↓ MENU
Accueil
Première écoute
Albums
Concerts
Cinéma
DVD
Livres
Dossiers
Interviews
Festivals
Actualités
Médias
Agenda concerts
Sorties d'albums
The Wall
Sélection
Photos
Webcasts
Chroniques § Dossiers § Infos § Bonus
X

Newsletter Albumrock


Restez informé des dernières publications, inscrivez-vous à notre newsletter bimensuelle.
Critique d'album

T-Rex


Born To Boogie


(17/05/2005 - Sanctuary - Glam-Rock - Genre : Rock)
Produit par

1- Intro / 2- Jeepster / 3- Baby Strange / 4- Electric Wind / 5- Tutti Fruitti (Elton, Ringo & T. Rex) / 6- Children Of The Revolution (Elton, Ringo & T. Rex) / 7- Look To The Left (Marc & Ringo) / 8- Spaceball Ricochet / 9- Some People Like To Rock (Marc & Ringo) / 10- Telegram Sam / 11- Some People Like To Roll (Marc & Ringo) / 12- Cosmic Dancer / 13- They've Come, Tis Said / 14- Tea Party Medley / 15- Union Hall (Poem) / 16- Hot Love / 17- Get It On / 18- Children Of The Revolution (Reprise) / 19- BBC Interview with Marc Bolan from late 1971 / 1- Rosko's Intro (Emperor Rosko) / 2- Cadillac / 3- Jeepster / 4- Baby Strange / 5- Spaceball Ricochet / 6- Girl / 7- Cosmic Dancer / 8- Telegram Sam / 9- Hot Love / 10- Get It On / 11- Just One More? (Emperor Rosko) / 12- Summertime Blues
Note de 4/5
Vous aussi, notez cet album ! (9 votes)
Consultez le barème de la colonne de droite et donnez votre note à cet album
Note de 4.5/5 pour cet album
"Un live dantesque, un double témoignage d'anthologie. Déjà collector."
Maxime, le 12/06/2005
( mots)

La récente sortie de l'excellent concert Born to Boogie (filmé par Ringo Starr, avec Elton John en guest star) en DVD et en CD permet de revenir sur l'un des groupes les plus importants de la planète pop, et on a tendance à l'oublier un peu trop : T-Rex. Pourtant, même aujourd'hui, son influence se fait sentir de l'Angleterre (Oasis plagie ouvertement "Get It On" dans "Cigarettes & Alcohol") aux Etats-Unis (certains riffs des White Stripes lorgnent vers l'héritage de Bolan). Si T-Rex est si important, voire vital, ce n'est pas tant grâce au genre qu'il a créé, le glam rock, mais surtout en raison de la sacrée collection de titres et d'albums qu'il a alignés dans la première partie des années 70 (aujourd'hui parfaitement rééditées avec moult bonus, miam !). Redisons-le, le glam rock ne veut rien dire. Un jour, Marc Bolan enfile un pantalon moulant, chausse des talons et se met des paillettes sur le visage avant de monter sur scène : le glam rock est né, sur des bases non pas musicales mais vestimentaires. Donc n'importe quoi est glam rock, du Manson relooké de Mechanical Animals à l'allure androgyne de Brian Molko. Vanité des étiquettes...

