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Critique d'album

The Nerves


One Way Ticket


(10/11/2008 - Alive Records - Power Pop - Genre : Pop Rock)
Produit par

1- One Way Ticket / 2- Paper Dolls / 3- Hanging On The Telephone / 4- When You Find Out / 5- Working Too Hard / 6- Gimme Some Time / 7- Walking Out Of Love / 8- Thing Of The Past / 9- It's Hot Outside / 10- Many Roads To Follow (demo) / 11- Are You Famous? (live) / 12- Why Am I Lonely? (live) / 13- You Won't Be Happy (live) / 14- Any Day Now (live) / 15- Letter To G. (live) / 16- Come Back And Stay (live) / 17- I Need Your Love (live) / 18- Stand Back And Take A Good Look (demo) / 19- Are You Famous? (demo) / 20- Letter To G. (demo)
Note de 4/5
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Note de 4.5/5 pour cet album
"L'indispensable anthologie de ces légendes de la power-pop seventies."
Maxime, le 16/05/2009
( mots)

Et si on déclarait Alive Recordings d’intérêt public ? On connaissait déjà le label américain dans son rôle de défricheur sur ce que le rock crasseux actuel peut offrir de meilleur, que ce soit le blues rock rustique (Radio Moscow, Buffalo Killers), la heavy soul musclée (Black Diamond Heavies) ou le binaire en mode désintégration numérique (SSM). Il faudra ajouter à leur arc un goût exquis en matière de réédition. Car là, autant le dire tout de suite, on touche à du lourd. A la vérité, ces Nerves étaient formidables. Formé au mitan des années 70, le trio était une dangereuse conjonction de talents. Jack Lee, Peter Case (futur The Beat) et Paul Collins (futur Plimsouls), trois furieux dézingueurs rock’n’roll doublés de songwriters d’exception, choisissent d’unir leurs forces. Fatalement, cette association ne pouvait produire que de l’excellent, ou au pire du très bon. Combo culte de la power pop seventies, The Nerves doit sa postérité au rôle avant-gardiste qu’il aurait joué sur le mouvement punk, alors sur le point d’exploser. A ce train-là, la liste des précurseurs va bientôt dépasser celle des punkers pure souche. Mais il est certain qu’ils eurent une influence notable sur la scène du CBGB, les Ramones notamment avec lesquels ils tournèrent, et surtout Blondie qui leur chipa leur "Hanging On The Telephone" pour en faire un tube sur leur album phare Parallel Lines. Les Californiens n’échappèrent pas à la malédiction pesant sur les gens de qualité arrivés trop tôt, et leur potentiel énorme n’eut d’égal que la brièveté de leur existence (deux ans en tout et pour tout) qui se solda par un EP mythique et une poignée de démos jusqu’ici introuvables.

One Way Ticket compile donc l’intégralité du répertoire famélique du groupe. Pas de graisse, que du muscle. On conseillera d’écouter cette anthologie en deux temps. D’abord les 9 premiers titres, seuls morceaux distribués officiellement à l’époque. La première écoute dresse un constat limpide : ces trois-là manient une écriture du feu de dieu. La vingtaine à peine passée, ils expédient avec une fougue et une classe inouïes d’impérissables classiques gorgés de mélodies sucrées à la Beatles badigeonnées de goudron garage, courant comme des dératés sur les charbons ardents d’un rock en passe de se durcir pour perdurer. Le tout se pare d’une urgence (le morceau le plus long affiche 2 minutes 30) qui n’en oublie pas l’élégance. Si "One Way Ticket" carbure à la pop sous speed, "Working Too Hard" se targue d’humeur soul en se vautrant sur un admirable édredon de chœurs acidulés. Sauf tout le respect que l’on doit à Debbie Harry et à ses sbires, on préfèrera la version originale de "Hanging On The Telephone", d’une formidable désinvolture. Ici chacun se livre à une redoutable partie de ping-pong créatif, Peter Case met en garde une femme infidèle sur des vrombissements rythmiques ("When You Find Out"), Jack Lee lui répond brillamment sur le mélancolique "Give Me Some Time", tandis que Paul Collins surenchérit en s’inspirant de la rugosité de l’un et de la suavité de l’autre pour clore le débat avec la raw pop définitive de "Walking Out Of Love". Il n’y a absolument rien à jeter là-dedans, c’est vif, racé, lumineux.

Une fois bien mordu à cette première brochette de pépites, on peut alors rentrer dans le fond du sujet en explorant les 11 outtakes restantes. Bénéficiant d’un son parfois très limite qui en dit long sur l’état des bandes qui les ont captées ("Many Roads To Follow"), elles apparaissent très nettement comme des titres de seconde zone en regard de leurs prédécesseurs. Mais on retrouve dans ces rebuts de qualité quelques déboulés bien sentis ("You Won’t Be Happy", "I Need Your Love") ainsi que des virages plus softs habilement négociés ("Stand Back And Take A Good Look", "Any Day Now") dissimulés derrière leur écrin rugueux. Après un tel shoot d’essentiel, considérer s’il faut investir ou non dans le dernier Von Bondies passe pour une vaste blague en ces temps de crise. Votre porte-monnaie crie famine ? Votre pouvoir d’achat est en berne ? Pas de problème, misez sur ces trois-là et vous pourrez vivre aisément de cette seule nourriture pour les 6 mois à venir. Le dénuement a cet avantage de permettre de se concentrer sur l’indispensable.

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