sabbath 2/ Pink Floyd - Atom Heart Mother 3/ Black Sabbath - Paranoid 4/ Crosby, Stills, Nash & Young - Déjà vu 5/ Nick Drake - Bryter Layter 6/ Genesis - Trespass 7/ Emerson, Lake & Palmer - Emerson, Lake & Palmer 8/ Gentle Giant - Gentle Giant 9/ Pretty Things - Parachute 10/ The Who - Live at Leeds. Et même si ça fait déjà 10 je me sens obligé de mentionner 3 excellents album de l'année que personne n'a encore évoqué : le premier Cactus, le premier Sweet Smoke et "Loaded" du Velevet Underground.
Album
RockyRacoon, le 21/10/2020 à 08:01
Sévère la critique. Dans l'air de la technologie et de l'intelligence artificielle on est amené à se demander qu'est-ce qui défini l'humain? Qu'est-ce qui nous restera dans un futur proche? Nos imperfections, nos expériences, nos sentiments, nos émotions, nos limites ? Reignwolf c'est ça des émotions brutes ! Cet album, ce titre particulièrement Over&over, c'est des émotions brutes. Et c'est ça qui nous défini...en tout cas en partie, nous les humains. Pas étonnant qu'on revienne à cela de mon humble avis. Bonne écoute
Album
MaximeL, le 20/10/2020 à 08:43
Merci beaucoup Jimmy pour avoir lu toutes les chroniques sur John Frusciante. Je ne suis pas spécialiste d'électro (ni même un amateur d'ailleurs) et Dark/Light est un des titres qui a le moins retenu mon attention sur The Empyrean, mais vos arguments sont bons ! J'attends avec impatience le jour où il nous refera un album "conventionnel". Mais en attendant, vous pouvez poser une oreille sur "I don't feel well" l'album tout récent de Pluralone, qui n'est autre que le projet de Josh Klinghoffer.
Actualite
Lucky, le 18/10/2020 à 16:22
Me fait penser un peu a emerson lake and palmer..tarkus
Actualite
Lucky, le 18/10/2020 à 16:14
Pas mal,bon chanteur et guitariste
Billet
Yuls, le 17/10/2020 à 17:25
1/ Black Sabbath " Paranoid" 2/ Simon and Garfunkel "Bridge over trouble water" 3/Van Morrisson "Moondance"
Album
Yuls, le 17/10/2020 à 17:15
Une claque écoutée en boucle et qui marque durablement. Peu d'album avec cet effet, Grant lee buffalo m'a aussi fait çà...
Album
Jimmy, le 16/10/2020 à 23:55
Sacré travail que d'avoir épluché tous ces albums ! Un grand Merci pour ce voyage musical. Ce fut avec beaucoup d'enthousiasme (et d'impatience) que je lisais critique après critique vos analyses, et découvrais en même temps les albums de Frusciante. Sauf pour cet album-ci que j'affectionne tout particulièrement depuis sa sortie. Alors j'aurais donc pensé avoir beaucoup à dire sur celui-ci... mais finalement tout vient d'être magnifiquement fait ici ! Je ne trouve pratiquement rien à ajouter de constructif à votre analyse... Mais bon, vu que je suis là à ne rien faire aussi tard, je me lance pour un petit mot. Alors bien que je sois compétemment d'accord sur les temps forts de l'album qui sont ici présentés, j'aimerai revenir sur un titre moins puissant que les autres mais qui m'avait bien interpellé déjà tout jeune, c'est Dark/Light. Et notamment sa deuxième partie qui consiste en une unique boucle de ligne de basse et de coeurs pendant quand même 5 min ! Ce qui n'est pas rien. Même si selon moi la boîte à rythme ne rend pas vraiment honneur au morceau, cette boucle est vraiment accrocheuse et je ne vois jamais les 5min passer. C'est toujours un plaisir de me laisser balloter inlassablement par cette basse comme par les vagues faisant tanguer mon embarcation... Après c'est peut-être moi qui fait une fixation sur les morceaux comportant des boucles bien foutues (j'entends par là celles qui ne paraissent pas se répéter, celles qui n'ont pas de fin marquée) rarement réalisées avec des instruments (les boucles, c'est souvent davantage le kif de la musique électro). Je voulais donc le souligner (et si jamais quelqu'un passant par là connait d'autres titres de ce genre, je suis éternellement preneur, mais je m'égare !..). Après on va pas se mentir, les guitares saturées et aquatiques de Frusciante et sa voix avec tout ce que ça véhicule restent l'attrait principal de l'album, Mais Dark/Light reste une "parenthèse contemplative" fort agréable pour ma part. Merci Maxime pour cette année de critiques !
Album
Elromano, le 16/10/2020 à 10:19
Album incontournable dans la discographie de Radiohead (déjà 20 ans !). Cet album est un tournant dans le parcours quasiment sans faute de ce groupe. On aime ou on n'aime pas, mais cette formation a marqué l'histoire du rock !
Album
Eily, le 13/10/2020 à 22:27
Dommage, je lui trouvais un petit air de "Surfer Rosa" du plus bel effet. Y'avait pas de réseaux sociaux en 1988...
Album
afterthegoldsrush, le 13/10/2020 à 21:05
Bonne chronique....De 1969 à 1979...il n'y a rien à jeter chez NY... Et c'est le seul mec de son âge encore actif (sans long hyatus), intéressant et cohérent...vive ses nombreuses archives...il en sort de plus en plus...je vais acheter une armoire rien que pour lui !! NY is the best...pas grand monde ne le sait, et c'est très bien comme ça !
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sethsur7, le 13/10/2020 à 20:50
Un sublime album, de bout en bout, qui mérite qu'on l'écoute sans rien faire d'autre à côté. C'est à se demander si ce groupe est capable de pondre une chanson passable. Le final de Rats in Ruin est beau à pleurer...
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Francois, le 13/10/2020 à 12:57
Il semble en effet qu'il y ait deux pochettes. On a eu un petit problème avec les réseaux sociaux pour la première version ...
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Kefran, le 13/10/2020 à 12:18
Ehé oui, il y a deux versions de la pochette à priori! En tout cas, très bon album de stoner! L'album est en écoute sur Bandcamp (entre autres).
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Ngcobra, le 13/10/2020 à 09:09
Effectivement écoutez ce matin dans la voiture, j'ai eu beaucoup de mal a me mettre dedans mais on ressent bien qu'aux prochaines écoutes, l'album va se sublimer. Belle chronique.
Album
Eily, le 11/10/2020 à 09:57
Dites, la pochette n'a pas changé depuis hier ?
Album
Mathildealbumrock, le 10/10/2020 à 11:07
De rien, un plaisir de vous faire découvrir ce groupe impeccable que j'affectionne particulièrement, et merci pour les encouragements pour Albumrock ! Toujours là pour vous servir !
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Francois, le 09/10/2020 à 13:09
Tout à fait en accord avec cette belle chronique, c'est d'ailleurs sous cet angle que je préfère Neil Young.
Actualite
kukuro, le 08/10/2020 à 22:32
Un grand s'éteint. Dommage que Van Halen n'est pas laissé plus de galettes mémorables.
Album
Francois, le 08/10/2020 à 12:19
Typiquement le genre d'album qui annonce la NWOBHM sans complètement y mettre les deux pieds car toujours un peu trop ancré dans le hard des 1970's (parallèle certain avec Wheels of Steel). Le pas est franchi sur son excellent successeur. Il n'en reste pas moins un très bon album.
