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Critique d'album

The Allman Brothers Band


Idlewild South


(23/09/1970 - Capricorn - Rock sudiste - Genre : Rock)
Produit par Tom Dowd

1- Revival / 2- Don't Keep Me Wonderin' / 3- Midnight Rider / 4- In Memory Of Elizabeth Reed / 5- Hoochie Coochie Man / 6- Please Call Home / 7- Leave My Blues At Home
Note de 4/5
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Note de 4.5/5 pour cet album
"Second album des Allman, culte et essentiel pour ce qui est de l'avenir du rock sudiste"
François, le 03/06/2020
( mots)

A l’origine du rock sudiste, il y a certes le carrefour esthétique qu’est le Dixieland, entre country, blues, bluegrass, jazz, soul … Dans les eaux du Mississippi ont coulé bien des notes. Mais il y a un groupe pour l’incarner, avant tous les autres, The Allman Brothers Band. Ils battent en brèche les raccourcis rapides liant ce genre à des idées racistes par la simple présence d’un musicien afro-américain - Jai Johanny Johanson - aux percussions, et ils affirment également que le rock sudiste est loin d’être monolithique. Celui qui s’acclimate au style le sait : entre les sonorités hard-rock de Molly Hatchet et le country-rock du Marshall Tucker Band, il y a bien des nuances sur la palette musicale sudiste. Et l’éclectisme semble être le maître-mot des fondateurs, les frères Allman. 


Le groupe tire sa force de la présence de musiciens talentueux, les guitaristes Duane Allman et Dickey Betts en particulier, toujours cités dans le moindre classement, mais également de compositions particulièrement abouties et recherchées. Le goût pour une présence prononcée des chorus de guitare, inhérents au rock sudiste, est un trait essentiel de ce second album. Seulement, on est rarement dans le simple affichage de virtuosité : les morceaux sont toujours composés pour que les soli d’y intègrent naturellement. 


Issus du Vieux Sud, de Macon en Géorgie, ils rendent hommage à leurs racines et composent un rock teinté par tout un héritage musical. Cela passe par une reprise sublimée de "Hoochie Coochie Man" (Muddy Waters), véritable démonstration d’énergie et de virtuosité. Les Allman prennent le temps de revisiter complètement le blues pour lui apporter une force rock ou funk sans jamais le dénaturer. "Leave my Blues Alone" possède ainsi des traits de guitare funky, mais surtout un dialogue entre les deux six-cordes absolument bluffant (ils se permettent même d'être dissonants). De plus, les percussions, qui ne se limitent pas à la batterie, développent des rythmes complexes et des ponts qui entraînent le groupe vers le jazz. 


Références aux racines musicales donc, mais surtout création d’un son purement sudiste qui trouve enfin sa définition sur "Midnight Rider" par exemple. Tout y est, le chant, les claviers, les guitares, les ornements, les quelques éléments issus de la musique noire. Ce n’est pas un hasard si Rob Zombie l’a utilisé pour The Devil’s Reject, qui est autant un hommage au cinéma d’horreur qu’au sud profond. La slide-guitar et l’harmonica de "Don’t Keep Me Wonderin’", au feeling inégalable, viennent approfondir les caractéristiques instrumentales du genre. 


Mais la particularité des Allman Brothers est leur tendance à flirter avec le jazz, ce qui, par la suite, sera plutôt rare dans le rock sudiste. "In Memory of Elizabeth Reed" dévoile ainsi sept minutes d’un jazz-fusion tantôt lancinant et mélodieux, tantôt plus survolté, toujours joué avec talent et un sens aigu de phrasé. Amateurs de belles guitares, claviers et percussions en tout genre (congas …), ce titre est pour vous. Presque progressif, il connaît une version colossale dans le live At Fillmore East (un album culte). 


Le titre qui ouvre l’album, « Revival », résume toute la force d’Idlewild South en quelques minutes : sonorités blues, soul et country, guitares élégantes (c’est presque du Wishbone Ash avant l’heure parfois), section rythmique épatante … Les Allman Brothers deviennent ainsi les piliers de la grande écurie sudiste qu’est Capricorn, et se préparent à faire des démonstrations de force en live, captée sur deux albums tout aussi impressionnants (At Fillmore East et Eat a Peach). Les dernières avec Duane Allman, qui meurt en 1971 d’un accident de la route, non sans avoir participé à Layla and other Assorted Love Songs


 

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