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Chronique Livre

Ministry - the lost gospels according to Al Jourgensen


"J’avais eu une rupture du rein et du foie, l’hépatite A, B et C, j’essayais d’inventer la D (…)"

"L'autobiographie d'une légende parmi les plus grands freaks du rock"
Rudy, le 04/04/2018
( mots)

Après quelques mots de musiciens reconnus, Jon Wiederhorn (journaliste pour un tas de magazines rock aux USA, qui a recueilli ici les propos du bougre, traduits par Angélique Merklen et Maxim Dubreuil) nous met, dès son introduction, dans l’ambiance de ce que va pouvoir être cette autobiographie. Le caractère et le charisme noirs de Jourgensen, mais aussi son humour et ses excès, tant de consommations illicites que d’idées talentueuses et avant-gardistes vont nourrir l'ouvrage.

Le lecteur ne sera pas surpris d’apprendre que la cause principale de ses excès est l’ennui en tournée, comme chez bon nombre d’artistes. La différence pour Al, c’est qu’au lieu de faire tout ça pour le plaisir d'être sur scène, lui déteste (en tout cas c'est ce qu'il affirme) avoir à jouer à, ce qu’il appelle, Alien Jourgensen.

Alejandro Ramirez Casas (son vrai nom) est né à Cuba, prématuré et dans un sale état, d’une mère-fille et d’un père inconnu, mais dans une famille musicienne et riche. La villa familiale réquisitionnée par Fidel Castro pour l’un de ses ministères, le grand-père fuit avec sa famille pour Miami, Al a alors deux ans. Il gardera le nom de son aïeul, malgré les coups qu’il lui mettait... avec l’aide de la mère d'Al. L'adolescence de celui-ci le trimballe de terrains de base-ball en pistes de ski du Colorado (descendues défoncé) en centres de désintox puis sur les pistes de rodéo et jusqu’à des rencontres avec des extraterrestres (!), tout ça en se faisant régulièrement tabasser dans des bars punks à cause de ses cheveux longs... Et tout ça avant d'être adulte, d'avoir du succès et donc des valises de cash à se mettre dans les veines...

Le récit de Jourgensen est parsemé d’humour bienvenu, mais il est aussi le récit d’un addict n’éprouvant que très peu de fierté pour ses créations. Si défoncé qu’il prend des fans pour des araignées géantes et les tabasse… Il exprime quelques regrets, comme d’avoir donné à Layne Stayley (Alice in Chains) la seringue pour son premier shoot d’héro, à Hawaï. Le récit est souvent glauque, parfois malsain (la scène avec la paraplégique...)

Le Jourg' ne mâche pas ses mots, et beaucoup de musiciens en prennent pour leur grade, listons pêle-mêle Robert Plant, Jello Biafra, David Vincent, Henry Rollins, Ice Cube, tout Metallica ou presque, Dave Mustaine, Kerry King, Ted Nugent, Evan Dando, Courtney Love, Rob Zombie, Fred Durst, Joey Jordison... ainsi que les hôpitaux parisiens...

Le livre est entrecoupé d’interventions de gens ayant croisé la route de Jourgensen (entre autres son beau-père, d'ex-membres de ses groupes, Jello Biafra, Gibby Haynes, Angie Jourgensen, Mike Scaccia) qui parfois infirment les dires du bougre ou les contredisent carrément ! Même Al Jourgensen intervient dans sa propre autobiographie (!).
Heureusement, quelques moments plus touchants calment les chevaux, comme l’interview de Scaccia qui dit qu’il aimerait mourir sur scène et qu’il aurait pu avoir une crise cardiaque s’il n’avait pas arrêté la drogue : il mourra d’une crise cardiaque sur scène quelques temps après l’interview...

Le livre est facile à lire et bien écrit, et vous l'aurez compris, ça part dans tous les sens. Mais le tout est maîtrisé (merci Wiederhorn ?) et on se délecte des histoires, vraies ou remodelées de Mr Jourgensen : le drame du Heysel, Madonna qui pue la merde, une sodomie ratée à cause de Robert Plant. Aimee Mann. Roky Erickson comme inspiration vocale. Des joueurs de Cubs de Chicago pas frais. Trent Reznor en roadie. Les mecs de Pantera qui gerbent. Un pain dans la tronche d’Henry Rollins, un coup de valise dans celle de R. Kelly pour avoir trop approché sa fille. Chris Cornell et Eddie Vedder partageant leur ressenti à propos de leurs fans en backstage du Lollapalooza. Une star de baseball pote de Vedder qui fait l’interim à la batterie après que le batteur ait été brûlé aux mains par un feu d’artifice DANS le tour bus. Les mecs de TOOL qui planent pendant deux jours. Timothy Leary. L'amitié avec William Burroughs... grâce à des ratons laveurs drogués. Sa soirée sur la scène du VIPER Room avec Johnny Depp lors de la mort de River Phoenix. Neil Young, Billy Gibbons. Keith Richards chez Al... sans Al. Piquer de la came dans le sac de Courtney Love puis avoir une aventure avec elle. Ron Jeremy. Autofellation. Bill Murray, Stanley Kubrick, Steven Spielberg. Treponem Pal et la mort de Raven. Son malaise sur la scène du Bataclan... ouf !

Disponible, à 36eur, partout.

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