Album
Kefran, le 08/10/2020 à 09:23
Oui je suis d'accord avec @kukuro, plus de 9 ans après, je n'ai toujours pas réussi à apprivoiser cet album qui reste froid et hermétique. Et pourtant, je suis un grand admirateur de la période Kid Amnesiac...
Album
kukuro, le 07/10/2020 à 23:16
Je rejoints Raphaelle. Avec les "singles" Burn the Witch et Daydreaming (enrobés d'un mystère typiquement oxfordien), Radiohead promettait quelquechose de grand, de très grand. Si le soufflé ne retombe pas tout à fait à l'écoute de l'entièreté de la galette, quelques remplissages viennent ternir le tableau. Heureusement, à la fin, on retient surtout un excellent Identikit et un merveilleux Decks Dark.
Album
kukuro, le 07/10/2020 à 23:12
King of Limbs est un monolithe dont la froideur de l'électronique est loin d'égaler un Kid A. Si l'album est loin d'être dénué de trouvailles (Little by little ou Codex ), il est trop hermétique et étriqué pour emporté l'adhésion.
Album
kukuro, le 07/10/2020 à 23:00
Maitre_Muqueux se vautre lamentablement. Kid A c'est le renouveau de Radiohead. Ils ont eux-mêmes dynamité leur statut pop ; un peu comme Sonic Youth dans les 90's. Certes, leur disco fleurte parfois avec l'élitisme branchouillard, mais In Rainbows ou Moon Shape Pool par exemple sont des pépites.
Billet
Arbitre, le 07/10/2020 à 03:26
Sujet très intéressant, bravo de l'avoir abordé en toute franchise. Pour moi, la politique se décline sous 2 aspects : le géo-politique, qui repose essentiellement sur l'économie, et l'idéologie. Je suppose qu'il est clair pour tout le monde, que l'affrontement USA-URSS était plus de la géo-politique (conquérir des marchés étrangers, développer des pays pour qu'ils ne puissent devenir des marchés pour l'adversaire) que du combat d'idéologies. La guerre de Corée, puis du Vietnam, faisaient partie de cette lutte USA-URSS. S'opposer à la guerre du Vietnam, c'était donc donner la victoire à l'URSS. Partant de là, les "pacifistes" étaient des anti-patriotes, des traîtres. Mais la guerre du Vietnam a commencé dès 1964. Les seuls au début à s'y opposer en chansons, étaient des artistes (folk) ouvertement sympathisants de gauche, pour ne pas dire extrême-gauche. Or, à cette époque, les partis de gauche étaient plus ou moins inféodés à l'URSS. Mais ce qui a vraiment donné de la force au mouvement anti-Vietnam, c'est le recours à la conscription (par tirage au sort). Il ne s'agissait donc plus de politique, dans ses 2 variantes, mais il s'agissait de profiter de la vie, rendue plus agréable par la bonne santé économique du pays, une certaine liberté de moeurs, un confort ménager sans cesse renouvelé. De là, l'adhésion d'une partie de la jeunesse américaine aux idées "pacifistes". Il y a eu des artistes dont l'adhésion était sincère, et d'autres dont elle était calculée, parce que c'était la mode du moment. Ainsi, on a dit "pourquoi tuer quelqu'un que je ne connais pas, et qui ne m'a jamais fait de mal ?", et c'est vrai qu'il y a de quoi protester. Mais nous Français, que serions-nous devenus si les USA avaient renoncé à lutter contre l'Allemagne, se contentant de lutter contre le Japon ? Des jeunes américains sont morts, depuis les plages de Normandie jusqu'aux rives du Rhin, pour qu'on puisse plus tard découvrir de la musique "occidentale", "capitaliste". Et en faire, et en vivre. D'où : paradoxe. Autre chose : l'essentiel des artistes américains des sixties, chantres de la musique contestataire, ne dépassaient guère les 25 ans d'âge. Beaucoup étaient issus d'écoles artistiques. Peut-on considérer qu'ils avaient vraiment tous les éléments (connaissance économiques et historiques) pour délivrer un message pertinent ? Combien de gens, en France notamment (du fait des multiples choix dont on dispose)
Dossier
Arbitre, le 07/10/2020 à 00:47
Les 2 premiers albums de Big Bro n'ont qu'un rapport avec l' "acid rock", c'est le son de James Gurley (disto + reverb essentiellement). En dehors de ça, pas de paroles pro-LSD ou dont on puisse soupçonner qu'elles ont été écrites sous effet. Il s'agissait avant tout de blues. Musicalement, pour faire référence au LSD, il n'y avait pas grand choix : on jouait des suites d'accord peu conventionnelles, on jouait sur les sonorités en utilisant des effets (flanger par exemple), ou bien on jouait sur les bandes en ayant recours à des sons importés, bandes à l'envers ... On agençait le tout pour mettre en valeur l'étrangeté des sentiments ressentis sous acide, des hallucinations ... Certains groupes étaient spécialisés dans cet art. Les Doors, Pink Floyd, d'autres groupes moins connus comme les Electric prunes, les Shadows of Knight, ... La majorité des groupes de l'époque avaient recours à ce type de sonorités, mais pratiquaient un genre (ou plusieurs) traditionnel : rock, blues, folk-rock, jazz, jazz-rock, ragtime (les Charlatans, Grateful Dead), bluegrass ... Ces groupes pouvaient, par ailleurs, jouer des morceaux particulièrement psyché dans des occasions particulières, notamment à San Francisco parce que le mouvement était encadré et organisé, comme par exemple le Human Be-in de janvier 1967 et bien d'autres concerts gratuits dans les parcs. Mais sur les albums, c'était un public bien plus vaste que celui des hippies qu'on visait. D'ailleurs les hippies étaient pauvres et luttaient déjà pour simplement manger à leur faim. L'immense majorité des groupes de cette époque ont assez rapidement délaissé l'acid-rock, parce qu'il leur fallait évoluer avec leur temps, sous peine de ne plus trouver de labels pour enregistrer. La musique a tellement évolué, à cette époque, que seuls les genres véritablement bien ancrés survivaient. La musique psyché a disparu parce que le LSD a été remplacé par des drogues dures dès 1967, et que ça a changé la mentalité d'ensemble. Dépendants et pauvres, et trop nombreux pour continuer à être pris en charge par les organisations solidaires telles que les Diggers, les jeunes ont basculé dans la délinquance, la prostitution et le proxénétisme ; certains sont revenus chez leurs parents à temps, d'autres sont tombés entre les griffes de manipulateurs pervers (comme Charles Manson) et l'ont payé toute leur vie. Le LSD lui-même a fait des dégâts considérables, chez les music
Album
afterthegoldsrush, le 06/10/2020 à 21:23
Album génial ! Qui a scotché tout le monde, public et critique...Une oeuvre d'art. C'est plutôt l'orthographe de Maitre_Muqueux qui décline !!!
