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Critique d'album

Sir Lord Baltimore


Kingdom Come


(00/12/1970 - Mercury - Hard Rock / Progressif - Genre : Hard / Métal)
Produit par

1- Master Heartache / 2- Hard Rain Fallin' / 3- Lady Of Fire / 4- Lake Isle Of Innersfree / 5- Pumped Up / 6- Kingdom Come / 7- I Got A Woman / 8- Hell Hound / 9- Helium Head (I Got A Love) / 10- Ain't Got Hung On You
Note de 4/5
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Note de 3.5/5 pour cet album
"Sir Lord Baltimore, où les origines méconnues du heavy 1970's"
François, le 02/10/2020
( mots)

Au début des années 1970, la scène hard-rock américaine n’égale pas son équivalente britannique en termes de qualité comme de quantité. Quelques groupes seulement émergent dans ce genre en lui donnant une forte tonalité locale (Grand Funk Railroad) et souvent en conservant les restes du psychédélisme déclinant (Josefus). Mais pour qui sait chercher, de mystérieuses formations offrent des moments intenses : retour sur Sir Lord Baltimore. 


Formé à Brooklyn en 1968 par Louis Dambra (guitare), Gary Justin (basse) et John Garner (chant et batterie), Sir Lord Baltimore produisit deux albums entre 1970 et 1971, sa carrière se concluant en 1976. Soutenu par Eddie Kramer, ils eurent quelques belles opportunités scéniques sans jamais réellement percer, malgré une musique assez novatrice et souvent ambitieuse pour l’époque, surtout aux Etats-Unis. Kingdom Come, qui paraît en décembre 1970, est leur premier album. 


En effet, s’il y a toujours des débats sur la naissance du Metal, sur les nuances entre Hard-rock et Heavy-metal, et Sir Lord Baltimore, comme Black Sabbath – toutes proportions gardées – font partie des groupes qui nourrissent ces interrogations. A bien des égards, leur musique se montre avant-gardiste en termes de saturation, de construction des riffs et des morceaux, si bien que les amateurs de Metal et de stoner en particulier y trouveront un ancêtre surprenant. 


Le groupe entame ainsi les hostilités avec le très lourd et efficace "Master Heartache", qui multiplie les riffs tous aussi bien trouvés les uns que les autres (le pont est terrible) ainsi que les fioritures saturées à la guitare. Une production parfois un peu abrupte accentue la sensation de rouleau-compresseur à l’écoute de l’album, alors que les effets (autant sur les guitares que sur la voix – "Hard Rain Fallin’") avaient déjà apporté leur pierre à l’édifice. Garner, complètement possédé, se hisse parmi les meilleurs interprètes (au niveau de l’incarnation plus que pour la qualité intrinsèque de sa voix) à ce poste pour ce qui est du début de la décennie : écoutez sa fougue sur "Lady of Fire", qui clôt une succession de trois titres d’une énergie redoutable. 


Mais attention, Sir Lord Baltimore est un groupe plus subtil qu’il n’y paraît, bien avant son tournant plus progressif sur leur second album. Croisant Yeats sur "Lake Isle of Innersfree", il propose un soupçon de romantisme avec des clavecins enjoués et envoutants, pour un moment de respiration et de calme avant le retour de la tempête musicale dans laquelle le hollandais-volant de la pochette semble s'engloutir. De même, "Kingdom Come", dans un tout autre registre est également plus complexe. Les guitares, acides et incisives, sont un contrepoids agressif aux parties chantées plus aériennes, tandis qu’on a le droit à un chorus exaltant quoique parfois maladroit. Une pièce que l’on s’empresse de conseiller. 


Des moments plus denses qui permettent de diversifier les plaisirs face aux très bons titres plein de groove et de puissance comme la reprise de Ray Charles "I Got a Woman", "Hellhound", ou le funky "Ain’t Got Hung on You". Des compositions solides qui permettent au groupe d’assurer en 1971 la première partie de Black Sabbath. 


Ecrire l’histoire du hard-rock naissant au début de la décennie nécessite d’avoir une vue d’ensemble de cette scène sans se limiter aux monstres sacrés : Sir Lord Baltimore fait partie des noms importants quoiqu’oubliés qui ont permis cette émergence. Il ne vous reste qu’à les découvrir.   


 

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