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Critique d'album

Thork


Nula Jedan


(01/10/2007 - Pas de Label - Rock progressif folk - Genre : Rock)
Produit par

1- Ex-Slave / 2- Ici / 3- La Lumière / 4- J'aurais pu / 5- Dance Des Airs / 6- Au Ciel / 7- Revoir / 8- 01 / 9- Ces Rêves-Là
Note de 5/5
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Note de 3.5/5 pour cet album
"Entre dualité homme-machine et rock progressif folk, point de contradiction. "
Nicolas, le 20/12/2007
( mots)

S'il y a bien un domaine musical où les français ne font pas beaucoup de vagues, c'est bien celui du rock progressif, si l'on excepte le récent retour de Ange sur le devant de la scène. Il est vrai que le courant n'est pas particulièrement à la mode actuellement, mis à part certaines réussites anglaises comme Marillion ou Porcupine Tree. Cependant, ce mouvement est loin d'être mort dans l'hexagone, et Thork vient nous le prouver de façon claire avec la sortie de son troisième album, Nula Jedan.

Porté à bout de bras par son leader-chanteur-multiinstrumentiste-compositeur-arrangeur-mixeur Sébastien Fillion, Thork est passé maître dans le rock atmosphérique d'influences médiévales et celtes. En clair, un savant mélange musical alliant influences progressives floydiennes, couleurs exotiques semblant sorties de l'excellente bande originale composée par Brian Tyler pour la mini-série Children Of Dune (les fans savent de quoi il retourne) et sonorités folk rappelant furieusement des groupes de la fin des années 1970 comme Malicorne. Un univers riche, donc, et parfaitement cohérent : il se dégage de la musique de Sébastien Fillion un sentiment d'intemporalité et de plénitude assez saisissant.

Nula Jedan est un album autoproduit, certes, mais sa qualité de finition est remarquable. La musique de Thork regorge de sonorités subtiles finement entremêlées, où la richesse des instruments rivalise avec la remarquable intelligence du travail sur les percussions. Si l'album se veut une réflexion sur le rapport que l'homme entretient avec la machine ("Nula Jedan" signifie "Zéro Un" en serbe, métaphore du langage binaire), la musique qu'il distille brasse des univers beaucoup plus vastes, avec des textes parfois très mystiques. Mais le sens de la mélodie demeure, heureusement, et personne ne pourra rester insensible à la profondeur de "Ex-Slave", ou au refrain accrocheur de "Ici". Le summum est atteint sans conteste avec "Danse Des Airs", un morceau instrumental proprement impressionnant et maîtrisé de bout en bout.

Au chapitre des regrets, car il y en a, on pourra relever au fil des titres quelques longueurs pas forcément indispensables, notamment en fin d'album (je pense en particulier à "01"). Peut-être également que "Ex-Slave", pourtant très bon, aurait gagné à être amputé de quelques minutes dans sa partie médiane. A contrario, j'aurais bien aimé entendre un peu plus l'excellent refrain de "La Lumière" plutôt que son couplet peu inspiré et un peu trop rabâché. Et dans la rubrique des sujets qui fâchent, j'ai personnellement du mal à accrocher à un jeu vocal trop varié à mon goût, mais c'est évidemment très subjectif. Si le début de l'album est parfaitement servi par un registre plutôt grave, agréablement rehaussé par des choeurs féminins de toute beauté, la voix se fait moins pleine et moins affirmée sur "La Lumière", puis vire sur des aigus un peu artificiels dans "Au Ciel" et "Revoir", sans compter des bidouillages électro sur "J'aurais pu" et "Ces Rêves-Là". Mais une fois encore cela reste purement subjectif, et je suis certain que d'autres que moi adoreront cette variété de timbres et d'atmosphères qui se succèdent tout au long de l'album.

Dernière remarque, et non des moindres. Même si le rock progressif n'est pas des plus en vogue actuellement, il est proprement hallucinant qu'un disque de cette qualité n'arrive pas à trouver de label. En tous cas, n'hésitez pas à faire un détour par Nula Jedan si vous aimez les ambiances douces et que vous avez envie de vous évader un peu de votre quotidien : Thork saura parfaitement vous faire voyager dans son univers riche et fascinant. Pour le meilleur, bien entendu.

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Opeth


In Cauda Venenum


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De parangon du death-metal suédois à inclinaisons progressives, Opeth est passé en moins de dix ans à coqueluche du monde progressif tout court avec ses albums mélodiques et techniques typés 70’s. Gloire permise aussi par une esthétique affirmée ; il y a bel et bien un « son » Opeth qui est né depuis Heritage(comme il y a avait une identité claire dans la première période du groupe), et celui-ci n’est pas du tout renié dans ce nouvel opus tant attendu. En effet, In Cauda Venenum est dans la claire lignée des albums précédents, dont le dernier en date était le chef-d’œuvre Sorceress aux qualités exceptionnelles. 

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