Album
Maitre_Muqueux, le 06/10/2020 à 11:16
Le déclin de radiohead à commencé avec cet album. Il sont devenus inaudible et on quasiment disparut
Chronique
Arbitre, le 05/10/2020 à 22:47
Pour finir, on pourrait se poser la question suivante : que seraient devenus les Beach boys qui jouaient sur scène, si Brian Wilson avait pu continuer sur la lancée de Pet sounds, en recherchant à chaque fois le top de la sophistication ? Les Beach boys auraient-ils été "autorisés" par Brian de jouer ces mêmes morceaux de façon brute sur scène, auraient-ils continué de jouer les morceaux rock des débuts (inconcevable dans le sens où les concerts sont aussi une façon de promouvoir les nouveaux albums studio), ou encore auraient-ils été contraints de ne plus jouer sur scène (inconcevable également, puisque la majorité d'entre eux ne gagnaient rien en droits d'auteurs, et étaient donc condamnés à jouer régulièrement sur scène pour gagner leur vie) ? On pourrait légitimement estimer, avec le recul, qu'il fut finalement profitable aux Beach boys que Brian Wilson devint fou et décida de ne plus monopoliser la composition. Peut-être même que c'est cette prise de conscience, confrontée à sa loyauté envers les autres membres, qui l'a poussé à se mettre en retrait et renoncer à ses rêves. Qu'en pensez-vous ?
Chronique
Arbitre, le 05/10/2020 à 22:25
Précisons cependant, dans le cas de Jefferson Airplane, qu'ils tenaient compte du type de salle et de public pour décider de quelle façon jouer. Si la salle était petite et que le public était plutôt du genre intellectuel, ils reproduisaient les morceaux studio avec fidélité. En revanche, quand il s'agissait de concerts populaires en plein air, à San Francisco notamment (les parcs), ils accentuaient le rythme et faisaient une plus large place aux parties instrumentales. Le but était de faire danser les gens, de les accompagner musicalement dans leurs transes. Le Grateful Dead procédait de la même façon. Il y a donc ce double critère "type de prestation/type de public". Les Beatles avaient été surpris au Japon, car pour la première fois ils jouaient devant un public silencieux (à cause de la discipline militaire imposée). C'est là qu'ils ont du prendre conscience des mauvaises habitudes prises en concert (instrument désaccordés, voix hors-tonalité, arythmies).
Chronique
Arbitre, le 05/10/2020 à 22:02
Autre chose : le rapport entre les productions studio et les productions live. Il y a ceux qui restent fidèles aux productions studio quand ils les jouent sur scène, et au contraire d'autres qui volontairement les jouent différemment sur scène. Les Beatles font partie de la première catégorie. Dans la seconde, on trouvera entre autres Jefferson Airplane (qui souvent écrivaient les morceaux directement en studio, pour les mûrir sur scène au fil des années), et les Rolling Stones. On le voit notamment dans leur "Get yer yaya's out", où ils jouent complètement différemment "Sympathy for the devil" et "Stray cat blues". On pourrait faire un dossier sur la question.
Chronique
Arbitre, le 05/10/2020 à 21:50
A propos de la décision d'arrêter les tournées, il y a un fait qui est paradoxal. Dans Anthology, il est bien dit que Mac Cartney voulait continuer à jouer live (c'est lui-même qui le dit), mais que Lennon et Harrison ne voulaient plus en entendre parler. Et officiellement, il a toujours été dit que la raison principale était la difficulté de reproduire des morceaux de plus en plus sophistiqués sur scène. Mais si on réfléchit bien, celui qui était le plus porté sur l'ajout d'instruments classiques (cordes, cuivres, flutes), c'était précisément Mac Cartney. Lennon était plus branché "électronique" (bandes à l'envers, ajout de bande-sons diverses). Donc ça ne colle pas. C'est pourquoi je pense que l'excuse de la musique sophistiquée était hypocrite, parce qu'on ne voulait pas donner les vraies raisons : le public qui n'était pas là pour écouter la musique, et les 3 tournées successives de 1966 qui s'étaient avérées désagréables. Aux Philippines où ils s'étaient fait brutaliser par des habitants et voler leurs recettes, au Japon où eux et le public étaient strictement encadrés par l'armée, et bien sûr l'apothéose aux USA où ils avaient peur d'être assassinés. Il ne fallait pas froisser leur public, acheteur de leurs futurs disques. Si on réfléchit bien, il y a suffisamment de chansons jouables en live sur Rubber Soul, Revolver, et même sur Sgt Pepper ("Sgt Pepper reprise", "Lovely Rita", "Fixing a hole", "Good morning" sans les cuivres et le chant de coq). Après tout, ils avaient bien interprété "Yesterday" dans leur tournée japonaise.
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Launis60, le 05/10/2020 à 20:50
Que dire de plus sur cet lp. Je veux dire de mieux que cette chronique que l'on boit comme du p'tit lait. J'ai pris cet album de plein fouet à la première écoute. J'avais éte (un peu) déçu à l'écoute de "Soyouz" parce que j'attendais une autre suite à "Night".J'ai découvert ce groupe lors de la tournée "Marble"de Marillion à l'Élysée Montmartre et j'ai toute leur discographie. Je n'aime pas faire de classement par ordre de préférence, mais "Fireworker" vient de prendre la tête avec "Night" et "Demon". Bravo et Merci pour cette belle chronique
Album
To80, le 05/10/2020 à 18:47
Belle chronique. Pour un album épatant. SAPIEN en fin de parcours met tout le monde d'accord. Du feu et de l'âme. Magnifique.
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Manuel, le 04/10/2020 à 20:50
Atom Heart mother, est pour moi une oeuvre magistrale, une des meilleurs morceau des Floyd, c'est mon album préféré avec meedle, je l'écoute très très souvent , merci au Floyd pour ce morceau de génie, et bon anniversaire a cette album mythique et absolument génial.
Dossier
Arbitre, le 04/10/2020 à 15:39
Maintenant que j'y pense, il y a bien un titre de Jefferson Airplane ouvertement anti-Vietnam. Il s'agit de "Rejoyce", composition de Grace Slick de 1967, qui dit "War's good business, so give your son, but I'd rather have my country die for me" ("la guerre est un bon bizness alors donnez votre fils, mais je préfèrerais que mon pays meure pour moi"). Mais ce n'est pas le thème principal de la chanson, et musicalement ce n'est pas accrocheur (c'est une sorte de Jazz), ce qui explique sans doute que les activistes ne l'aient pas adoptée comme un de leurs hymnes.
Dossier
Arbitre, le 03/10/2020 à 08:08
On aurait éventuellement pu ajouter le "For what it's worth" ("A toute fin utile") de Buffalo Springfield, écrit par Stephen Stills. Il est vrai qu'à la base, cette chanson fait référence à une manifestation réprimée par la police à Los Angeles, en 1966, suite à la fermeture d'une salle de concert par les autorités. Mais le mouvement anti-Vietnam l'a très rapidement adopté comme un de ses hymnes contestataires. En fait, il faut bien être conscient qu'à cette époque, les communistes américains avaient pour stratégie de rallier la jeunesse "hippie" à leur cause en s'associant avec les héros populaires de la Rock-music. Ils savaient que du côté des amateurs de Country, c'était peine perdue. Les folkeux-contestataires (adeptes de la "protest-song") étaient généralement à leurs côtés (Joan Bez en particulier, également Arlo Guthrie dont le père Woody était syndicaliste). Les Hell's angels étaient résolument partisans de la guerre, patriotes zélés, la seule chose qui les liait aux hippies étaient le LSD. Certaines rock stars de cette époque avaient des dossiers chez la CIA, du fait de leur influence sur la jeunesse et donc du risque de menace sur l'ordre public qu'ils représentaient. Paul Kantner et Grace Slick (Jefferson Airplane) étaient dans ce cas. Plus d'une fois Kantner avait provoqué des émeutes dans des salles de concert, parce que la police venait intimer l'ordre aux organisateurs de couper les micros. Kantner surnommait les policiers "the pigs" (les cochons). Quant au "king", Elvis, il avait fini, au début des années 70, par soutenir le président Nixon, et lui avait même conseillé de se méfier des Beatles (séparés mais toujours extrêmement populaires), considérant qu'ils représentaient un danger pour la jeunesse américaine.