Mais il fallait un mot pour cerner, traduire ce nouveau son qui ravagea l'Angleterre puis le reste du monde (la France resta à la traîne, comme toujours) au début des années 70, alors que la scène pop était orpheline des Fab Four. Précisons qu'il y a deux périodes dans le groupe de Marc Bolan : la période Tyrannosaurus Rex, où sous forme de duo tendance hippie la formation délivre d'honnêtes ballades acoustiques couplées au derbouka et la période T-Rex. Là, Bolan branche le jus et plus rien ne sera jamais pareil. Après un premier album éponyme, c'est l'orgie avec ce chef d'oeuvre dantesque qu'est Electric Warrior (comment ça, vous l'avez pas ?) et ses tubes : "Jeepster", "Get It On", "Cosmic dancer"... Très rapidement, Bolan devient une superstar, ce qui lui fera dire "Nous avons accompli en un an ce que les Beatles ont mis quatre ans à réaliser". En 71-72, on nage en effet en pleine t-rexmania qui emporte tout dans son sillage. Tout le monde n'avait d'yeux que pour cette idole au visage doux, à l'air fier et aux cheveux bouclés qui faisait passer Bowie pour un petit minet blet. Oui, Bolan s'adorait. Il était tout à fait normal pour lui qu'il devienne une star. Gageons qu'il n'aurait jamais compris le spleen de Cobain. Seulement, contrairement à Lenny Kravitz ou Bono, il possédait un songwriting si impressionnant que ses titres échappent aux blessures du temps et aux dictatures des modes pour planer bien au-dessus de nos idoles actuelles.

Ce double album live bouillant en est la preuve supplémentaire et constitue la porte d'entrée idéale vers l'univers de T-Rex, bien mieux qu'un simple best of. Le son, tout d'abord, est parfait. Concocté par Tony Visconti, producteur et véritable bras droit de Boland, qui incarnait le Georges Martin des années 70. Sans fioriture et percutant, à peine modifié (juste au niveau des choeurs), il nous prend direct aux tripes et aux lèvres qui ne pourront que répéter à l'envi des chansons qui s'impriment directement dans le cortex cérébral. Nous sommes ici en 1972, et la t-rexmania est à son zénith. Bolan est plus haut que tout, il ne connaît pas d'égal. Gonflé d'amphet et d'ego, il livre ici l'une de ses meilleures performances. Tout y est : les tubes, l'insolence, la voix aiguë et chevrotante, la splendeur des chansons, l'évidence des riffs, la chaleur de la batterie. On en pleurerait tellement le bonheur rock s'y trouve à l'état brut, non trafiqué et coupé. On se maudit de ne pas avoir eu vingt ans en 1972, de ne pas avoir vu ce groupe de ses yeux, de ne pas avoir bu ce son de ses propres oreilles.

Born to Boogie reste cependant un efficace et indispensable palliatif. Impossible de rester de marbre face à une telle accumulation de merveilles. Le profane y trouvera là le kit du parfait futur fan, et l'initié se repaîtra d'un concert dont il avait tant attendu une réédition sérieuse. A noter une version DVD elle aussi remarquable, riche en bonus et avec une qualité d'image et de son renversante. Le live de l'année n'a pas lieu sur scène mais sur nos platines.

Commentaires
Soyez le premier à réagir à cette publication !
Soutenez Albumrock

Nous avons besoin de vous pour garder notre indépendance !


Publicité
Barème
Sans intérêt
Raté
Très faible
Décevant
Moyen
Bon album
Très bon album
Coup de coeur
Excellent
Culte
Album de la semaine

Black Mountain


Destroyer


"

Cela vous aura peut-être échappé, mais Black Mountain a discrètement rendu l’âme il y a de cela un peu plus de deux ans. Oh, rien d’aussi dramatique qu’un split avec tambours et trompettes, rien qu’un départ en catimini, celui du couple Amber Webber - Joshua Wells à qui l’on doit le sémillant projet alternatif Lightning Dust, dont on attend par là même un nouvel album très bientôt. Sans annonce, communiqué ni explications, alors que les canadiens venaient d’écoper de leur plus beau succès critique avec leur magnifique IV. Bien sûr, les choses sont loin d’être aussi simples, et la note accordée à ce Destroyer vient d’ailleurs démentir la sentence prononcée en début de paragraphe. Néanmoins, une page se tourne, et autant on oubliera sans doute assez facilement le cogneur Wells - remplacé poste pour poste par Adam Bulgasem, autant il sera bien plus ardu de faire abstraction du chant mystique de Webber qui nous laissera à jamais orphelins.

"
À lire également