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Critique d'album

Timber Timbre


Hot Dreams


(01/04/2014 - Arts & Crafts - folk rock - Genre : Chanson / Folk)
Produit par

1- Beat the Drum Slowly / 2- Hot Dreams / 3- Curtains!? / 4- Bring Me Simple Men / 5- Resurrection Drive Part II / 6- Grand Canyon / 7- This Low Commotion / 8- The New Tomorrow / 9- Run from Me / 10- The Three Sisters
Note de 4/5
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Note de 4.0/5 pour cet album
"Un disque à la hauteur des trois années d'attente."
Steven Jezo-Vannier, le 09/05/2014
( mots)

Le groupe de folk-rock canadien est de retour cette année avec un très bel album, Hot Dreams. L'auditeur qui a aimé les deux dernières productions (Timber Timbre en 2009 et Creep On Creepin' On en 2011) appréciera de poursuivre l'exploration du monde étrange de Timber Timbre. Les amateurs du groupe ne maudiront pas les trois longues années d'attente, car Hot Dreams est à la hauteur de leur patience : subtils, soignés au possible, hors du temps. Pour ceux qui ne connaîtraient pas encore ce groupe venu de l'Ontario canadien créé en 2005, ce LP est une parfaite entrée en matière, une porte sur un monde que la découverte ne laisse que rarement indemne, en bien ou en mal.

Musicalement, Hot Dreams se tient à un carrefour d'influences américaines, où se rencontrent le blues sombre et gluant des marais de Louisiane, le vieux folk du Grand Ouest (“Grand Canyon”), la sophistication des producteurs angelenos des années soixante (“Run From Me”), la voix d'un Leonard Cohen incarnée par le chanteur Taylor Kirk, la pop baroque et stylisée (“This Low Commotion”), la modernité d'un rythme entêtant posé sur un style americana pénétré d'obscurité (“Curtains!?”), le minimalisme envahissant, prenant... Tout l'univers de Timber Timbre se trouve concentré dans le titre “Beat The Drum Slowly”, morceau d'ouverture qui attrape l'auditeur pour ne le relâcher que dix morceaux plus loin, après trois quarts d'heure d'écoute.

On écoute Hot Dreams comme on regarde un bon film. Un film qui aurait trouvé le savant mélange entre contemplation, action, suspense, romantisme et horreur. Chaque chanson est un tableau sonore sur lequel le violon de Mika Posen, la guitare de Simon Trottier, les claviers de Mathieu Charbonneau et la batterie d'Olivier Fairfield animent les pantins de l'imagination du leader Taylor Kirk. Il y a du rythme dans ce disque et une vraie construction scénaristique du tracklist. Le parallèle avec l'univers du cinéma n'est pas anodin, car le groupe a conçu l'album comme tel, fortement influencé par le travail qu'a produit Kirk dans l'écriture de la bande originale de The Last Exorcism Part II, film de 2013 réalisé par Ed Gass-Donnelly. À dire vrai, une bonne partie de l'album est constituée de rejets issus de la BO ou a été composée en parallèle de son écriture. “Curtains !?”, “Resurrection Drive Part II”, “The New Tomorrow” ou encore “The Three Sisters” s'écoutent véritablement comme une bande-son de film. Ainsi, cet album Hot Dreams contient peut-être autant d'influences musicales que cinématographiques. On y retrouve les cow-boys solitaires d'Ennio Morricone avec “Bring Me Simple Men”, “Grand Canyon” et “Beat The Drum Slowly”, des cow-boys plongés dans l'obscurité poétique et démente des contes de Tim Burton (“This Low Commotion”). Hot Dreams est finalement un nom surprenant pour cet album, car son contenu tient davantage du froid cauchemar que du rêve chaud. Pour autant, il ne sacrifie en rien le beau et l'esthétisme, preuve en est le succès naissant de l'album, qui a déjà su trouver son public et conquérir sa place dans les classements.

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Opeth


In Cauda Venenum


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De parangon du death-metal suédois à inclinaisons progressives, Opeth est passé en moins de dix ans à coqueluche du monde progressif tout court avec ses albums mélodiques et techniques typés 70’s. Gloire permise aussi par une esthétique affirmée ; il y a bel et bien un « son » Opeth qui est né depuis Heritage(comme il y a avait une identité claire dans la première période du groupe), et celui-ci n’est pas du tout renié dans ce nouvel opus tant attendu. En effet, In Cauda Venenum est dans la claire lignée des albums précédents, dont le dernier en date était le chef-d’œuvre Sorceress aux qualités exceptionnelles. 

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