Dossier
Arbitre, le 03/10/2020 à 07:41
Le passage le plus ironique, dans le "Fixin' to die rag" de Country Joe & the Fish, c'est quand Country Joe invite les pères de famille à envoyer sans tarder leurs fils à la guerre en disant "Soyez le premier de votre quartier à voir revenir votre fils dans une boîte", avec des allures d'Oncle Sam !
Dossier
Arbitre, le 03/10/2020 à 07:35
Pour la petite histoire, cette chanson, qui traite effectivement de l'absurdité de faire la guerre à des inconnus, est à la base une composition de David Crosby. Avec ses collègues des Byrds, ils avaient déjà commencé à la travailler en studio. Mais les choses n'allaient pas bien au sein du groupe. C'était l'été 1967. Tout était fait pour déplaire à Crosby, le pousser à partir. Et après son départ, Roger Mc Guinn et Chris Hillman continuèrent de travailler sur cette chanson, en modifiant en partie les paroles. De ce fait, elle est créditée Crosby-Hillman-Mc Guinn, ce qui mit en colère Crosby lorsque l'album sortit, début 1968. En tout cas, c'est un très bon morceau, avec notamment une ligne de basse intéressante et un petit passage instrumental au milieu où on peut entendre des bruits de guerre.
Dossier
Arbitre, le 03/10/2020 à 07:20
A la base, le "Volunteers" de Jefferson Airplane n'a rien à voir avec la guerre du Vietnam. Ca a à voir avec les Volunteers of America, organisation comparable à l'Armée du Salut, dont un camion a un jour réveillé Marty Balin. Regardant par la fenêtre, Balin a alors commencé à imaginer des paroles de chanson. La 1ère phrase, "Look what's happenin' on the street", fait donc référence à ce camion, et non aux manifestants anti-Vietnam. Mais Balin a montré ces paroles à son collègue Paul Kantner, pour que celui-ci les mettent en musique. Kantner ayant toujours été une sorte d'anarchiste contestant toute autorité (à cause d'une enfance passée dans un orphelinat religieux à la discipline jésuite), il en a profité pour ajouter les fameux "Got a revolution, gotta revolution", et c'est ce qui a valu à la chanson d'être adoptée par les opposants à la guerre. Pour ce qui est du "k" prévu initialement pour le titre de l'album, ce n'est pas une référence au Ku-klux-klan. C'est tout simplement une façon d'écrire typique des milieux communistes. Paul Kantner et Grace Slick ne cachaient à personne leurs penchants pour le communisme. Grace Slick n'était pas vraiment portée sur la vie en communauté, mais Kantner avait vécu de cette façon dans ses jeunes années, en partageant un appart avec David Freiberg et David Crosby. Chacun déposait de l'argent dans une caisse commune, et chacun y puisait selon ses besoins. Un peu plus tard, Kantner et Slick (qui formaient un couple) se prirent de passion pour les cultures d'Extrême-Orient. Ils pratiquaient le Taekwondo, étaient friands de films de Kung-Fu, et avaient même nommé leur fille China.
Album
Francois, le 02/10/2020 à 10:37
Bon, ben il ne me reste plus qu'à le réécouter en essayant de prendre ton point de vue, je suis passé à côté de cette filiation esthétique :)
Album
Alexx, le 02/10/2020 à 10:22
Oui mais pas seulement, j'entends le riff de la chanson "black sabbath" dans Lullaby for modern kids part 1. Aussi, la voix me fait penser à celle d'Ozzy quand il est calme et le son de guitare à celui de Tony Iommi mais je rêve peut-être :-).
Album
Francois, le 01/10/2020 à 07:59
@Alexx Tu penses à "Planet Caravan" ?
Dossier
Arbitre, le 01/10/2020 à 00:39
Très intéressant, merci beaucoup.
Chronique
Arbitre, le 01/10/2020 à 00:34
Dans le film d'Oliver Stone, on voit que "Light my fire" a été créée par Krieger. Il y a cette scène au début où il chante le refrain, accompagné de sa guitare, mais le ton est plus léger que la version finale. Le père de Morrison était il me semble militaire de carrière dans la marine, et bien entendu n'avait rien à voir avec l'esprit anti-Vietnam, pour ne pas dire pro-communiste, de la jeunesse contestataire de l'époque.
Dossier
Arbitre, le 01/10/2020 à 00:23
Attention, les amis, la fin du "White rabbit" de Jefferson Airplane n'est pas "Keep you head", mais "Feed you head" (nourris ton esprit). Ce n'est pas un appel à la prudence, au contraire on peut l'interpréter comme une invitation. En fait, c'est Grace Slick (chanteuse) qui a écrit ce morceau avant même d'intégrer Jefferson Airplane. C'était en 1966, alors qu'elle officiait encore au sein de The Great Society (avec son mari et son beau-frère). Elle avait sans doute expérimenté le LSD, comme à peu près tout le monde dans ce milieu à cette époque, et la référence est certaine. Mais pour autant elle n'était pas une grande fan du LSD. Elle a toujours pondu des textes bizarres, et avait un goût prononcé pour tout ce qui touche à l'avant-garde (je crois qu'elle écoutait Stockhausen), par ailleurs elle était peintre (elle l'est toujours). Elle avait une imagination et une sensibilité naturelles. Mais il est vrai qu'elle encourageait tout un chacun à essayer le LSD, elle a même projeté un jour d'en verser dans le verre du président Nixon. "White rabbit" est donc la première fois qu'on compare "Alice au pays des merveilles" à un trip sous acide, et se termine non pas comme un appel à la prudence, mais au contraire par une invitation explicite à nourrir son esprit.
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yes, le 30/09/2020 à 22:45
Merci de m'avoir fait découvrir ce groupe ! vrai kif. toujours au top Album Rock
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Alexx, le 30/09/2020 à 20:54
Très très bon. Il y a un peu de Black Sabbath là-dedans non ?
Billet
Musicadept, le 30/09/2020 à 13:08
1 DEEP PURPLE "In rock "2 BEATLES (The)"Let it be"3 LED ZEPPELIN " Led Zeppelin III" 4 BLACK SABBATH "Paranoîd"5 WHO (The) "Live at Leeds" 6 BOWIE DAVID "The man who sold the world" 7 BLACK SABBATH"Black Sabbath" 8 CREEDENCE CLEARWATER REVIVAL"Cosmo's factory "9 ROLLING STONES (The)"Get yer ya-ya's out" 10 KING CRIMSON "Lizard " puis GENESIS,PINK FLOYD,CROSBY,STILLS,NASH & YOUNG,FAMILY,URIAH HEEP, DEREK AND THE DOMINOS(Eric Clapton),YOUNG NEIL,TITANIC, WOODSTOCK, CLERC JULIEN, nb : liste complète du classement sur tableau excel sur demande pour 1970 (134 album) et pour toute autre année. JHELLCODFERT @GMAIL.COM
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Leyorg, le 28/09/2020 à 22:52
Culte (comme probablement tout ce que fait Meshuggah), ne serait-ce que pour le remix de concatenation
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Launis60, le 28/09/2020 à 11:44
Mais oui la version de "In Memory of Elisabeth Reed," sur le Live "At Fillmore East" est un bonheur absolu !
