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Critique d'album

Tracer


Water for Thirsty Dogs


(24/07/2015 - - Stoner rock - Genre : Rock)
Produit par

1- Water for thirsty dogs / 2- We're only animals / 3- Us against the world / 4- Lazy / 5- Astronaut/Juggernaut / 6- Halfway to zero / 7- The machine / 8- Homeward bound / 9- Owe you nothing / 10- Tremors
Note de 3.5/5
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Note de 4.0/5 pour cet album
"La rage au ventre"
Fanny, le 11/08/2015
( mots)

 Après un Spaces in Between éclatant et un El Pistolero vite oublié, il nous tardait de savoir si le trio from the land down under en avait encore sous la pédale. Force est de constater que oui avec ce troisième opus, Water for Thirsty Dogs le bien nommé. Car cet album est un condensé de toute la rage au ventre qui faisait défaut à El Pistolero, trop consensuel .


 Le ton est donné dès la première piste,"Water for Thirsty Dogs" lourde et efficace, où la voix rocailleuse de Michael Brown se fait tantôt suave, tantôt nerveuse, au service d’un refrain simple et direct martelé comme pour accompagner les headbangs de l’auditeur ; un titre de scène, sans aucun doute.


 Les racines stoner du groupe sont présentes, et on retrouvera les QOTSA dans "We’re only animals", tant dans le riff que dans cette basse omniprésente, comme on retrouvera Chris Cornell dans les accents nasillards de Michael Brown et cette voix serrée lorsqu’elle grimpe dans les aigus. Le trio va parfois piocher dans un univers plus heavy grunge, et Alice in chains n’est pas loin lorsqu’on écoute "The Machine", un titre au rythme lent et aux sonorités métalliques, porté par des refrains scandés pouvant évoquer "Rooster" ; mais cette influence se révèle particulièrement sur "Lazy", par lequel le groupe lève l’étendard contre une génération amorphe et contemplatrice de la dérive de la société contemporaine – le premier qui osera mentionner "Toute la vie" le paiera très cher – au son très progressif, porté par de belles harmonies vocales.


 “You’ve already died, children of our time […] What’s it gonna take to wake you up, what’s it gonna take to set you up?”


Pour autant, les Tracer ne nous abandonnent pas à Seattle. L’énergie du groupe est solaire, loin de la noirceur introspective de Layne Staley ou Eddie Vedder. "Astronaut Juggernaut", première vidéo dévoilée par le trio, illustre cette subtile confrontation entre un héritage stoner apportant du corps et de l'amplitude au son des Tracer, et une énergie plus proche du heavy rock, par des paroles enlevées et une structure ascendante.


"Finally found what I've been looking for; Flying like an astronaut, loaded like a juggernaut, higher than I ever thought that I would ever be"


On retrouve ici une candeur, une liberté et un plaisir affiché – et partagé  – dans cet opus, là où El Pistolero souffrait d’une démarche et d’un projet trop construits. L’auditeur n’est pas en reste musicalement, car loin de se laisser aller à la simplicité, Michael Brown balance des solos bien sentis à tout-va, et parvient à éviter l’écueil d’une linéarité lassante, prouvant que la créativité est toujours présente.


En passant avec brio l'épreuve fatidique du troisième album, les Tracer s'inscrivent dans la durée et creusent le sillon d'un stoner australien ensoleillé, bourré d'énergie et sans prétention.    

Avis de première écoute
Note de 3.5/5
Du bon stoner à l'influence Soundgarden très très marquée (notamment le chant, au demeurant un peu faiblard dans les graves). Impossible pourtant de bouder son plaisir à l'écoute de cet album lourd et particulièrement efficace. C'est très bon et trop rare pour ne pas en redemander encore et encore. Sauf la pochette...
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Black Mountain


Destroyer


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Cela vous aura peut-être échappé, mais Black Mountain a discrètement rendu l’âme il y a de cela un peu plus de deux ans. Oh, rien d’aussi dramatique qu’un split avec tambours et trompettes, rien qu’un départ en catimini, celui du couple Amber Webber - Joshua Wells à qui l’on doit le sémillant projet alternatif Lightning Dust, dont on attend par là même un nouvel album très bientôt. Sans annonce, communiqué ni explications, alors que les canadiens venaient d’écoper de leur plus beau succès critique avec leur magnifique IV. Bien sûr, les choses sont loin d’être aussi simples, et la note accordée à ce Destroyer vient d’ailleurs démentir la sentence prononcée en début de paragraphe. Néanmoins, une page se tourne, et autant on oubliera sans doute assez facilement le cogneur Wells - remplacé poste pour poste par Adam Bulgasem, autant il sera bien plus ardu de faire abstraction du chant mystique de Webber qui nous laissera à jamais orphelins.

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