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Critique d'album

UFO


UFO 1


(00/10/1970 - Beacon - Hard-Rock - Genre : Hard / Métal)
Produit par Guy Fletcher

1- Unidentified Flying Object / 2- Boogie / 3- C'mon Everybody / 4- Shake It About / 5- (Come Away) Melinda / 6- Timothy / 7- Follow You Home / 8- Treacle People / 9- Who Do You Love / 10- Evil
Note de /5
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Note de 3.0/5 pour cet album
"Un album de hard-rock coincé entre deux décennies, ou les débuts prometteurs d'UFO"
François, le 29/07/2020
( mots)

Si UFO vous parle de façon lointaine, c’est sûrement pour la période Schenker, celle d’un guitariste virtuose s’il en est, qui, après un court passage chez Scorpions et à dix-neuf ans, rejoint les Anglais pour enregistrer Phenomenon, un album rempli de tubes qui peut être considéré comme un des plus grands chefs-d’œuvre du hard-rock. Pourtant, il y a bien eu un UFO avant Schenker, dont le premier album paraît en 1970. 


Le son artisanal, qui n’empêcha le groupe de se faire repérer à l’époque, témoigne d’un combo à ses débuts, hésitant mais investi dans sa volonté de mettre en avant un hard-rock sans concession. Cette hésitation explique peut-être le besoin de s’appuyer sur des reprises, au nombre de trois, revisitées avec des guitares acides et incisives. On retrouve alors Eddie Cochran ("C’mon Everybody") dans une version pêchue et lourde, et Ellas McDaniel ("Who Do You Love") qui permet au groupe de faire traîner les choses en longueur, comme la tradition le veut avec ce titre (on pense à Quicksilver). Plus tendre, "Come Away Melinda" de Fred Hellerman, qu’Uriah Heep interpréta la même année, trouve ici sa version psychédélique. Le fait de se lancer avec de nombreuses reprises rappelle un peu les productions anglaises du milieu des années 1960 (Rolling Stones en tête) qui se concentraient sur des versions locales de succès US. 


Pourtant, UFO pouvait déjà prétendre à des lauriers pour ses talents de composition. L’instrumental "Unindentified Flying Object" pourrait figurer dans le prochain Tarentino avec son rythme de western et ses guitares saturées. Il envisage d’ailleurs leur second album dans son côté space-rock. Surtout, il essaye de contester (sans y arriver, certes) sa place de leader à Black Sabbath et autres gloires naissantes en délivrant des pièces hard-rock exceptionnelles. Par-dessus tout, il y a le démoniaque "Boogie" et son larsen, qui représente la quintessence de leur ambition esthétique. Du reste, la place accordée aux soli de guitare et leur exécution, ainsi que les rythmes souvent chaloupés, rendent la plupart des titres relativement efficaces. 


Très marqué par les années 1960, de la folie des Kinks ("Follow Your Home") au rock psychédélique ("Evil"), UFO offre un premier album de transition vers un hard-rock plus évolué. De plus, il pose déjà des jalons importants dans sa forme (sans claviers), ses sonorités (guitares, chorus, chant) à travers des compositions bien pensées. 


 

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