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Arbitre, le 27/09/2020 à 22:26
Rien que pour le fantastique "Hot stuff", ainsi que magnifique "Fool to cry", cet album vaut le coup.
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Arbitre, le 27/09/2020 à 22:24
Un album que j'estime aussi bon que le précédent, Beggar's banquet. J'ai notamment beaucoup aimé "Love in vain" et "You got the silver" (avec Richards au chant), mais surtout "Live with me" et plus encore "Monkey man" (l'intro est excellente, et le reste est du bon Rock bien stonien). L'album aurait été encore meilleur s'ils avaient mis "Honky tonk women" à la place de sa version country. L'intro de "Gimme shelter" est mythique. A découvrir sans hésitation, si ce n'est pas déjà fait.
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Arbitre, le 27/09/2020 à 22:18
Cet album marque le retour des Stones à leurs premières amours, à savoir le Blues roots. Avec guitare rythmique acoustique et bottleneck pour l'autre guitare (merci Brian Jones). Le résultat est très bon, avec des morceaux comme notamment "No expectations", "Parachute woman", "Jig saw puzzle", "Street fighting men" et "Stray cat blues". Quant à "Sympathy for the devil" et ses percussions, on ne le présente plus. Un album qu'on peut acheter les yeux fermés, si on veut entendre du grand Rolling Stones.
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Arbitre, le 27/09/2020 à 22:11
Mine de rien, les Stones font ici quelques pas discrets en direction de l'univers psyché/flower power. Ca se sent avec "Yesterday's papers" (pour ses sonorités un peu "Pet sounds"), "Cool calm collected" (pour son côté un peu fou-fou, surtout à la fin) et "Something happened to me yesterday" (sorte de "People are strange" façon Stones). Le reste est principalement du rock stonien bien macho comme d'habitude. Musicalement, "Back street girl" est une jolie ballade folky nostalgique, mais les paroles sont quand même dures : "je veux pas de toi dans ma vie, et surtout pas de façon officielle, mais reste quand-même dans un coin du quartier, je passerai te voir de temps à autre, chérie" (pour résumer la philosophie).
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Arbitre, le 27/09/2020 à 22:01
On a souvent dit qu'Aftermath était un concept-album, dont le fil conducteur était la relation de couple. C'est pas vraiment faux, mais on pourrait dire la même chose de tous ces albums (de tas de groupes notamment britanniques) qui accumulent les chansons sur l'amour et les girlfriends. Ce qui est certain, c'est que les Stones ne sont pas tendres avec leurs copines : "Stupid girl", "Out of time", "Take it or leave it". "Under my thumb" évoque les groupies qu'on met de côté pour en disposer le moment voulu (qui rappelle le "Backstreet girl" de l'album suivant). Musicalement, difficile de classer tout ceci dans un seul genre, tout ce qu'on peut dire c'est que le Blues/Rock "roots" est abandonné au profit d'une Pop-rock qui émerge un peu partout en cette fameuse année 1966. "Mother's little helper" surprend par son rythme, ses sonorités, moi ça m'a fait penser à du folklore russe. "Lady Jane" est sans conteste le morceau que j'aime le plus (avec ce fameux dulcimer de Brian Jones). "Under my thumb" est peut-être un des ancêtres du Disco. "Out of time" sonne bien dans son temps, si l'on se situe du côté Tamla-Motown. Le reste ne m'a pas particulièrement marqué, mais c'est déjà pas mal.
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Arbitre, le 27/09/2020 à 21:42
Directement ou indirectement, les Stones ont eu aussi puisé dans le Pet sounds des Beach boys pour délivrer les sons particuliers de cet album. Il y a également un côté baroque, pas aussi évident que sur le Sgt Pepper des Beatles. Ceci étant posé, personnellement je retiens comme morceaux intéressants "Citadel" (du rock stonien à la sauce psyché), "In another land" (compo de Wyman, chantée par lui, mêlant comptine médiévale et rock stonien) et "2000 light years from home" (trip cosmique). A la même époque, et dans la même veine, il y a eu aussi "Dandelion" et "We love you" en 45t. Les hippies n'ont pu qu'apprécier, mais les fans des Stones les plus purs (friands de Blues/Rock) n'ont pas du tout aimé.
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Arbitre, le 27/09/2020 à 05:34
Les Beatles n'ont pas attendu "Sgt Pepper" pour découvrir le LSD. C'est au tournant 1965/66 que d'abord Lennon et Harrison ont fait leurs premières expériences. Lennon en parle dans "Dr Robert" sur "Revolver". Mac Cartney s'y est mis plus tard, peut-être à l'automne 66, sous la pression des deux autres. Il a par contre été le premier à l'avouer publiquement pendant une interview mi-1967, entre la sortie de "Sgt Pepper" et le tournage de "Magical mystery tour". Pour Wilson (comme pour Lennon du reste), il y avait déjà un contexte malsain dans son esprit. Wilson-père n'était déjà pas très net, il faisait subir des supplices psychologiques à ses enfants quand ceux-ci faisaient des choses qu'il n'appréciait pas. Agissant en qualité de producteur pour le groupe pendant les premières années, le père était souvent en conflit artistique avec Brian, et ce dernier a du le virer officiellement pour prendre sa place. C'est peut-être quelque chose qui a pesé sur sa conscience, et qui pourrait expliquer en partie sa mauvaise réaction au LSD. C'était sans doute d'autant plus déchirant que Brian avait toujours admiré son père pour des questions liées à la musique (le père avait réalisé un disque de Jazz, lui avait fait découvrir ses premières amours musicales, l'avait soutenu dans ses projets de groupe, ...). Mais Brian n'a pas épargné sa jeune épouse, Marylin, en sous-entendant nettement dans sa chanson "Caroline, no" qu'elle n'était plus celle qu'il aimait, et en remplaçant son prénom par celui d'une ancienne girlfriend. Heureusement qu'elle n'était pas très friande de LSD, je vous dis pas le couple que ça aurait fait !
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Arbitre, le 27/09/2020 à 04:38
Ce qui me frustre dans "Pet sounds", c'est le fait que les morceaux vraiment réussis (à mon jugement personnel), principalement sur la face B, sont courts. Ils sont riches sous bien des aspects, mais j'ai l'impression que Wilson les a faits comme des échantillons issus d'une expérience scientifique. Genre "Oui, on peut innover dans les sonorités, d'ailleurs voici quelques exemples de ce qu'on peut faire". Je pense en particulier à des morceaux comme "Here today" et "Caroline, no", une fois la partie centrale finie, on arrête tout, alors qu'à l'époque on est habitué à une structure plus longue : 2 couplets-refrain, 1 couplet-refrain, pont, couplet-refrain final (multiplié).
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grinsley, le 27/09/2020 à 03:52
bonjour, je recherche cet album désespéremment...
