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Critique d'album

The Last Embrace


Aerial


(16/11/2009 - Longfellow Deeds - Metal progressif atmosphérique - Genre : Hard / Métal)
Produit par

1- Complete City / 2- Impending Dawn / 3- Among Them / 4- Into The Vortex / 5- Gravity / 6- Aerial / 7- Whirltime / 8- Alone / 9- Saffron's Theater / 10- Nomad Wave / 11- Playground / 12- Serotonine / 13- Precious Pond
Note de 4/5
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Note de 2.5/5 pour cet album
"Un nouvel album de métal atmosphérique qui contentera les fan du genre."
Pierre, le 07/12/2009
( mots)

Il y a des albums qui posent des cas de conscience. Aerial, le dernier The Last Embrace appartient à cette catégorie. Le groupe français pratique un métal atmosphérique mâtiné de rock progressif qui articule son propos autour d’une chanteuse "à voix". Ce parti pris ne laisse pas de marbre : les chanteuses dans le métal c’est un peu comme le cinéma de David Lynch, on adore ou on déteste. Ce serait pourtant oublier la profondeur apportée au genre par Anneke Van Giersbergen et The Gathering. Avec eux, le métal atmosphérique a, par le passé, atteint  son paroxysme. The Last Embrace se réclame de cet héritage. Dès lors, le travail du critique un brin bourru est de mettre de côté ses a priori pour s’ouvrir à l’album étonnant qu’est Aerial.

Aerial, ou la recherche de la juste mesure. A l’image de la voix, tantôt gracieuse, tantôt agaçante, le groupe navigue sur les rives de l’œuvre d’art sans jamais vraiment y accoster. A ce titre le chant offre son lot de regrets. S’il est très agréable lorsque Sandy appuie les mots avec douceur, sur "Impending Dawn", il perd toute crédibilité lorsqu’il gagne en amplitude. Ici réside une des grandes frustrations liées à l’écoute de cette galette de qualité. Car musicalement, le groupe est au point. Des claviers éthérés, une basse très progressive et des montées en puissance de toute beauté : de quoi passer un bel automne. On pense beaucoup à The Gathering, un peu trop parfois, notamment sur les morceaux les plus courts. Ceux-ci sont aussi les moins convaincants. Des pistes comme "Whirltime" ou "Alone" ont des arguments pour séduire, mais l’on sent que la créativité du groupe y est légèrement bridée.

The Last Embrace excelle avant tout lorsqu’il s’éloigne des grosses guitares pour nous emporter dans de gracieuses mélopées. Les six cordes sont d’ailleurs sous produites laissant tout le champ disponible à une basse granuleuse et à un jeu de batterie tout en douceur. C’est dans ces formats plus longs que le combo s’épanouit. Il prend un plaisir contagieux à construire des morceaux alambiqués où les notes s’évaporent et se répondent. Ainsi, les titres les plus envoûtants possèdent un feeling progressif poussé : "Into The Vortex", "Impending Dawn" et "Aerial" constituent de vraies pépites. Bien souvent, et cela constitue un bémol majeur, la voix de Sandy apparaît dans des passages où l’auditeur voudrait encore profiter de cette intimité avec les musiciens. Ce sentiment se voit confirmé à l’écoute des nombreux interludes instrumentaux : le groupe s’exprime mieux lorsque le chant se fait discret. "Among Them" ou "Saffron’s Theater", jolis moments de poésie, en sont la preuve.

En outre, une atmosphère profonde et reposante irradie cet album. La production y est pour beaucoup. Très inspirée, elle apporte un grain un peu daté rapprochant le son du groupe d’un Porcupine Tree des débuts et tranche avec les productions très froides du métal actuel. Il est très agréable de se laisser porter par ces sonorités organiques. A bien des égards, la démarche rappelle Watershed d’Opeth dans sa velléité de toucher du doigt les sonorités progressives des années 1970.

Foisonnant de bonnes idées (le sitar sur "Saffron’s Theater" et "Nomad Wave" est exploité avec brio), révélant des compositions à la pureté envoûtante, Aerial pêche néanmoins par un chant qui peine à convaincre l’auditeur. Cela est d’autant plus décevant que certains morceaux réussissent à nous transporter aux confins du rock progressif et du métal atmosphérique, là où il fait bon se promener les jours de grands vents. A réserver, donc, aux mélomanes et aux amateurs de chants féminins, ou à ceux qui cherchent simplement un peu de nourriture spirituelle avant de dormir.

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