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Arbitre, le 27/09/2020 à 03:24
Moi aussi j'ai eu la chance d'avoir un père qui disposait d'un véritable trésor musical. Grâce à lui, j'ai pu connaître Jefferson Airplane, Neil Young et CSNY, Jethro Tull, King Crimson, Genesis, Peter Gabriel, et même Steve Hackett. Rien que ça. Mais les Beatles, c'est grâce à mon oncle. Bien sûr, comme vous le dites vous-même, je connaissais déjà le nom "Beatles", ainsi que les noms des 4 scarabées, tant ils étaient célébrissimes. On entendait encore, à cette époque, "Love me do" à la radio, indépendamment du fait qu'on était au début des années 80, et que John Lennon venait de se faire assassiner. Mais pour Noël 83, mon tonton est venu passer les fêtes chez nous. Il faisait alors son service militaire, et avait amené avec lui les 2 doubles rouge/bleu. C'était des disques qu'un pote de l'armée lui avait prêtés. Eh bien il est rentré à la caserne sans eux. Je lui avais clairement fait comprendre qu'il n'y avait rien à négocier. C'était du racket, ni plus ni moins. Je n'avais que 10 ans. Depuis, pendant au moins 4 années, ma famille se transmettait la liste des albums que je n'avais pas encore, mise à jour scrupuleusement, pour ne pas avoir à me demander quel cadeau je souhaitais pour mon anniv ou pour Noël. 30 ans plus tard, avec des potes de fraiche date, on a passé une soirée/nuit à se passer toute la collection des Beatles, au plus grand plaisir de tous. Qu'on se le dise, au début des années 2010, les Beatles avaient encore la faculté de mettre tout le monde d'accord !
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Arbitre, le 27/09/2020 à 03:08
J'ignorais totalement qu' "Helter skelter" avait un lien avec le "I can see for miles" des Who. Morceau effectivement démoniaque, frisant un Metal que n'ont pas renié Slayer ("Haunting the chapel" et "At dawn they sleep"). Quand Charles Manson l'écoutait, il entendait des voix l'incitant à commettre un meurtre de masse (c'est ce qu'il a dit à son procès, à la grand tristesse de Mac Cartney). Concernant le "Satanic majesties" des Stones, il est bien vrai qu'on y retrouve les sonorités "Pet sounds" qui ont influencé "Sgt Pepper" (les claviers doublés d'instruments à cordes, comme dans "She's a rainbow" et "Dandelion"). Les Stones avaient l'avantage sur les Beatles au niveau des percussions ("20 000 light years from home"). Le morceau que les Stones auront le mieux réussi est en fait un rock teinté de psychédélisme, "Citadel".
Dossier
Arbitre, le 27/09/2020 à 02:49
Je plussoie à tout ce que je viens de lire, et qui est brillamment écrit (comme tous les articles que j'ai lus sur ce site, respect total pour la qualité d'écriture). A l'âge de 10 ans seulement, je me suis plongé dans les Beatles, et après 4 ans d'exploration Livingstonienne, j'étais prêt à aller dans pratiquement toutes les directions prises par la Rock-music (ou Pop) dans les années 60. Pour moi, les Beatles, c'est l'école de musique contemporaine par excellence. Avant d'apprendre la guitare, je croyais (comme beaucoup d'autres), que la musique des Beatles était plus facile que celle des Stones, mais j'ai très vite compris par la suite que c'était archi-faux. Avec les Beatles, j'ai appris des accords dissonnants, ainsi que les arpèges. Les Beatles, ce n'était pas que Lennon et Mac Cartney, mais également Harrison (qui a littéralement explosé avec un titre comme "Taxman"). Brian Wilson n'aurait jamais du se morfondre de n'avoir pu continuer à lutter contre eux, il était seul contre trois. Et non contre deux, comme on l'entend trop souvent.
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Arbitre, le 27/09/2020 à 02:31
Comme le double rouge, celui-ci présente un intérêt certain pour découvrir l'oeuvre des Beatles dans la seconde partie de leur carrière (celle où ils ne donnaient plus de concerts), avec notamment la présence de "Don't let me down", "The ballad of John and Yoko", et "Old brown shoe". Ces 2 compils (le double rouge et le bleu) sont à mon avis la meilleure façon de connaître l'oeuvre des Beatles dans son ensemble.
Album
Arbitre, le 27/09/2020 à 02:25
Idéal pour découvrir les Beatles, avec tous leurs premiers tubes, mais les albums "For sale" et "Revolver" sont sous-représentés.
Album
Arbitre, le 27/09/2020 à 02:22
Album décevant, dans la mesure où la 2nde face n'est que de la musique classique où les Beatles n'interviennent pas (c'est surtout le travail de leur producteur George Martin). Quant à la face A, il y a 2 morceaux déjà publiés dans des albums antérieurs ("Yellow submarine" et "All you need is love"). Parmi les quelque nouveautés, seul "Hey bulldog" est très intéressant, ainsi que "It's all too much" dans une moindre mesure. Je ne serais pas étonné d'apprendre que certains morceaux sont des chutes de ce qui a été proposé pour l'album "Magical mystery tour" (l'esprit "flower power" est très présent).
Album
Arbitre, le 27/09/2020 à 02:15
Avec ce 4ème album, l'évolution musicale est plus nette. Harrison utilise la 12 cordes abondamment, pour un son qui caractérisera un an plus ce qui s'appelera "Folk-rock" (avec les Byrds notamment). Sonorités country également, toujours chez Harrison, dans des morceaux comme "I'm a loser" et "Honey don't" par exemple. Harrison était en effet fan de Carl Perkins, figure notable du Rockabilly (fusion entre Country et Rock des années 50). Influence Motown dans "What you're doing". Bref, les Beatles, en cette année 1964, ont conquis l'Amérique, et en toute intelligence musicale en ont profité pour ouvrir encore plus leur esprit sur ce qu'il se faisait là-bas, sur ce qui commençait à émerger. Personnellement, j'ai bien aimé leur reprise du "Words of love" de Buddy Holly, en y incluant une note d'Everly Brothers pour le chant, et de Rockabilly à la guitare (avec une 12 cordes qui plus est). Conclusion : un album intéressant à découvrir quand on s'intéresse à l'évolution musicale des Beatles.
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Arbitre, le 27/09/2020 à 01:59
3ème album du groupe, il se distingue notamment par le fait que tous les titres ont été écrits par les Beatles. Si Harrison ne se distingue pas encore par ses qualités d'écriture (ça attendra "Rubber soul"), on commence par contre à bien discerner la différence entre Lennon et Mac Cartney : quand le 1er a des tendances macho-possessif ("You can't do that", "I'll cry instead"), le second est plutôt du genre amoureux éperdu et fidèle ("If I fell", "And I love her", "I'll be back"). Néanmoins, il faut bien dire qu'on ne parle ici que d'amour, ou d'amourachements. Le public visé ne dépasse guère 20 ans. Musicalement, je ne retiendrais que les accords de septième de "You can't do that" et "I call your name" (1er pas vers le rock plus "groovy" de fin 1965/1966), et la 1ère utilisation d'une 12 cordes par Harrison (dans le solo du morceau-titre).
Album
Arbitre, le 27/09/2020 à 01:39
Petit frère du 1er album, un peu moins bon à mon humble avis. Ici on explore le Rhythm and blues essentiellement afro-américain. Je retiens surtout dans cet album l'incontournable "All my loving", ainsi que "Not a second time" à la limite, mais c'est malheureusement tout.
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Arbitre, le 27/09/2020 à 01:35
Pour l'époque (1962), c'est un bon disque. Ca démarre énergiquement avec "I saw her standing there". Il y a la présence des 2 grands tubes qui ont lancé les Scarabées, à savoir "Love me do" et "Please, please me". Pour ma part, j'ai bien aimé "Do you want to know a secret", magistralement interprété par little George Harrison. Dans "There's a place", on peut entendre John Lennon inaugurer un thême qui lui sera cher tout au long de sa carrière, celui de l'introspection. "A taste of honey" est une jolie chanson interprétée par Mac Cartney, là encore tout un symbole annonciateur du goût prononcé de celui-ci pour les ballades romantiques. Autre tradition inaugurée ici : LA chanson de Ringo ("Boys") de l'album (tradition respectée sur chaque album à l'exception de "Let it be").
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Arbitre, le 27/09/2020 à 01:25
Moins baroque et plus avant-garde que Sgt Pepper. Si on tient compte du fait que "Strawberry fields forever/Penny lane" était déjà enregistré à la fin 1966. En clair, il est plus dans l'air du temps que son prédécesseur.
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Sislas, le 26/09/2020 à 16:04
À ranger aux côtés de Around the Fur et White Pony dans les meilleurs albums du groupe. Un futur classique !
Billet
MaximeL, le 25/09/2020 à 13:40
1.Black Sabbath : Paranoid 2.Led Zeppelin : III 3.Pink Floyd : Atom heart Mother 4. Beatles : Let It Be 5.Black Sabbath : Black Sabbath
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Daniel, le 25/09/2020 à 13:01
Merci pour ce Cadeau !
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Arbitre, le 25/09/2020 à 07:19
C'est le petit frère du 1er album, un petit peu moins bon à mon avis. Pour tout dire, j'écoute surtout "Strange days" (qui est mon titre des Doors favori, tous albums confondus), et "You're lost little girl". Je pense que "Strange days" (la chanson) est la chanson que je choisirais de passer à quelqu'un désireux de connaître le style "Doors". J'ai toujours lu que la basse dans ce morceau est jouée au clavier par Manzarek, mais malgré tout je reste très dubitatif, à cause des glissandos. La basse est mythique, mais la sonorité particulièrement psyché du clavier n'est pas en reste, même la voix a été trafiquée pour renforcer cette atmosphère vraiment "strange". Un morceau que j'écoute régulièrement en boucle depuis 30 ans, sans jamais m'en être lassé.
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Arbitre, le 25/09/2020 à 07:07
Pareil que pour Hendrix, ce premier album des Doors est une réussite, quasiment une compil tant ses titres sont connus de tous. Personnellement, j'apprécie énormément "Crystal ship" et "End of the night". "I looked at you" et "Take it easy baby" sonnent bien dans l'air du temps.
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Arbitre, le 25/09/2020 à 07:02
Encore un album très valable des Doors, avec des morceaux comme notamment "Not to touch the earth", "Wintertime love", et bien sûr les piliers que sont "Unknown soldier" et "Spanish caravan". "Yes the river flows" est effectivement une jolie chanson, un peu dans la même veine que "Crystal ship".
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Arbitre, le 25/09/2020 à 06:49
Très bon album, qui sent bon la nature, musicalement parlant. Ca oscille globalement entre folksong et country, avec des textes variés. "Old man" et "Out on the weekend" sont à mon avis les piliers de l'album. "Man needs a maid" est une petite perle musicale, comparable à un "Let it be" ou un "The long and winding road". Difficile d'entrer dans l'univers de Neil Young, rapport à sa voix particulière, mais une fois accoutumé, c'est de la musique chaleureuse, le genre de chaleur qu'on peut ressentir, assis dans une auberge, après une lampée de vin chaud, alors que dehors il y a une tempête de neige.
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Arbitre, le 25/09/2020 à 06:35
Un album vraiment à part dans la discographie des Doors (en plus de "Soft parade"), mais puissant. Beaucoup de blues "roots". "Guttural" décrit bien sa voix. Personnellement, j'ai beaucoup apprécié le moment de légèreté musicale représenté par "Hyacinth house". Mais force est de reconnaître que des morceaux comme "The changeling" (bon Dieu, quel p--ain de riff !), "Texas radio" et "L'America" sont de franches réussites, dans leur genre. Quant à "Riders on the storm", ce n'est pas mon morceau préféré, un peu trop monotone à mon goût (du fait de sa longueur). Album déroutant pour les fans historiques des Doors, plus enclins à la prédominance de l'atmosphère psychédélique véhiculée essentiellement par les claviers de Manzarek et les performances théatrales de Morrison, mais une fois qu'on s'est remis du choc, il s'avère être un album véritablement digne d'intérêt.
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Arbitre, le 25/09/2020 à 06:15
"... cette sensation qu’Hendrix ne joue pas de la musique mais s’incarne véritablement dans ses notes. Ses compositions viennent de ses tripes ..." : c'est exactement ça, il pense, et les sons sont produits, il maîtrise son instrument à la perfection. Pour parler de la valeur de cet album, il suffit simplement de lister les titres. On pourrait presque croire à une compilation. C'est pas si fréquent qu'un artiste perce avec autant de facilité pour son premier album ; à ma connaissance, seuls les Doors l'ont fait (je parle de ce genre-là, à cette époque-là). Hendrix était un phénomène, une étoile filante qui a brillé avec autant force que le Soleil.
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Arbitre, le 25/09/2020 à 06:04
C'est mon album préféré d'Hendrix ! "Wait until tommorow" est typique de ce genre de blues funky afro-américain dont beaucoup de groupes blancs de l'époque se sont inspirés pour briller. Et Hendrix en a pas mal à son palmarès ("Crosstown traffic", "Dolly Dagger", "Little miss lover" ici présente, ...). "Castles made of sand" est pour moi un des ancêtres du rap. Difficile de rester insensible à "Spanish castle magic" et sa batterie qui fait là-aussi un peu songer à un rythme de rap. "You got me floating", là aussi typique de Hendrix, quoi qu'on pourrait l'attribuer, sans savoir, à Cream. "She's so fine" n'est pas terrible, notamment à cause de la voix (ou du manque de voix) de Redding. "One rainy wish" est un petit bijou qui commence comme une petite ballade romantique, puis au milieu prend une tournure nettement plus rock-blues, pour finir sur une note psychédélique avec un motif répété à l'envi. Et comme dit dans la critique, on achève le tout avec le titre-phare, riche en sensations diverses (même le solo est inclassable) et qui se termine lui-aussi en apothéose psychédélique, avec des sonorités rappelant "Burning of the midnight lamp". Si je dois illustrer le génie musical d'Hendrix, c'est sans hésiter cet album-là que je choisis.
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Arbitre, le 25/09/2020 à 05:37
"The battle of evermore" a presque des accents Genesis, dans la construction. Jolies parties vocales à partir du milieu du morceau. "Going to California" sonne comme une ballade folk un peu tourmentée. Ce sont deux bons morceaux, bien que peu représentatifs du groupe. "Stairway to heaven" est mythique, il ne faut pas en douter. C'est le premier morceau compliqué que j'ai appris à la guitare, d'abord d'oreille, puis en peaufinant à l'aide de tablatures. J'ai toujours captivé mon public avec ce morceau-là, en plus à ma grande surprise à chaque fois, les gens le reconnaissent immédiatement. "Misty mountain hop" est accrocheur, avec son riff joué au clavier et aux guitares. Mais je comprends parfaitement qu'on puisse hésiter entre "Stairway" et "When the levee breaks", tant ce dernier est une réussite. Une sorte de blues psychédélique avec un chant particulièrement suave de Plant. Pour moi aussi c'est le meilleur album de Zep que je connaisse.
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Arbitre, le 25/09/2020 à 01:40
Très bon album. J'ai tout particulièrement apprécié "I talk to the wind" pour son côté relaxant, et "Epitaph" pour son côté "à fleur de peau".
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Arbitre, le 25/09/2020 à 01:36
C'est je crois le seul album où l'on puisse trouver "Dolly dagger", qui est une merveille.
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Arbitre, le 25/09/2020 à 01:34
"Burning of the midnight lamp" et "Crosstown traffic" valent le coup.
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Arbitre, le 25/09/2020 à 01:22
Rien que pour "Babe I'm gonna leave you" et "Dazed and confused", on peut l'acheter sans crainte.
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Arbitre, le 25/09/2020 à 01:15
"Sell out" est aux Who ce que "Pet sounds" est aux Beach boys. "Sunrise" est une petite perle dont on ne parle pas assez souvent, et qui pourrait retranscrire la nostalgie qui peut s'emparer de tout un chacun après un bon moment d'extase.
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Arbitre, le 25/09/2020 à 01:01
Très bon album, et pour bien comprendre l'histoire il est conseillé de voir le film. Une fois ceci fait, on retourne écouter le disque, et là on comprend mieux le titre honorifique "opéra-rock". C'est pas vraiment du rock, c'est de la musique classique jouée avec un orchestre de british rock (1 seule guitare qui fait tout). De jolies harmonies vocales, de jolies parties de guitare acoustique, un jeu de batterie tantôt défouraillage, tantôt subtil, une basse présente quand il le faut, bref ça sort de l'ordinaire des Who et de pratiquement tous les autres groupes du moment. Respect total pour Pete Townshend, qui est le véritable génie de cet album (et de probablement tous les autres avant, en fait on ne le reconnaîtra jamais à sa juste valeur).
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Arbitre, le 25/09/2020 à 00:37
Un bon album, il est vrai, avec effectivement plus de guitare, un son plus rock voire bluesy qui annonce le virage pris par l'album suivant. Le morceau "Waiting for the sun" est le seul vrai vestige de l'ère psychédélique des Doors. Il faut dire qu'en 1970, la majeure partie des groupes qui avaient émergé dans l'ère psychédélique avaient eux-aussi pris une direction plus "rock" (avec souvent changement de personnel à l'appui, comme chez le proche cousin Iron Butterfly). "Peace frog", avec sa wah-wah et son riff de basse, peut symboliser à elle seule la sonorité générale de l'album.
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Arbitre, le 25/09/2020 à 00:06
Suite logique de "Rubber soul", musicalement on continue à rechercher le rythme de l'époque, syncopé avec une basse qui déchire, et en plus on ajoute la distorsion. Il y avait déjà eu "Think for yourself" dans l'album précédent, puis "Paperback writer/Rain" en 45 tours pour annoncer l'album. Ca nous donne cette fois des morceaux comme "And your bird can sing" et "She said, she said". Les paroles du dernier viennent d'une rencontre avec Peter Fonda, qui avait fait une tentative de suicide dans sa jeunesse et répétait depuis qu'il savait ce que c'est d'être mort ("I know what it's like to be dead ..."). La vraie nouveauté provient de l'écoute du Pet sounds des Beach boys par Mac Cartney. Admiratif du "God only knows" de Wilson, il aurait écrit "Here there and everywhere" pour lui faire écho. Peut-être "Good day sunshine" également. Mais c'est du côté noir américain, encore, que la référence est évidente lorsqu'on écoute "Got to get you into my life". Quant à "Tommorow never knows", sans être un chef d'oeuvre, elle marque le premier pas de Lennon dans l'univers du non-sense et de la musique d'avant-garde, dans une sorte de raga (sermon indien en musique) inspiré du Livre des morts tibétain. Un très bon album, qui complète "Rubber soul", mais qui contrairement à ce qui est souvent dit, n'a que peu à voir musicalement avec "Sgt Pepper" et "Magical mystery tour".
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Arbitre, le 24/09/2020 à 23:44
Le critère "psychédélique/pas psychédélique" importe peu. Ce qui compte, c'est l'évolution du groupe en termes musicaux et lyriques. Et de ce point de vue, il y a rupture totale avec ce qui était fait avant. La façon de jouer de la guitare rythmique, l'introduction de riffs (la première fois, c'était avec "I feel fine", puis "Ticket to ride"), la mise en avant de la basse, fait qu'on se situe dans l'évolution prise par la musique noire américaine au milieu des années 60. Qu'on se souvienne par exemple du "Reach out I'll be there" des Four tops, bien que sorti en 1966, qui illustre cette évolution (j'aurais pu aussi citer "Be my baby" des Ronettes). Les Beatles, depuis leurs débuts, n'ont jamais cesser de s'inspirer de ce qui se faisait aux USA, à la fois du côté blanc (Everly brothers, Buddy Holly) et du côté noir (Chuck Berry, Little Richard, etc ...). Et en 1965, c'est du côté noir qu'ils ont puisé pour rendre leur musique plus groovy. Résultat : "The word", "You won't see me", "Drive my car". Avant, on grattait la guitare rythmique, on faisait un solo en milieu de morceau, et on avait une basse pour combler les vides. Maintenant, tout est équilibré : une basse avec du caractère, une rythmique syncopée, des riffs de guitare et des solos plus inspirés. C'est ça, Rubber Soul. Bien entendu, et pour la première fois dans la carrière des Beatles, les paroles deviennent intéressantes. C'est sans doute ça qui a le plus influencé Brian Wilson dans "Pet sounds". Mention particulière à George Harrison pour "If I needed someone", morceau qui lui a valu une certaine respectabilité en tant qu'auteur. "Rubber soul" est un jeu de mots sur "rubber sole" (semelle en caoutchouc). Très bon album, qui aurait été encore meilleur s'il avait inclus "We can work it out" et "Day tripper", sortis en 45 tours peu avant l'album.
Album
Arbitre, le 24/09/2020 à 23:20
Il y a effectivement "Yesterday", et ... c'est tout. Quelques trucs intéressants : "It's only love" avec sa sonorité bizarre en intro, et sa guitare syncopée ; "Ticket to ride" pour le riff en arpèges qui préfigure "If I needed someone" de l'album suivant, ainsi que pour le tempo ; le tambourin ("You've got to hide your love away"), qui sera utilisé abondamment et avec plus d'énergie par la suite (dès "We can work it out/Day tripper"). Le reste n'a rien d'extraordinaire. Plus jeune, j'avais absolument tous les disques vinyl des Beatles, et je vous assure que je n'ai pas ressenti le besoin de racheter celui-ci en format CD. C'est à partir de "Rubber soul" que les Beatles ont commencé à être autre chose qu'un groupe pour ados boutonneux et jeunes filles hystériques. Un peu comme "Pet sounds" pour les Beach boys.
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